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donc que la noblesse ou Ia délicateíTe ou plutor, fila matière le comporte, 1 un 8c l’autre ensemble , règne jdans sous les discours que nous adressons à des hom-mes , si nous voulons leur faire goûter la vérité.
$©* A l’égard de ces sentimens vifs 8c animés , íuivis8c poulies, pour ainsi dire, avec une espèce de trans-port spirituel, pour émouvoir lame d’un auditeur oud’un lpectateur, qu on appelle mouvemens pathéti-ques, Voye% Mouvement.
fCF £n matière de galanterie, on dit en plaisantant ,pousser les beaux sentimens , affecter de dire des cho-ies passionnées.
$ 3 * Sentiment, sensation, perception , synonymes.Ces trois mots, dit M. l’Abbé Girard, désignent l’im-prelfion que les objets font fur Pâme : mais le senti-ment va au cœur ; la sensation s’arrete aux sens ; &la perception s’arrête à l’esprit. Le sentiment étendson ressort jusqisaux mœurs ; il fait que nous sommeségalement touchés de l’honneur & de la vertu com-me des autres avantages. Un homme d’esprit 6c decourage reçoit les honneurs ou souffre les injures avecdes sentimens bien différais de ceux d une bête oud’un poltron. Voye% les deux autres mots.
$ 3 “ Sentiment, avis, opinion, synonymes. Il y a unsens général qui rend ces mots synonymes, lorsqu’ilest question de conseiller ou de juger : mais le pre-mier a plus de rapport à la délibération, on dit sonsentiment ; le second en a davantage à la décision, ondonne son avis ; le troisième en a un particulier à laformalité de judicature, on va aux opinions. Dans lescompagnies on donne quelquefois son avis contre sonsentiment , pour ne pas faire bande à part.
fCT Sentiment , opinion, pensée, synonymes. Ils fonttous les trois d’usage lorsqu’il ne s’agit que de la sim-ple énonciation de ses idées. En ce sens le sentimentest plus certain : l ’opinion est plus douteuse : la pen-sée est moins fixe & moins assurée. Le sentiment estune croyance qu'on a pour des raisons solides ou ap-parentes.
Do Le mot de sentiment est plus propre en fait de goût.C’est un sentiment général qu’Homere est un excel-lent Poète. Celui d 'opinion convient mieux en faitde science; l ’opinion commune est que le soleil estau centre du monde. Celui de pensée se dit plus par-ticulièrement lorsqu’il s’agit de juger des choses oudes actions des hommes. La pensée de quelques po-litiques est que, &c. Les sentimens font un peu sou-mis a l’influcnce du cœur ; il n’est pas rare de les voirse conformer à ceux des personnes qu’on aime.SENTIN. s. m. Terme de Mythologie. Nom propred’un Dieu des Romains. Sentinus. Le Dieu Sentinavoir pouvoir fur tout ce qui a du sentiment , c’estpour cela qu’on l’invoquoit aux couches des femmes,afin qu’il donnât des sens bien disposés à leur fruit. S.Augustin en parle dans son Traité de la Cité de Dieu,L. VII, c. rit, & s’en moque en ces termes : Quelleraison a donc obligé tant de Dieux élûs à de si basministères, en quoi Vitumne 8c Sentin, qu’unc ré-putation obscure ensevelit, les surpasse dans ce par-tage de magnificence. Ceriziers, à l’ endroit citéde S. Aug. Vitumne divinité fans nom 8c fans crédit,donne la vie, Sentin inconnu & obscur, le senti-ment. Id. Voyez encore Vitumne.
Ce mot avoit été fait de sentire , sentio. Sentir,avoir du sentiment.
SENTINA. Sentinum. C’étoit anciennement une petiteville de l’Ombrie. Elle fut ruinée par les Lombards,& n’est plus qu’un village de l’État de l’Église, situédans le duché d’Urbin fur le Sentino , à cinq lieuesau dessous d’Eugubio. Maty.
SENTINE. f. f. Terme de Marine. C’est le lieu lc plusbas du navire, ciui est ordinairement proche du grandmât. Sentina , fundum navis. C’est là où s’alscmblel’eau que le vaisseau reçoit. On l’appelle autrementhostec ou vitonnieres. Quand la sentine put extrême-ment, c’est un signe que le vaisseau ne fait point eau.
Sentine. Terme de Rivière. Sorte de grand batteau ouchaland, dont on se sert en Bretagne pour la voituredes sels fur la rivière de Loire.
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Sentine , signifie auffi figurément, amas, assemblage ■réceptacle. En parlant d une ville où l’on donne re-traite a toutes fortes de gens, on dit figurément, 1 liec’est la sentine de tous-les vices. Sentina urbis , dan*Cicéron, est préciiément.ee que nous appelons la f-naille , ia racaille d'une ville. Il est vieux. Acad. yR'Tigelin, dont l’ame etoit la sentine de tous les vices& de toutes les méchancetés , étoit l’ennemi sected’Othon, & ce Ministre infâme de Néron connoil oiOthon trop vertueux pour ne le pas haïr. Epicaris»p. S7.
SENTINELLE, f. f. Terme de Guerre. Excubitor , ^
cubia , vigilu. C’est un soldat tiré d un corps-de-gard’infantene, qu’on place en quelque poste P° ur ^couvrir les ennemis, pour empêcher les surprises>pour arrêter ceux qui pallent fans ordre & lans le raconnoître. La sentinelle arrête par un qui va-la ìmeure là. Poser la sentinelle. ■
Ménage dérive ce mot à sentiendo , app 2rceVCe mot est moderne, car du temps de Guillauw 2 ^Nangis, on disoit, être aux écoutes, pour sig nltielqu’on dit aujourd’hui, être en sentinelle.Sentinelle perdue , est une sentinelle qu’on metposte sort avancé & dangereux, qui en revient rment. Hostilibus castris ac periculo proximus vl ê .K 3 ° On appelle aussi sentinelle , la fonction de la/ 2 "nelle. Etre en sentinelle. Faire la sentinelle. Excub a *vigiliam agere. Relever de sentinelle. te
Sentinelle , se dit aulsi en discours ordinaire, d e t0 -r epersonne qui épie, qui fait le guet, qui est c01ï | ol qà la garde de quelque choie. Speculator. Ce P .fait toute la nuit la sentinelle. On l’a posé c11 / j £ lnelle au coin de cette rue , pour épier quand unhomme passeroit.
O11 dit proverbialement & figurément, qu’on a ^relevé quelqu’un de sentinelle , pour dire , qtifort gourmandé,lorsqu’on l’a surpris en quelq ue aObjurgare , carpere , belle ludere , arguere. . A§ 3 “ Sentinelle et Vedette, synonymes. La fi ntlest à pied ; la védette est à cheval. , ]>£.
SENTINO. Nom d’une petite rivière de l’Etat > sglise. Sentinus. Elle naît dans le duché d’Urbin»d’Eugubio, passe à Sentina , 8c se va déchargéle Fiumesino, au-dessous de Fabriano. MAT y - jiSENTIR, v. a. 8c quelquefois neutre. O11 conjuS 0 ^,sens , tu sens , il sent , nous sentons , &c. J e J e !l ( jtJe sentis. J’ai senti. Je sentirai. Je sentirois■ U 0,1sentiste. A l’impératif Sens. Sentire , peréf ese ^ lí0 fne peut dire régulièrement senté-je; 8c sen-] e ®rude , il faut prendre un autre tour. CorH-a pourtant dit, or sen-je combien les plaisirs f on p
à la souvenance. Sentir signifie, D 3 ° recevoU 4 ^que impression par le moyen des sens. On I e . ^même des différentes acceptions de Wme. $ engrand plaisir ,sentir une grande douleur. j e jifl'le frais. Sentir du froid, de la chaleur. Sentis ^quiétudes dans les jambes , des élancemens JeStête. On observera que ce verbe ne se dit
en 1eiit
simples perceptions de la vue & de l’ouie. L e so,
n / 1 npn» sentir • L moriArp np sent rifMi le fcn
ne peut sentir; la matière ne sent rien, le lLest dans l’ame. Le P. L. C’est parler impropffj ^que de dire, mon pied sent de la douleur» jdire, j’ai mal au pied. Id. Ce qui se passe dan s ^ c eganes des sens, n’est que la cause occasionnel} 2 Jjque l’ame sent. Maleb. C’est l’ame seule q 11 */ t jcHdouleur 8c le plaisir. Id. On ne sent quelqu e *pour trop Jentir. Une misérable expérience m e qHassez de discernement pour me faire ce 8 l ' e j e c0< rtemps, où il est bien plus doux de sentir qti e ^ pJiiSnoítre. B. Rab. Les plus grandes douleurs,que les grandes joies, ne se sentent point. sfifaut se détourner de la connoiffance de ses ma ’de les moins sentir. S. Evr. y iiH c
§3* Sentir, synonyme de flairer. Odorari. ^ ent ^ ^rose une tubéreuse. Les chiens sentent les rragibier. Vestigiis odorari pr&datn. f .sts 5
SS" Sentir, signifie aussi exhaler, répandre un e c frodeur. Olere , redolere. Cet homme'yè/zf le vl peSnum exhalat . Cela sent le safran. Crocum 0
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