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croies sentent le soufre. Olentia sulphure. Cela£ , mauvais. Benè , male , olet.
est quelquefois employé- neutralement, commequand on dit cela sent trop fort.
ans ee sens il est aussi employé à l’impersonnel,comme quand on dit, il sent bon, il sent mauvais dans^ ette àmbte , il y sent le roussi, pour dire, qu’il y7 oonne ou une mauvaise odeur, une odeur de“ Quand ce verbe est employé abíolument, il‘'gne toujours une mauvaise odeur. Cette viandeisjs 3 c °mmcnce à sentir. Ses pieds sentent.a |. Entir s le dit encore en parlant de la saveur desJ mens liquides ou solides. On dit qu’un ragoût nefi 11 nen. Inspidus ; que du poisson sent la bourbe ;que du vin sent le bouchon, le fût, le terroir. Ces la-^oient encore le chou dont ils furent nourris.
bguiemenc on dit qu’un homme sent le terroir,du 1 ° IlC ' ^ a ^ cs lésants qu’on attribue aux gens
v . P a y s d’où il est: ce qui se dit de rncme d'un ou-a ge d esprit qui porte les marques du pays de soneur ; Cet homme ne sent point son étranger. Oletrcl^ r s num ni hil' Cela sent l’antiquité. Antiquitatem
ç* IR \> (e au ^ persuasion intérieure, de laoù l’on est qu’une chose est véritable, oub Les dnges ont bien senti qu’il y avoit de la fou»tir I H calomnie dans ce procès. Faire bien sen-^, a conséquence d’une propolìtion. Alexandre dit,íjnlefaiíoit fils de Jupiter, mais qu’il sentoit bientn * 1 fait comme les autres. Vaug. 11 y a des vé-d une évidence à se faire sentir à tout le monde.j c ‘ On n’a rien à répondre à celui qui dit, je croisa > parce que je sens que cela est : car le moyen desent ^Y Un ^ orame H ne s ent P as ce qri il croit
V 0 ? a dit dans un sens approchant, pour s’apperce-êtat f^onnoîtte. J esens bien que je ne fuis pas enCes j. entreprendre cet ouvrage. Je sens que mes for-fort UïUl ment tous les jours. Je ne me iens pas assezljf 0 -P? Ur me charger d’un si pesant fardeau. Malherbevêts d^ Vers a ^ a servante, parce qu’il croyoit que lesfait f ° 1Vent être remplis d’une certaine beauté qui sepl Us ^^^Ux personnes même les plus rudes tic lesque ^ c ères. Peliss. On sent dans cet ouvrage quel-§3“ On d‘ t de négligé, de dur.^gent If à P eu ' P^s dans le même sens, sentit de l’ar-tir v 3 ^cdqu’un. Olere, redolere alicui aurum, Sen-C0Uv enir quelqu’un de loin, odorari aliquem, dé-veill -ce qu’il a dans lame , pénétrer où il en ve ut
II s NTIR - dans la signification d’eprouvcr. Experiri.tirT tlra a qui il a affaire. Il sentira, je lui ferai sen-
^‘SEl aC0lèle ’
les n TiI V v ‘ n - Avoir l’air, l’apparence, les qualités,qn'H^’^cres de.... Ce Gentilhomme ne sent point ceh 0ll) t j nc s en t point l’homme de qualité, ou sonnêt e l [ le qualité. Cette action ne sent point Ihon-Ue sA 1 ° rn s ne ’ *° n hounête homme. Il n’avoit rien quiM. $ 1 & qui riesentît la grandeur. Le Ch. de
sent ni , ^ugue yè/zroit le désespoir. Cette proposition$3* 0 h , eresle ’ hhtresmsapit, redolet.di rc n , q u ’ Hne jeune personne sent son bien, pourvé c ' qu'elle a l’air d’une personne bien née, bien éle-fcx preísion du style familier,de f TlR > en parlant des affections, des mouvemens1 ariìe^ 6 ’ ^ dit figurément pour être sensible, avoircfiji j en l Ue par quelque chose d’extérieur, être rou-doij f , * a perte que j’ai faite. J esens , comme jee bien qu’on me fait.
O r
d e n n s en t quelquefois des choses qui font au-dessusqu* 0 ^ s expressions. Bouh. Quand on dit si bien ceI». ^ on ne le sent pas aussi-bien qu’on le dit.1611 ue plaît, qu’autant qu’on le sent. Nie.
Ç 0 Que je sens de rudes combats!
re mon propre honneur, mon amour s’intéresse.
Corn.
On
ne fe défie point de f amour, ou de l’ambicion,
SEN 65;
quand on n’en frit que sentir les mouvemens, fans enéprouver les inquiétudes. Nie. La grandeur a besoind’être quittée pour être sentie. Pas c.
Peut-on s 1 accoutumer à ne sentir plus rien ,
Et pour les coeurs enfin, le calme ejl-il un bien ?
Des-H.
Régnier l’a dit, pour penser, comme le latin fen-dre.
Qui dit fans aucun fard ce qu’il Ce nt librement,
Et dont jamais le coeur, la bouche ne dément.
Régnier.
33 “ Se Sentir , se prend dans plusieurs acceptions tout-à-fait différentes.
H3 Se Sentir. Connoître dans quel état on est. U y ades gens qui íe sentent mou 1 tir. Il a tant de joie qu’ilne íe sent pas. Gaudii sui compos non est. Je fuistellement engourdi que je ne me sens pas. Cette jeunefille commence à se sentir.
Au figuré, se sentir , c’est connoître ses forces , sesqualités , son mérite, ce qui est dû à Ion rang, à sanaiflance. 11 se sentoit bien quand il entreprit une af-faire si difficile, pour dire, il connoiís it bien ses for-ces , ícs reffources. Ce jeune Prince cofnmence à sesentir, & ne souffre point qu’on manque à ce qu’onlui doit.
33“ Se Sentir , a quelquefois la signification de sentir.Depuis deux mois je ne me sens point de la goutte.Non afficior. Je n’en ai pas eu d’atteinte. Je commen-ce à nie sentir des incommodités de la vieillesse. Il ncse sent pas de joie , il est si pénétré, quelle lui ôtetout autre sentiment.
Se Sentir de quelque chose, d’un bien, d’un mal,en conserver, en avoir quelque reste. Il a eu plusieursaccès de fièvre dont il íesent encore. Il se sentira long-temps des débauches de fa jeunesse. Ce pays a été rui-né par la guerre, il s’en sentira long-temps. J’aimeroismieux dire r es émir.
qçr On dit dans le même sens, qu’un homme (e sent dela mauvaise éducation qu’on lui a donnée, pour faireentendre que le dérèglement de sa conduite est unesuite de sa mauvaise éducation. Cette famille se sentencore de l’hérésie de ses pères. Cette morale se sentencore de la première pureté de l’Eglise. On Cesenttoute sa vie des bonnes instructions qu’on a reçuesdans fa jeunelle. Il étoit naturellement sage, & dèsícs premières années on remarqua en lui une discré-tion qui ne se sentoit point de 1 enfance. Bouh.
33 Se Sentir d’une chose, y avoir part, participer aubien ou au mal. Participem ese. Quand il y a du gaindans une affaire , tous les intéressés s’en sentent. S’ily a du bien ou du mal, vous vous en fendre On adonné tant pour les domestiques, il faut que chacuns’en sente. Tout le monde se sent des calamités pu-bliques.
On dit qu’une terre, qu’une múCon fient la poudreà canon, pour dire, qu’une terre, qu’une maiíon, estfur la frontière, exposée aux maux de la guerre. Terra,domus hofiium incursionibus exposita.
Sentir , se dit proverbialement en ces phrases. On nesauroit si peu boire, qu’on ne s’en sente ; ce qu’ondit ironiquement d'un homme ivre, pour dire, quepour peu qu’on boive un peu plus qu’à l’ordinaire ily paroît dans les actions, dans les discours. On dit ence sens, par excuse: que sert-il de boire, si on ne s’ensent. On dit aulsi, qu’un homme a bon nez , qu’ilsent de loin, pour dire, qu’il est prudent, qu’il dé-couvre, qu’il prévoir les choses. Acad. Fr. On ditaussi d’un homme, qu’il/ê/zrle sapin, pour dire,qu’ila la mine de mourir bientôt. On dit qu’une doctrine,qu’une opinion sent Ie fagot, c’est-à-dire, qu’ellc esthérétique, dangereuse , digne du feu. Proverbe quivient du temps où l’on brûloir les hérétiques. On ditd’un valet, qu’il sent son vieux battu, pour dire,qu’ilse relâche , parce qu’il y a long temps qu’on ne l’a.châtié. On dit aussi, que la caque sent toujours le ha-: