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Tome septieme. [PRO - TE.]
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SEN

^ ?" ■P at ^ ant des choses dont quelqu’un est le plus tou-che , on dit que c’est ion endroit sensble.

^ On l’a dit autrefois substantivement. C’est son sen-Jìbìe. V ous le prenez par son sensible .

. Tar son sensible, un cœur ejl-il touché?íc voilà pris. Bens.

SENSIBLEMENT, adv. D’une manière sensible &perceptible. La rivière croît sensiblement. Apertè 3 ma-mfe/le j manijeftò.

Sensiblement , signifie austì d’une manière sensiblej qui affecte le cœur. II a été sensiblement touché dea T mon: 4 e son fils, de la perte de son procès,h signifie quelquefois, quant au sens , ou à la sen—ibrlité de lame & de ses puistances , quant au senti-luent ; ct il est opposé à réellement , effectivement,

, u a totalement. Quoad sensum. J. C. ( dans le Jar-■n de Getsémani ) se íoumet au bon plaisir de sonex s > & il s’y soumet dans un temps où ce Pcre même,qu d veut glorifier par fa soumission, s’est retiré senfi-stnent de lui, & paroît Lavoir abandonné. Bourd.xhort. I , p, 388 . Dieu se retire quelquefois , aban-onne quelquefois sensiblement, les âmes íaintes poure . s . e P r °uver ; c’est-à-dire, qu’il leur ôte le goût, leP ailir sensible, le sentiment de la dévotion , ct lesabandonne à la tristesse & au dégoût, quoiqu’il soitSF\Ter° Urs av . ec elles par la grâce.

P í. f. pi. C’est le nom que l’on donne en

tance, aux galères ordinaires, à la différence des plusl^rostes appelées extraordinaires.

P SENSITIF, IVE. adj. Terme didactique. Qui a laacuité de sentir, de recevoir les impressions des ob-l etS ) par le moyen des sons. Sensàs compos , parti-es, Le propre des animaux est d’être sensitifs. L’ame,a faculté fensúve. Les Philosophes divisent I’appétitgpv^/îíi/ en concupjscible & irascible. Foye^ ces mots.jITIVE. f. f. Plante qui poulie une seule tige prin-ipale à la hauteur d un pied & demi, mais qui sc di-ne proche de la terre en plusieurs rameaux, ligneuse,j 1 ante, revêtue de même que ses rameaux, de feuil-U S onguettes, polies, étroites, rangées par paires fur£.««* > qui le rapprochent l une de l’autre quandcom es touche, ct qui s’écartenc ensuite, à-peu-pièsl'avo^ F Juillets d un livre, que l’on ouvre aprèsdieu? erm ^ H s’élèvc du milieu de fa racine des pé-det ^ A U1 soutiennent chacun une fleur faite en go-fo ■ 4 Incaill ate , agréable à la vue , pouffant de Ionla fl UllC bouffe d’étamines, & un pistil, lequel quandeur est passée, devient une silique qui renferme leP us louvenc quelques semences oblongues & plates,aract lle p et j ce> £ n lati u Mimosa } seu frutex sen-p l i S ' P* Tournbf. Il y a plusieurs autres espèces deJ en stives. Cette forte de plante a été appelée ainsi ,P as ce que ses feuilles se retirent quand on les couche,e mrte qu’il semble qu’elles ayent du sentiment. Lessciens les appointent plantet aschynomena ; les Mo-ei 'ues les nomment planta viva , sensitiva , ou mi-La "foqué, près de Panama, dans l’isthme deuaérique , il y a des champs couverts de l’herbeç^onamée sensitive.

ans fes montagnes de la province d’Achalaque, au^oyaume d’Apalache, on trouve une espèce de sensi-É Ve . c fingulière. Elle n’a point d autre graine queç m racane , qui a la figure d’un gros oignon de lis, d’oùp e .,P ou h e un buisson touffu, composé de plusieursgl 1 longues ct étroites , telles que les feuilles duj yeul, excepté qu’elles font hérissées de tous côtés

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e Petites pointes fort piquantes. Du milieu de cetr mas de feuilles qui font d’un vert d’émeraude, s’é-4ì Ve Un tuyau gros comme le pouce, qui, julqu’auxP us ardentes chaleurs de l’été, est chargé d’une fleurì Ut que, dont l’odeur est agréable, & qui, étant épa-ule, est Un peu plus large que les plus grandes pom-es. g es f £u jjj es , st e couleur de pourpre, font parlé-mg Cs plusieurs pointes jaunes qui paroissent com-d e ^ utant d’étoiles, & du milieu il fort une espèce■ j ° c hette aussi diversifiée de couleurs que l’arc-en-. e • Au milieu de cette coupe on voir un fruit très-gros comme une cerise, fans noyau, délicat

