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Tome septieme. [PRO - TE.]
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reng. Cadus halicem femper redolet ;pour dire, qu’otite sent toujours de la baíTelíe de sa naiiTance , de saprofession , ou des mauvaises impressions qu’on a re-çues , quoiqu’on ait changé de fortune. On dit aussid une choie qui put, qu’elle sent bien plus fort, maisnon pas mieux que rose.

SENTI, IE. part. 11 se dit au propre & au figure. On adit autrefois sentu , au lieu de senti.

SENTIUS, A. f. m. & f. Nom propre d’une famille Ro-maine. Sentius , a. On ne fait si la famille Sentia étoitPatricienne, ou Plébéienne. Les Sentius porroient lesurnom de Saturnius. Nous connoissons deux Sentiusqui ont été Consuls. Voye\ Paterculus &: Patin.

SENTRANGES. Bourg de France, dans le Berry ,Elec-'tion de Bourges.

SENTU, UE. Vieux part. du verbe sentir. Senti. Bo-

REL.

Les oiseaux qui tant se sont teus ,

Pour l’hiver qu ils ont tous sentus. R. de l a Rose.

SENVF. s. f. Plante. Voye-ç Sanve.

SÉNUÏUS. s m. Divinité qui presidoit à la vieillesse.

S E O.

$3* SEOIR. v. n. être assis, être dans une posture où lecorps porte tur les selles. Sedere. Il n’est plus en usagequ’à ses participes, sis & séant. Voye\ ces mots.

§3” Autrefois on diíoit aussi au réciproque se seoir. Ila vieilli, & son dit aujourd’hui s’ asseoir. Voyez cemot.

Seoir, se dit aussi, pour, être convenable, soit à la per-sonne , soit à la condition, soit au lieu, au temps, &autres circonstances. Decere. 11 ne s’employe que danscertains temps du verbe, jamais à l’infinitif, K3” maisaux troisièmes personnes du singulier & du pluriel. Ilfied 3 ils séent 3 ilseyoit , il séroity il fiera. Point detemps composé. Participe séant 3 usité. Il faut voirsi cela vous fied ou ne vous sied pas. Cela vous sied

t à merveilles. Cette cocffure ne fied pas bien à cetteDame. Les couleurs trop voyantes ne vous fieront pas.Dedecet. Voye\ Sied. La gravité fied bien à un Ma-gistrat, à un Vieillard. Decet. Les plumes siéent bienà un Cavalier. Il s’employe aussi impersonnellement.U sied mal à un homme de qualité de se familiariseravec des valets. Il fied mal à un Ecclésiastique d êtrelibre en paroles. Ces couleurs ne vous seyent pas, ilfuit en porter d’autres.

SIS, ISE. part. Il n’a d’usage qu’au Palais, où l’on ditqu’une maison est sise & située en un tel endroit ; pourdire, placée & assise. Sita.

SEON. Autrefois SENON. Ville de la Tribu d’Istachar.Seon y Senon. Au temps de S. Jérôme ce n’étoit qu’unvillage près du mont Thabor.

SÉOR , SÉGOR. Voye\ Thor, & Ségor.

SEP.

SEP. Voye\ Cep.

Ce mot vient de seps , latin, qui est une esoèce deserpent, à cause que ce bois tortueux lui ressemble.Quelques-uns le dérivent de cippus 3 tronc. Cippus 3cippo 3 ceppOy cep. Voyez Ménagé.

Sep de drisse. Terme de Marine. C’est une grosse piècede bois mise de bout à Barrière du grand mât íur lacarlingue , prenant du fond de cale, d’où elle s’élèvejusqu’au-dessus du premier pont, étant par en hautde trois ou quatre maux ou rouets de poulies de cui-vre pour faire la manœuvre de l’iílas, dont trois ser-vent à passer la grande drisse pour hisser ou élever lagrande voile; & l’autre à la guinderesse pour hisser ouélever le grand mât de hune , par le moyen du ca-bestan. Scapus 3 funis antenna. Il y en a un autre aumât de misaine qui n’a que trois maux, deux pour làdrisse 3 6c un pour la guinderesse. On les appelle autre-ment bloc 3 ou roc d’issas.

SEP AN , SAYPAN. f. m. ZARPANA. Nom d’une îlede l’océan oriental. Sepania , Saypania 3 Zarpana.Elle est du nombre de celles des Larrons. Les Espa-

SEP

gnols lui ont donné le nom de l 'île de S. Joseph : &n’y ont pourtant point de colonie. Il y a un bon p 0£t »& elle est assez bien peuplée.

