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Sentence, se dit en Jurisprudence d’un jugement quiest rendu sur quelque différent par des Juges infé-rieurs, Sc dont on peur appeler. Sententia Judicis ,Judicium. Une Sentence provisoire, interlocutoire ,definitive, par défaut , ou contradictoire. Sentencede mort , d’abíolution -, sentence de récréance , sen-tence d’ordre, ^adjudication; une Jentence arbitrale.Les sentences font exécutoires, nonobstant l’appcl,cn donnant caution. C’est au Juge supérieur à infir-mer , ou confirmer la sentence. U a acquiescé à la sen-tence. Il s’est pourvu contre la sentence. 11 y a auffides sentences en dernier restort, lorsqu’elles font ren-dues présidialement fur des cas prévôtaux, ou au premier Sc second chef de l’Edit des Présidiaux.Sentence Préfidiale , est celle qui est rendue en der-nier restort, c’est-à-dire, sans appel Ôc au premier chefde l’Edit des Présidiaux.
$3* Pour marquer qu’onne s’entient pas au jugement,à la décision de quelqu’un, on dit qu’on appelle deía sentence.
K3° En parlant des Juridictions Ecclésiastiques le motde sentence s’applique aux jugemens rendus parl’E-vêque, par l’Archevêque ou par le Primat, parce quel’appel est toujours recevable, à moins qu’il n’y aittrois sentences conformes. Tres sententia uniformes ,conformes. Dans la Juridiction Ecclésiastique, il estpermis d’appeler trois fois : ainsi il faut trois j'entenccs conformes avant que les sentences des Juges d’E-glisc ayent force de chose jugée. Le premier degré deJuridiction , c’est l’Ostícialitc de l'Evêque: l’appel íeporte au Métropolitain, Sc du Métropolitain au Pri-mat, ou au Pape immédiatement: si l’appel du Mé-tropolitain , va au Pape, le Pape est obligé de délé-guer des Juges in partibus : Sc alors si les trois sen-tences rendues dans ces trois degrés de Juridictionfont conformes, il n’y a plus d’appel. Mais si l’une deces sentences casse l’autre, il faut demander d’autresJuges au Pape pour obtenir une cyuxûzmzsentence >Sc quelquefois jusqu’à la sixième ou septième, & tantqu’il n’y en a pas trois conformes. Ces differens de-grés de Juridiction font onéreux aux particuliers, ôcpréjudiciables au bien public. Car souvent l’on aimemieux tolérer les désordres, que d’être obligé d’elsuyertant de sentences , & de poursuivre si long temps laconviction d’un Prêtre vicieux. C’est pourquoi l’on aautrefois demandé au Pape l’abolition de cet abus ; enforte qu’il ne fût plus permis d’appeler au-dèlà dudeuxième ou troisième degré de Juridiction. Voyer;Juridiction.
Sentenced’excommunication. Sententia excommu-nicationis Terme d'Egliíe. C’est la fecondepartie d’unMonitoire. On dit austì, Sentence d’Anathème. Eveil-lon. Voyer; ces mots.
En parlant de quelques Tribunaux étrangers , onappelle sentences , tons les jugemens qui y font ren-dus. Ainsi l’on dit, les sentences de la Rote. VoyezRote.
Sentence, fe dit auffi du jugement final Sc universel.Judicium generale ultimum. Le pécheur tremblera lejour de la résurrection, quand il sera prêt d’oiiir prononcer sa sentence de condamnation.
On dit proverbialement, de fou Juge courte sen-tence. A ftulto Judice brevis sententia.
SENTENCIER. v. a. Condamner, donner une sentencecontre quelqu’un. Il n est d’ufege qu’en matière crimi-nelle, particulièrement au participe & dans les tempsqui en font formés. Notare , damnare , condemnare.
Ce pauvre criminel a été sentencié aujourd'hui, il aété jugé. Comment Bridoie sentencioit au fort desdés. Rabelais. Un Prêtre Jentencie\ c’est-à-dire, noté& condamné.
SENTENCIEUSEMENT, adv. En termes sentencieux.Sententiose. Il ne fur rien perdre de cc que dir cegrand homme, il parle lou)ouxs sentencieusement.
SENTENCIEUX, EUSE. adj. fí3* Qui s’applique éga-lement au discours Sc aux personnes. Diícours sen-tencieux , qui contient des sentences , des moralitésgénérales. Homme, Ecrivain sentencieux , qui s’ex-plique ordinairement p&tsentences. Sententiosus ysen- ,
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tendis frequens. Ne prenez point un ton sentencieux ■cette allure grave & sérieuse ne sied point en conyei'fanon. Le Cií de M. La plupart des proverbes Espa-gnols font sentencieux. Le style de Tacite est/èattacieux. Le Vassor. * •
SENTENE. f. f ferme de commerce de fil. C’est‘ endroit par où l’on commence à dévider un ec ^ c è.‘ I | U ^Ce qui fait \z.sentene ? lont les deux bouts déni ieensemble & tortillés fur l'écheveau. .
SENTENTE. Vieux mot qui fe trouve dans quelqu»anciens Auteurs, pour lon entente. Ovide MI.
Fox efl qui semente y a mise. Boree.
§3“ SENTEUR. f f Odeur, ce qui frappe l’organc <kl’odorat .Odor. Voyez Odeur , Odorat.B onnevaise senteur. La rose a une senteur, agréable. La mreuse a une senteur rrop forte, pour dire, uneosl§3* On emploie presque par-tout ces deux roots come parfaitement synonymes. Mais je ne íauroisun 6^net qu’il y ait des roots qui le soient dans toutegueur d’une parfaite restcmblance , enloite que I eloir auffi uniforme entre eux que l’est la faveur cles gouttes d’eau d’une même source. Ne p ° al! , <on pas regarder le mot A’odeur comme un ternie gtique qui fe prendrait en bonne Sc en mauvaise P-Bonne odeur , mauvaise odeur ; Sc celui àej erlcomme restreint à signifiée uniquement une oagréable ? J e
$3* Ce qui me confirme dans cette idée , c’est fi" ,mot de senteur pris absolument, & au pluriel detoujours une odeur agréable, un parfum , une ,position dont il s’exhale une odeur agréable. C est aqu’on dit acheter, aimer, porter Aessenteurs. ^$3* On dit même áu singulier, dans le même sens, ^eaux de senteur , des gants de senteur , de la pouctsenteur. , . m
SÉNTIA. f f. Déesse Romaine. Celle qui inspsiost^,hommes les pensées, lesíentimens, selon S. Augu> -SENTIER, f. m. ou SENTE. f. f Petit chemin quj^fait dans les terres pour la commodité des gens dc?Semita 3 callis. Unsentier, selon la Coutume d elis , art. i Q 4 , est un petit chemin qui porte q tpieds de largeur, dans lequel on ne doit point 111de charrette. Noyer; Beaumanoir,c. xxv,Sc ^vaing, Traité del’usage des Fiefs, c. XXVH 1 ’deux héritages n’étoient séparés que par une P £ ^sente 3 mais avec le temps ils’y est fait un elici» 111 ,charroi. On accourait le chemin par les petits/^
Nous avons , par ton ordre , à pas précipites ,Parcouru de ce bois les sentiers écartés. Boit*
Ce mot vient de semitarium , formé dzsemitï^^.
On appelle auffi sentiers , des petits chemins q ulvisent les comparrimens d’un parterre. Trames• >0|JtjflT On le dit de même d’un petit espace vide q 1 ^laisse entre les planches d’un carré pour passes £ j e spasser, en allant soit arroser soit recueillir ce q° jjplanches produisent. Le sentier a ordinairemelargeur de la moitié des plates-bandes. ilte ,
Sentier, se dit auffi figurément & signifie, tO q 0 \pchemin qui conduit à quelque chose. Via , itef\ ,, olJ
/J.n. —o /T...*:..- C n .~~...r I- ». ... 00 . .
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marchez dans ce sentier épineux de la vertu , "q ^
ou
suivi
ne voit que les traces des Héros. Pet. J’aisentiers qui n’avoient point encore été battus-Allons par les sentiers que la Providence n° usque, & ne prenons point les sentiers obliques q 1 *tre imagination nous fait concevoir plus surs q ^ )grand chemin. Bal. Les Héros les plus détetw» ^chercher la gloire par les sentiers les plus difh cl ’p,proposent le repos à la fin de leurs travaux. M-Le monde ne peur laisser le Juste en repos, & ^sentier rude Sc solitaire , où il grimpe, plutôt q umarche. Fl.
Voudrois-je y de la guerre évitant le sentier,
Ne laisser aucun nom y & mourir tout