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$£T II nc faut pas confondre la sérosité avec la lym-phe. La sérosité est une humeur mêlée avec le sang ,chargée de pairies salines Sc mucilagineuíes, qui aplus ou moins de consistance. La lymphe est une li-queur transparente, pure, insipide, dont la partie laplus subtile compose le fluide qui circule dans le cer-veau , dans la moelle spinale, Si peut-être dans lesnerfs.
§ 3 * SEROU. (le) Petite rivière de France, qui a fasource dans le Rouergue, Sc se perd dans l’Aveirou .au dessous de Milhars en Albigeois.
SEROURGE. í. m. Vieux mot. Mari de ma sœur. Monbeau-frere, qui a épousé ma sœur. Sororius , sororis<onjux } maritus. Voyez la Chronique de Flandre, ch.vi & xxv. Sc les Notes de Sauvage. Froilïard, I VoJ.ch. vi, xxvii, xxix, xxxiii. Monstrelet, L. I, ch.xl vu. Pasquier, Rech. L. VIII, c. l. Bry, Hist. duPerche, p. 19Z. Le Sérourge de par ma femme , estcelui qui a épousé la sœur de ma femme. De Lauriiì-re. Borel.
Cemots’est fait de Sororius ,en changeant l’ivoyelleen / consonne , puis le j consonne en g.
SERPA. Nom d’un bourg de l’Alentejo en Portugal.Serpa. Il est fur une montagne près de la Guadiane ,à cinq lieues de Beja, vers le levant. Serpa est défenduepar un bon château, & ses environs font fort déserts.Maty.
SERPAULTjOuSERPOL. f. m. Vieux mot. Trousseau ,ou pacquets d’habits& de bardes, que les pere&meredonnent à leurs filles en les mariant.
SERPE. f. f. Instrument de fer qui sert à couper les me-nues branches des arbres, à les élaguer, & à débiterle menu bois. Faix. Elle est faite d un fer tranchant.Elle est quelquefois recourbée par le bout, commecelle des Bûcherons, Sc elle a environ un pied delong. La serpe se manie avec une main, & la coignéeavec les deux.
Quelques uns dérivent serpe du mot Hébreu retour-ne paras , qui signifie dïvi/it , & veulent qu’on écrivesarpe. Ménage le dérive du Latin sarpa, dont á étéfait, srpicula , à serpendo , id es , putando; car lesserpes setvoient à railler ou couper le sarment des vi-gnes. Falx vineatica , faix.
Serpes, en termes de Mer, se dit des tranchans pourcouper les cordages de l’ennemi, lorsque deux vais-seaux ennemis Rapprochent Sc s’accrochent par desgrapins, pour disputer à qui le bord demeurera. Faix.Ils coupèrent les cordages avec des serpes. Voy. Har-pons.
Serpe d’armes, arme offensive, Sc qui approche de la fi-gure d’une serpe ordinaire.
On dit proverbialement d’une statue de bois maltaillée , ou d’un autre ouvrage de main, grossièrementfait, j’en ferois autant avec une serpe. Un habit fait àla serpe. On dit aulll d’un ouvrage d’esprit, mal fait,mal tourné, qu’il est sait à la serpe. Male , inconcinneconsruclus , fabricatus.
SERPÉGER. v. n. En terme de Manège c’est conduireun cheval en serpentant, Sc tracer une piste tournée enondes comme les replis d’un serpent. Le mot de serpé-ger n’est plus guère en usage, on lui a substitué celuide serpenter.
