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triarche Joseph dont les Egyptiens firent un Dieu. Ils•croyent que le boisseau que Sérapis a coutume deporter-sur la tête , comme on le voit fur les médailles,cn est une preuve; car ce boisseau , comme dit Ru-phin, Hist. Ecl. L. II , 23 , marque l’abondance dela récolte, c’est-à-dire ; les sept années de fertilité queJoseph prédit. On confirme ce sentiment par les étymo-logies qu’on apporte de ce nom, que l’on tiredel’hé-breu “>Vv£/,yôr, qui signifie un bœuf, & apis, deas, ab,pere ; Sor étoit le symbole de Joseph, qu’on appellePere , à caule qu’il nourrit & gouverna sagement l’E-gypte ; ou bien on le dérive de, un Sar , Prince, &d’Apis, le Prince Apis. Voyesd ossius, De Idol.L.I, c. xxxix. D’autres prétendent que ce n’étoit pointun Dieu d’Egypte, mais étranger ; que ce fut Ptolo-mée fils de Lagus, qui fut averti dans un songe , defaire venir la statue de ce Dieu, de Synope ville duPont. Que Payant reçue, il lui fit bâtir un Templemagnifique à Alexandrie;quec’est là Pépoque du cultede ce Dieu en Egypte , comme Tacite l’a marqué ,Hist. IV, c. Lxxxni. Les inscriptions grecques l’appel-lentSAPAins met as , 8c les latines Ser apidi Deo ma-gno , Serapidi Deo invicAo servatori. Voye%Gruter ,p. CCCXIV, 1, LXXXV, 3,4, S. Onne fait pas trop quel étoit ce Dieu. Quelques Auteursdisent que c’étoit le même qu’Apis ,& d’autres croyent,comme on l’a dit, que c’étoit Joseph que les Egyptiensadoroient fous ces noms. Bochart dans son Hiero\ói-con , P. /, L. II, c. m, prétend que cela n’étoit pointvraisemblable. i°. Parce qu’il n’est pas croyable qu’ilsayent adoré un homme, que fous le régné suivant onavoit entièrement oublié , comme Moyse Paliure ,Exode I, vin. 2°. Le culte de Sérapis n’étoit pas siancien en Egypte. Hérodote qui parle beaucoup del’Egypte 8c de ces Dieux, ne dit pas un mot de celui-ci. 3 0 . La tradition étoit qu’il avoit pasié du Pont cnEgypte, tradition bien fondée , comme il paroi t parplusieurs Auteurs qui montrent que le culte de Séra-pis étoit universel & ancien à Synope, & dans lePont , avant que l’on íût son nom en Egypte, &c.Voyez cet Auteur. Les descriptions qu’on nous a lais-sées de ce Dieu , ne donnent aucun lieu de devinerquel il pouvoir être, tant elles font différentes 8c ex-traordinaires. Sur les médailles il est simplement re-présenté sous la figure d’un homme avec un boisseaufur la tête. Macrobe, Saturn. L.I,c. xx, dit qu’on le fi-guroit comme un animalà trois têtes, celle du milieuétoit de lion;à droite,il avoit celle d’un chien qui flotejàgauche d’un loup ravissant. Ces trois têtes étoient liéespar un serpent qui les entouroit,& dontla tête retournoità gauche de ce monstre. 1 ladrien 8c Julien l'Apostat firent autrefois venir à Rome des Modèles de la statuede Sérapis qui étoit de disterens métaux, bois & pier-res précieuses. Les anciens Mythologues confondoientSérapis avec Jupiter. D’autres disent que Sérapisétoit le même que Bacchus ; sur la description de Ma-crobe , quelques uns le prennent pour Esculape, 8cle plus grand nombre pour Pluton. Voisins croit quepar Sérapis , les Egyptiens entendoient l’Univers 8cles principes de toutes choses. Macrobe dit que le pa-nier qu’il portoit fur fa tête signifioit la hauteur dusoleil. Suidas & Rufin l’appellent un boisseau ou me-sure de blé parce qu’on croyoit que Sérapis avoit en-seigné aux hommes, les mesures, ou parce qu’il don-noit aux mortels une abondance de fruit par le moyendu Nil, dont les débordemens rendoient l’Egypte fer-tile. Quelques uns même ont cru que le boisseau étoitattribué à ce Dieu, cn mémoire de Joseph qui sauval’Egypte de la famine, par les mesures de blé qu’ilavoit eu foin de ramasser pendant l’abondance, com-me l’Histoire-Sainte nous í’apprend. Gen, c. xli. Sé-rapis , selon le P. Kirker, étoit encore le même qu’A-nubis. Il avoit un fort grand nombre de Temples enEgypte, qui n’étoient jamais dans les villes, mais horsdes murs, parce qu’ils le regardoient comme un gar-dien des villes. Les Grecs & les Romains adoptèrentce Dieu , lui bâtirent des Temples & 1 honorèrent.Vove% fur ce Dieu , le P. Kirker , Œdip. JEgypt.T. 1 ,& T.III. Spon, Reckerck. p. 116. Vostìus, De
