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Tome septieme. [PRO - TE.]
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est médiatement enseveli le mercure pour ctre puri-fié , afin de ressusciter puis après» Autrement c’est pro-prement l’œil philosophai, d’autant que la pierre yest immédiatement ensevelie Sc niortisiée. D’ailleursc’est le lieu duquel le Roi doit sortir triomphant. Dict.Herm.

5 ÉPULIUS, A. f. m. & f. Nom d’une famille Romaine,qu’on ne trouve, dit Patin, dans aucun Historien ,mais dont quelques médailles Sc plusieurs inscriptionsfont mention.

SÉPULTURE, f. f. Lieu où l’on enterre un corpsmort. Sepultura. Saint Denis est la sépulture des Roisde France. On dit qu’une famille a ía sépulture danstelle Eglise. Les sépultures héréditaires dans les Egli-ses, furent défendus en 845 par le Concile de Meaux,canon 61. Cet usage a prévalu malgré le canon. Onappelle droit de sépulture, le droit qu’on a d’être en-terré en quelque endroit d’une Eglise. Les Mahomé-tans font curieux de sépultures qu’ils bâtissent en for-me de petites Chapelles d’une architecture fort déli-cate. Ils appellent Turbé , celle des fondateurs desMosquées, qui en font proches. Daviler.

SjjtF Sépulture , est quelquefois synonyme d’inhuraa-tion. Humatio. Dernier devoir qu’on rend aux morts.Cérémonies de l’enterrement. Les excommuniés fontprivés de la sépulture. On dit qu’un homme a été privédes honneurs de la jépulture , quand on n’a point faità son inhumation les cérémonies usitées Sc convena-bles. Etre privé de la sépulture ecclésiastique, n’être pasenterré en terre íainte. Droits de sépulture, ce qui estdû au Curé ou à l’Egliíe pourl’inhumation. LesPayenscroyoient que les âmes de ceux qui éteient morts lanssépulture étoient errantes pendant cent ans.

Il y eut une grande dispute devant Darius, Roi dePerse, pour savoir quelle étoit la plus honorable sé-pulture , ou celle des Grecs, qui laisoient brûler lescorps morts, pour en garder les cendres exemptes depourriture ; ou celle des Calatiens, peuples de l'Inde,qui mangeoient les corps de leurs pères Sc de leurs mè-res, ne croyant pas leur pouvoir donner une plus ho-norable sépulture , qu’en les faisant revivre en eux-^mdmes.

SÉPULVEDA. f. Nom de lieu. C’étoit anciennementune ville des Arevaques, dansl’Elpagne Tarraconoife:maintenant c’est un petit bourg de la Castille vieille,situé au confluent des petites rivières du Duraton &Castille, à neuf ou dix lieues de Ségovie, vers le cou-chant. Sepulveda, Segortitstacla ,Segobrida. Mat y.

SE Q.

SEQUELLE, f. f. Terme de Logique, conséquence tiréed’une proposition précédente. Sequela, consequentia.Je nie la sequelle. Tarme barbare. On dit conséquence,même en Logique.

On appelle dixme de sequelle, une certaine dixmequi se perçoit en Bourgogne, parce que le Curé quila lève, fuit le Laboureur qui va cultiver des terres horsde fa dixmerie. Les dixmes personnelles ne sonfpointreçues en France; cependant les dixmes. de sequelleapprochent fort de leur nature, dit Févrct, Traité del’Abus, T. II, L. VI, C . 1, art. 1 q.

Séquelle, est aussi un nom collectif, qui se dit d’uncertain nombre de gens qui font attachés au parti,aux sentiinens, aux intérêts de quelqu’un. Sequela ,comitatus. Ce mot ne fe dit qu’en mauvaise part > Scpar mépris. Je n’ai que faire de cet homme là ni deroute ía sequelle. Fuyez le monde Sc toute la sequelle.LA Font.

SÉQUENCE, f. f. Vieux mot. Suite, ordre. Marot.Séquence, f. f. Terme du jeu du Hoc, de l’Impériale ,Sc autres Jeux de cartes. Series , sequentia soliorum.C’est une fuite de plusieurs cartes de même couleur:ce qu’on appelle au Piquet tierce , quarte , quinte,Scc. Une séquence de dames, de valets, de cinq car-tes, de six cartes, &c.

§ 3 “Séquence, en termes de Cartier, est l’arrangementparticulier que chaque Cartier donne à ses jeux decartes. Chaque Cartier a fa séquence.

S E Q

Séquence , en vieux termes de Bréviaire , signifie au®la prose qu’on dit à la Me Ile après TEpître en que 'ques Fêtes solennelles. Durandus dit qu e Ç

a été premièrement compoíée par Notkérus, Abt>de S. Gai, & que le Pape Nicolas fut celui qui com-manda qu’on la chantât à la Messe. Du Gange dit quele Roi Robert de France fit une Séquence pour la 1 eutecbte, qui commence par, Sancit Spiritus aajit n0bis gratia.

SÉQUESTRATION, f. f. Terme de Jurisprudence.Action de mettre en séquestre, en dépôt. Sequcflratio •O11 a ordonné la séquestration des revenus, en uttendant le jugement. On dit plus ordinairement J cqueftre. . .

§GT Quelquefois par séquestration on entend l’acti° ndétourner des effets, des revenus , des papiers p°en ôter la connoissance aux autres, Sc fe les approprie -£? SÉQUESTRE, f. m. Synonyme de séquestrasdans le premier sens dont nous avons parlé. Wd’une chose litigieuse en main tierce, afin de la ǰ^server à la partie à qui elle appartiendra: état d .choie en litige remise en main tierce par ordre dc jtice, ou par convention des Parties, julqu’à ce q uait été décidé à qui elle appartient. Sequestrum-demandé le séquestre des revenus de ce Bénéfice,le séquestre a été ordonné. Mettre en séquestre *quefîro dare, ponere alicui. Mis en séquestre. Sest Jtro postais.

Séquestre, fe dit non-seulement des biens, des rC ^_mis ; mais encore des personnes. Les parens son [venus de mettre cette jeune personne en s £< l u ^dans une Communauté Religieuse, cu chez un eses parentes. .

§CF Séquestre, fe dit aussi de celui entre les iru ï nl i S j sCjqui les choies ont été mises en sequestre , c’est s [aux soins & à la garde de qui les choses litigicu> esété confiées, jusqu’à ce qu’il soit jugé à qui en £ ‘partiendront. Sequester. Choisir un séquestre. ístics onr été assignées pour convenir d’un séqueJCs j cséquestre doit administrer les revenus en bon P eíC QÍ ,famille, Sc rendre compte à qui par Justice l eíadonné.

T 11 ne faut pas confondre le séquestre avec lc ~ ’ (}llmiliaire ou Gardien. On établit un CommisGardien à des meubles exécutés ou à des biens 13 ^au lieu qu’on établit un séquestre à des biens, 3revenus, quoique non saisis. c e

SÉQUESTRER, v. a. Mettre en séquestre,

mot. Quidpiam sequestro deponere,sequestro .

dare. On ordonne que les fruits du Bénéfice iséquestrés, quand il n’y a pas lieu d’adjuger la íC sce , quand une femme fe plaint des sévices 0 jçmari, on ordonne qu’elle fera séquestrée pend 3procès. , .r 0 eí-

|CT Sequestrer, pris dans un sons figure, hgw ntre à part, à l’écart, sépare* des personnes d ’ aveC ^ e s-rres. On ne peut vivre avec cet homme, il f 3llC et çequestrer d’avec nous. Il s’est séquestré du com 1du monde. ç |es

l 'fit On le dit quelquefois en parlant des cho $détourner pour en ôter la connoillance aux au ,fe les approprier. Seponere , segregare. Ceroutier a séquestré les meilleurs effets pour ‘^jjsos créanciers. Il a séquestré les meilleurs este c ,succession pour frauder les héritiers de íaVoyer Détourner. strO'

ísT SÉQUESTRÉ, ÉE. part. Sequestratus , Scq*>

posttus. Seposttus. Voyez Séquestre.

La raison, d’ordin^sssN’ habite pas long-temps che\ les g er2 ^

SEQUIN. f. m. Espèce demonnoied’or, valant &

itofl

sopt francs, monnoso de France. S equinus nus 111 ze a grand cours dans le Levant. Tnévenote Jequin Turc vaut 70 maiadins, Sc le sequs jpaen 7 j. Les 7/ maiadins font 6 livres 18 f°France.