SÉPARABLE. adj. Qui se peut séparer. Separabis)dissociabilis. Quand l’étain est fondu avec de lot,ils ne font pas séparables. L’eau 6c le vin, qu° IC 3 u ^mêlés lont sépar ables. Il y a peu de corps dont les patties ne soient séparables par le feu , par la Chinn •Les modes ne font pas séparables de la substance,accidens absolus font séparables de la substance.#3* SEPARATION, s. f. Action de séparer. Foyfii “mot. Separatio 3 disjunctio. Un fossé fait la ssstion de leurs héritages. Il y a entre eux un mut dey .parution. Rien n’est plus insupportable que la Jpf aT _tion à deux personnes qui s’aiment bien. La J c P ar ation des Protestans d’avec l’Eglise Romaine a eaubien des troubles. , /

§3" En Chimie on dit la séparation des métauxpout ^signer l’opération par laquelle on sépare les métaux qfont mêlés & combinés ensemble. Foye\ Dws *§3“ Séparation, se dit quelquefois de ce qui ie P®une chose d’avec une autre. Ainsi l’ondit,ilf aUl °.cette séparation , pour dire, cette cloison , cette na >&c. qui fait la séparation. Septum ysepimen } J e [mentum.

§3“ Séparation entre conjoints. Terme de JutnPdence. Divortium. .

?GF On distingue deux sortes de séparations ; ce * e . ^biens, & celle de corps ou d’habitation. La p :efílest un z séparation de la fortune du mari & delateme prononcée en Justice.C’est un j ugement qui c p Ela communruté de biens, ou par lequel le mari Hjouissoit des revenus du bien de fa femme estpouillé de cette jouissance, pour en revêtir la feu 1 ® 1Celle du corps , qui entraîne toujours celle de t> ie „ ’est une séparation d’habitation , prononcée de me

en Justice, en vertu de laquelle les époux viveut

des demeures séparées, fans être obligés de se se)1le devoir conjugal.

Hpr La cause de la séparation de biens est la difl'Pdu mari, fa mauvaise administration qui met la ^en danger & conduit les époux au penchant “ ^pauvreté. La séparation de corps a pour cause ‘ eS ^vices & mauvais traitemens, qui peuvent mctt^vie de la femme en danger ; & même les niena j e sfréquentes accompaggnées d’injures atroces, en tsípersonnes de condition. ^

En termes de Philosophie hermétique, la s e l-u.tion y ou la conversion des élémens, est une ^ 0 j|{tion & une congélation, une opération par laq u j }on fait le fixe volatil, & le volatil fixe,l’eauterre air,écl air feu; ce qui se fait successivementl’opération ou travail de la pierre : d’où il ff, e[1 $dent que la séparation ou la convesiou des elen ^n’est pas vulgaire, mais Philosophique. Q uelq^ j e5ont appelé cette opération solution , ou désuntos ,parties conjointes. La réduction en première mat 1& fa purification font comprises par les Pliilotop^^fous le nom de séparation d’clémens, ou leU sS fyversions, sublimations,calcinations, dissolutions^plusieurs autres termes pareils qui ne signifient q umême opération de nature. Dict. I Ierm. ,, JeSÉPARATISME, f. m. Nom d’une secte qui S ’ e ? j’Jivcontre l’Eglise Anglicane, & qui est venue enfin 2 f>dépendantisme. Separatismus. Voyez SepAR- 4 * 1 | f -SEPARATISTE, s. m. & f. Nom d’une secte enterre. Separatsta. Les Séparatistes font ceux q Jvoulurent point, fous Edouard, Elizaberh & Jacqsuivre le parti de l’Eglise Anglicane, & que i’ 011 ’ ^ma d’abord Puritains , puis Non-conformst e sparatist.es , parce qu’ils firent une Eglise à part. smier chef AesSéparatstes fut Robert BroWneq®.^céda à Bolton dans la révolte contre l’Eglise AnS^

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établie par les Loix. Il donna son nom à la te

Séparatistes qu’on appela Brownstes , nom q 1 ''"j sitinrent, quoique Browne eût fait banqueroUtsecte, & qu’il eût abjuré ses erreurs à i' e * e fî?^|jigJ'Bolton. Barovi lui succéda, & fut pendu à U® ^itiou des Evêques. Le quatrième chef fut Johntut >

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