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Idol.L. II, c. xxvj & xxix. Saumaise , sar h ch-vin de la Vie de Saturnin par Vopiscus^Les Ron^ 111 ^bâtirent un Temple à Sérapis dans le Cirque de aminius. Depuis ils défendirent en differens temps eCérémonies & les Sacrifices de Sérapis. Sa Statue ,aussi-bien que ion Temple, furent détruits du teiupde Théodore le Grand. Ce Dieu n’étoit autre c wqj’Oíîris, que l’on adora fous le nom de Seras >qui signifie Sauveur du monde, par lequel ìest-bîr,tiens vouloient représenter Joseph qui avoit al’Egypte d une cruelle famine qui arriva sous econd Pharaon. Voye% Moréri. ,, t
Voisins croit que ce nom étoit formé de lh e -Princeps, ou nu. for , bos, Prince , on four,0^ '8 c d’Apis. Eoyer l’endroii cité ci dessus. ^ nSERAPOULE. Petite ville de 1 Empire Rur"'dans la province de Parmi e, fur une petite riviete-SERASKIER, ou SARESKER. f. m.Te,me deRela [1 °Jìl signifie, Général darmée, en langue Turque,Commandant de troupes. Seraskerius. Sesass 1 rgnifie Chef de troupes, car AerenPerían fignih e '8 c asker en arabe , armée. Ce titre ne se donne ,tant pas aux seuls Généraux des armées Imp ell ‘mais à tout Commandant : ainsi il s’en faut beau Ctque celte charge réponde à celle de Général!ou à celle de Connétable en France, comme que ^uns l’ont cru. Plusieurs écrivent Senjquier. n | ll .SERASSE, f. f. Toile de coton qui se fabriquesieurs endroits des Indes Orientales , particulierà Combaye. je
SERAY AGASI , ou SERAÏ AGASI. f. m- Termj^.Relation , qui signifie Aga du Serrais Palat 10secius apud Turcas. C’est le quatrième Aga ^rail , qui ne fort jamais de Constantinople, jupour cette raison , est appelée Seray Agafi > 1 ^’jlsSerrail, &il fait l’ostice des trois autres pendansd pen font abíens; c’est-à dire,du Capi Aga, du .nedar Bachi, 8 c du Kilerdgi Bachi. DuloUG P' ^SERCHE. Voye\ Sarche. , t e-
SERCHE, ou CHERCHE, f. f. Sorte de bois ^fente, de chêne, ou de hêtre, que l’on app cl ‘munément éclijfe. . Ç(f
SESCHIO. Nom d’une rivière de l’Italie. Serc' luS> 0cculus , anciennement JE fari s , Anser , Auj cs ' ^prend ía source aux montagnes de l’Apenn» 1 > vl’Etat de Modène, traverse la vallée de Cariais^j.l’Etat de Lucques, 8 c se décharge dans la mer ^cane, à deux lieues de l’cmbouchure de l’Owo -avoir reçu l’Osaro & baignée Castel-Nuovo efagnana, Barga & Lucques. Mat y. .
SERCOT. f. m. autrement SECOT. f. m. VieUUne chemisette. Borel.
Chacun ot sercot & chemise. GauVAI^'
« çOt$ !
On disoit aussi surcot, 8c c’étoit une sorteou fourreau pour conserver les cottes. Cou 1diroit_/Lr-correj,comme nous avonsfait/^AL^alSERDAR. f. m. Titre qu’on donne à tin ^ o( i-
de la Moldavie, qui est chargé de défendre ^tières contre les incursions des Cosaques Sctares. _ Aa^ oh
SERDEAU. f. m. Lieu ou Office de la Maiso 11où l’on porte.ee qu’on relevede table, 8 c ouplusieurs des Officiers servans près de ía P ^gtusApotheca mensalis , prumptuarium , cella p< eS (eí'ria. C’est proprement la Salle des Gentilshoo 1vans. M. le Dauphin aaullì un serdeau.tfCF On appelle aulsi serdeau, un officier de la ^ 311 e
Roi, qui reçoit des mains des Gentilshomn 1 .,les plats qu’on dessert de la table de SaSERDELLEAU.s. m. Vieux mot. Non d’un D» çfirétoit sous les Fourriers. Mel. hist. En l’Etat . ^jc 1ciers du Roi, il est dit combien de Fourrier ^oiavenir, 8 c des Serdelleaux fous eux. Boitrl-apparemment la même chose qu e serdeau. - sigO 1
ÇT SERDEN-GIECHDI. s. m. Mot Turc , 1 qU-fie , homme qui méprise la vie. C est e .l’on donne à des troupes que le Gtand-Sei