Vermeil

Tome FII,

au goût, & dont les oiseaux font fort friands. Cettefleur le tourne toujours vers le soleil, se senne lors-*qu’il íe couche, ct s’épanouit quand il le lève. Si oïlla touche, & que l’on applique la main lur ses feuillesou lur ses fleurs, particulièrement fur le fruit, aussi-tôt toutes ses feuilles se replient, le recroquevillent,

& la plante reste lans vigueur & perd toute la beauté.SENSORIUM commune t ou Siège du sentiment. C’estcette partie qui reçoit les impressions des objets sensi-bles , qui lui font apportées par les nerfs de chaqueorgane des sens, & qui est par conséquent la causeimmédiate de la perception. C’est là qu’on supposeque l’ame réside particulièrement. Wallis attribue cettefonction aux corps cannelés d u cerveau, & Delcartes,à la glande pinéale.

SENSUALITÉ, s. f. Penchant, attachement aux plaisirssensuels & corporels. Sensualitas. Vivre, boire, man-ger avec sensualité. Les dévots ambitieux entretien-nent leur sensualité, fous le prétexte que la gloire deDieu est attachée à leur conservation. Vint.

SENSUEL, ELLE. adj. Qui est attaché aux plaisirs dessens, à la matière. Voluptuarius , voluptati deditus ,sensualis j pronus insenj'ualia. Les sensuels s’attachentgrossièrement à ce qu’il y a de plus naturel. S. Evr»L’homme charnel & sensuel ne goûte point les chosesqui concernent la Divinité. Les libertins meneur unevie brutale & sensuelle. Il y a des dévots sensuels quisuivent une voie douce & commode, & qui n’aimencqu’eux-mêmes, en croyant aimer Dieu. Dis c. d’Él.Sensuel, se met aussi substantivement. Les sensuels sesvoluptueux. Acad. Fr.

SENSUELLEMENT. adv. D’une manière sensuelle, quiest attachée aux plaisirs des sens. Libidinose. On a re-proché aux Epicuriens, ( peut-être à tort ) qu’ils vi-voient trop sensuellement.

SENTA, ou SENTE. f. f. Terme de Mythologie. Nomd’une Déesse des Romains. Senta. C’est la même quela bonne Déesse dont nous avons parlé, ou Fatua , ctFauna ou Faune. Foye\ ces mots.

SENTE. f. f. Petit chemin au travers des terres , deschamps, des bois: la même chose que sentier.Voyez,ce mot. On appelle sente larronesse, une petite sentedérobée, par le moyen de laquelle on abrégé la lon-gueur de la route.

SENTELÉE. f. f. Vieux mot. Petit chemin large. Semi-ta lata.

SENTELET. f. m. Vieux mot. Petit sentier. Borel.

Parva semita.

SENTENCE, f. f. Parole qui porte Un grand sens, unebelle moralité : apophthegme ; maxime qui contientquelque vérité morale, sentiment utile pour la con-duite de la vie , exprimé en peu de mots -Sententia ,judicium grave argutumque diclum Les proverbes deSalomon font autant Áesentences.

Vous voyez dans Sénèque des choses coupées qui ontl’air ct le tour des sentences , & qui n’en ont ni la so-lidité , ni le bon sens. S. Evr. Les sentences font lesproverbes des honnêtes gens, comme les proverbessenties sentences du peuple. Bouh. Les sentences quel’on mêle dans 1 histoire pour réveiller le lecteur, doi-vent être délicates : si elles sent communes, elles nepiquent plus. Bouh. Dans le style historique les sen-tences ne doivent être ni trop fréquentes ni trop dé-tachées. Abl. Il faut se servir rarement de sentencesdans la conversation : il vaut mieux se communiquerplus humainement. Les gens du commun en sont char-més ; mais les honnêtes gens ne les peuvent souffrir.Le C. de M. Les sentences rendent le Poème plusutile ; elles ont aussi je ne far quel éclat qui plaît. LeP. le B. Mais le grand nombre de sentences rend lePocme trop sérieux, & lui donne une gravité trop dog-matique. Lycosthène a fait un recueil des sentencesdes Anciens, en forme de lieux communs. Ón appelleen Théologie, Pierre Lombard , le Maître des sen-tences , parce qu’il a fait un traité théologique inti-tulé le Livre des Sentences.

gCF On dit d’un homme qui affecte de dire des maximes,des moralités générales qu’il ne parle que par senten-ces. Sententiose loqui.

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