SERPELIÈRE. Voye-q SerpiliÌrï.
fjsT SERPENT, f m. Synonyme de reptile, animal quin’a point de pieds & qui rampe. Serpens, anguis. Oncomprend fous ce nom les vipères, les aspics, les cou-leuvres Sc généralement tous les reptiles. Ainsi l’onpeut diviser les serpens en deux classes, dont la pre-mière comprend ceux dont la morsure n’est pas veni-meuse , comme la couleuvre, Sc la seconde ceux dontla morsure est dangereuse, Sc souvent mortelle, com-me la vipère. Le Diable tenta Eve sous la forme d’unserpent. La punition du serpent fut de ramper fur laterre, Sc d’en manger. II y a des serpens d’eau, qu’onnomme autrement des hydres; des serpens de haie ,que les Paysans appellent anguilles de haie. Moyse fitun serpent d’airain qui guérissoit la morsure des ser-pens. Il y a un serpent à deux têtes qu’on appelle Am-phisbène. On tient que les dragons font des serpens
SER
ailés. Les Anciens ont appelé serpens , tous les monbtres venimeux, comme le serpent de Lerne, qui etoitl’Hydre à sept têtes, le serpent Python, que tuaApollon. On tient aussi pour fabuleux, le basilic,qu’on appelle le Roi des serpens , qui tue par l'-> nregard. Les serpens , tous les ans, changent de peau,Sc cette peau s’appelle dépouille de serpent. Lestes-pens de Calécut font fort gros Sc dangereux ; nean-moins on n’oseroit les tuer, à cause que les H01S&Bramins les révèrent avec grande superstition- fcroyent que ce sont des esprits créés de Dieu P° u ( ,fliger les hommes, Sc pour les punir de leurs pèches-F. Pyrard. Au Pérou, dans la contrée des Anus, 11y a des serpens qui ont vingt-cinq ou trente pi easylong , Sc presque autant de grosseur. Ils y ont eteadorés aussi-bien que plusieurs couleuvres, lezaictou crapauts. En Afrique, il y a des serpens qui V1CIÌ 'nent à 1 heure des repas dans les maisons, manger ctqu’on jette fous la table, Sc après ils s’en retournentfans faire mal. Voyage de Rasilly. II y a dsJf'pens en l’île de Cuba, qui ressemblent à des lézard ,ou qui font gros comme des petits chiens. On les man'ge, Sc la chair a le goût du faisan. Herrera. On tuaussi que dans le Royaume de Congo, il y a desp'pens de vingt-cinq pieds de long, qui avalentd’un coup une brebis. On a vu avaler une fille ^ 1ans à un serpent , dont on garde la peau à Batave-Il y a un serpent appelé coulesang , à cause q ue .sang coule par tous les conduits du corps, à celu 1 c, 1cn a été mordu, Hamorrhois. C’est un petitcomme une vipère, ayant les yeux fort ardens, & ^peau fort luisante. Avicene dit qu’il a le dos^rquêté de taches noires Sc blanches, le cou fort en 01 '& la queue fort menue.
Serpent pourris s eur, est un serpent dont parle Dsanias, qui est de couleur cendrée, ayant la têtege, le cou étroit, le ventre gros, Sc la queue c Ql Vbée. Putresaclor serpens. Il chemine, obliquementla manière des cancres, ayant des taches séparéesunes des autres, riolées, piolées, c’est-à-dire, ^verses couleurs, comme un tapis velu: il est* 10111 'pourrijseur , parce que la partie qu’il a mordue se P oUrit incontinent, avec de grandes douleurs. ;$
Les Nouvelles de la République des Lettres,de Janvier 1699, page 31.) nous parlent d’unede serpent sort singulier, qui se trouve dansbar, Sc qui est très-dangereux. Ce serpent ecomme le doigt, Sc long de cinq ou six pieds- ^de couleur verte, ce qui empêche de le disting^ 1 , ^l’herbe. Il ne fuit point le monde, Sc s’élance D*pallans, choisissant presque toujours les yeux,I eSc les oreilles pour s’y attacher. Ce n’est pas par ‘ 31 aj âsure qu’il empoisonne; mais il a fous le cou une vde venin subtil qu’il répand où il s’attache, Sc c°lequel il n’y a point de remède. