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Tome septieme. [PRO - TE.]
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lebres parmi eux. A cette fête ils allumoientde grandsfeux pendant la nuit, & faisoient des festins autour &des danses. Les Arabes f appellent Lailoth alromond >la nuit des feux. D’Herbelot , au mot Fars.

-SEDENT A. Terme de Coutume de Béarn, qui fe ditdans cette, phrase, pollellìon J edenta. C'est la polies-sion d’un immeuble, & d’un fonds qui aune assiette,à la différence des meubles qui fe transportent d’anlieu à un autre. De LauriÈre.

SÉDENTAIRE, adj. de t. g. Qui demeure ordinai-rement astis ; òc^par extension, celui qui demeure ren-fermé chez lui , ,qui fe tient presque toujours chezlui. Sedentarius s domi ajjlduus . Cet homme est tropsédentaire , il ne fait pas allez d exercice. Les gens delettres font ordinairement trop sédentaires. Mener unevie sédentaire. Exercer un emploi sédentaire.

(sT Sédentaire , signifie aussi fixe, attaché au mêmelieu ; &c dans cette acception il fe dit des Parlemenspar opposition à ambulatoire. Le Parlement est main-tenant sédentaire } au lieu qu’autrefois il étoit ambu-latoire. Philippe de Valois rendit le Parlement tout-à-íait sédentaire à Paris, régla le nombre des Conseil-lers ,■ & ordonna qu’ils travaillcroient toute Tannée.L’AbbÉ de Choisr

isT M. de Fontenelle a dit de la Botanique. La Botani-que n’est pas une science sédentaire Sc parclleufe, quife puilfe acquérir dans le repos du cabinet : elle veutque Ton courre les montagnes, &c. Les seuls livresqui peuvent nous instruire à fond fur cette matière ,ont été jetés au hasard fur toute la futface de la terre,& il faut íe résoudre à la fatigue & au péril de leschercher & amastèr.

SEDER OLAM. f. m. Ce font deux mots Hébreux quifont le titre de deux livres Hébreux qui font des Chro-nologies. Chronicon 3 Chronologia 3 Ordo mundi. Carces deux mots signifient Tordre du monde. Ils font tousdeux fort courts. Il y en a pourtant un plus grandque Tautre. C’est pour cela qu’il s’appelle Seder OlamRabba 3 c’est à-dire, le grand Seder Olam } & TautreSeder Olam Zuta, c’est-à-dire, le petit Seder Olam }ou la petite Chronique. Le grand Seder Olam com-mence à la création du monde, Sc va jufqu’à la guerredu faux Mestìe Bar Cochbah, fous Adrien, ji ansaprès la destruction du Temple de Jérusalem , & parconséquent jufqu’à Tan.de J. C. 122. Tout presqueest tiré de TÉcriture, excepté la fin. Cette Chronolo-gie est de R. José , fils de Hhelpeta, ou Hhilpera deTlippora, qui vivoit au deuxième siécle, vers Tan130, & qui fut le maître du fameux R. Juda Hakka-dofch, le Compilateur de la Mifchne.

Le Seder Olam Zuta , est un abrégé de Tautre, con-tinué jufqu’à Mar Sutra, qui vivoit 432 ans après ladestruction du Temple, c’est-à-dire, vers Tan 522 deJ. C. On n’en connoît pas TA tueur. Le P. Morin, dé-terminé à diminuer Tantiquité des principaux livresdes Juifs , prétend qu’il a été écrit vers Tan 1 r 24 deJ. C. Cela est dit au commencement de ce livre: maisDavid Gantz a fort bien réfuté ce sentiment dans sonTfemahh David ; i° , parce que certe Chronique necontinue que jufqu’à Mar Sutra; 2 0 , parce qu’aprèscela il n’ajoure que huit générations, qui ne peuventcertainement faire 602 ans, comme il le faudroit pourque le livre allât jufqu’en 1124. Enfin parce que l’Au-teur n’y parle d’aucun Ecrivain du X, XI & XII e siè-cle. Ainsi ce qui fe lit au commencement est une in-terpolation, une addition postiche. Ces Chronologiesfurent imprimées à Mantoue en 1314 , /«-4°. A Bâlechez Froben , en 1 y8o , in- 8°. A Venise, en 1 345 ,ïn-ss. chez Justiniani. Génébrard les traduisit, Sc lesfit imprimer à Paris avec fa Traduction Latine, in-11.On en sic une édition en Hollande, à Amsterdam, en1711. Voye\ la Bibliothèque Rabbinique de Batto-locci, & la Bibliothèque Hébraïque de Volphius, n.848 , pag. 4Q2 & suiy.

SEDIMENT, f. m. Terme de Médecine , qui fe dit dela lie, ou de la partie crade, ou épaisse des humeurs,qui étant reposée , tombe au fond du vaisseau. C’est' la même choie qu’hypoflase. Voyez ce mot. Le sédi-ment de T urine, le sédiment des humeurs, donnent

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la connoìffance des maladies. M. Wodward prétendqu’au déluge, tout le globe terrestre ayant été distouspar les eaux, Sc absolument détruit, il íe sonna uneterre nouvelle parfaitement sphérique Sc fans inéga-lité , composée des diveríes couches que produis 11 s?sédiment terreux en s’affaisfant peu à peu.

Ce mot vient du latin sedimentum 3 que MathaUSSylvaticus dérive à diuturna sede.

SÉDITIEUSEMENT. adv. D’une manière séditieuse-Sedititíosé 3 tumultuose. Les Tribuns du peuple aRome souvent le haranguoient séditieusement.séditieusement. s ,

|KF SÉDITIEUX, EUS.E. adj. Qui a part à une sédi-tion. Seditiosus. Les citoyens séditieux comu lUC1toutes fortes de cruautés.

ÇsT Séditieux , enclin à la sédition. Turbator 3 ^

dus 3 turbulentus. Esprit séditieux. Le peuple , dales Républiques, est A\nà\nàut séditieux. ^

Séditieux, qui tend à exciter une sédition. A* eblée, harangue séditieuse. Répandre des libelles .r®tieux. Tenir des discours, des propos séditie' u}C ‘ditiosa disserere.

$CF Ce mot est aussi substantif. Les séditieux fon c 01 ^traitement gens de la lie du peuple qui n’ont nenperdre. Les séditieux fe font attroupés. On a cachevérité au fond d’un puits comme une séditieuse.

$ 3 * SÉDITION, f. f. Emotion populaire, foulcveu 1 ^contre Tautorité légitime. Seditio. On a puni l es 3 ■teurs de la sédition. On n’a point vu de seditio’ l > 8n’ait été funeste à ses auteurs. La jédition fe p lC11 ‘sèment pour un effet de l’amour de la liberté. S- L ^O11 dit, exciter, émouvoir une sédition. Alh 1111<:1sédition. Appaiser, étouffer la sédition. a

Sédition , le dit aussi des troubles , des divisio"* 7^arrivent dans les sociétés particulières, & des cos ^des passions. Seditio } tumultus. C’est une esp cce ^sédition dans une société , que de s’élever con 0 *fentimens qui y font établis. Nie.

Et quoique le dehors soit sans émotion 3Le dedans n ejl que trouble & que sédition-

tfT SEDL 1 TZ. Village de Bohême, à deux nu

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Tœplitz, assez connu par ses eaux minérales > j eS

vertes en 1724. Elles sont chargées d’un sdrend très-purgatives. On les transporte fort lo‘ nqu’elles perdent rien de leur qualité. P Je

SÈDRE. f. m. Terme de Relation. Souverain P° nt ' (/ jla Secte d’Ali chez les Perses. Pontifex maxifss f#Persas. C’est le Roi de Perse qui nomme lc ,

il confère ordinairement cette dignité à son % cn r' £ stou à son plus proche parent. La juridiction du fs’étend fur tous les biens destinés à des œuvre* P ^fur les Mosquées , les Sépulcres , les Hôpit- lU * ^Collèges, les Monastères : il dispose de toits le ^plcis Ecclésiastiques ì S< il nomme les Supét ieU ^3Monastères. Ses décisions fur la Religion f 011t ’ facomme autant d’oracles infaillibles : il jugf c - v jje.maison, sans appel, tous les procès en matiet e ^Il est fans contredit la seconde personne de 1 Q 1 ? U )areste cette dignité n’est point un état, & lc fé"quitte quelquefois pour en prendre une pure 111 . jjculière. L’autorité du Sèdre est balancée pat’ Ç ,Moudtehitehid, c’est-à-dire, du premier ^ e0 sÇiiddu Royaume. Le Sèdre envoye des c fatf eí

les Collèges,récompenser les bons écoliers, #ceux dont on est mécontent. > , u j {t'

A 3 SÉDUCTEUR, TRICE. f. Celui ou celle q. ^duit. Relativement à la doctrine, c’est ce ^ al <\ 5 NÉploie Tartifice pour faire tomber quelqu’un 3 ^ Ja»reur, en lui inspirant de méchantes opinion*) m//insinuant de médians dogmes. Corruptor , cos t r JeSen style de Bible , seduclor. Mahomet a eteplus grands séducteurs. . eI npl £>ie

$ 3 * Relativement aux moeurs, c’est celui q 1 ’ 1 e ?Tartifice pour corrompre les mœurs de qucN ^j n s'abusant de son ignorance ou de fa foibleste-ducleur de jeunes gens est une peste publiquetrice de femmes , de filles.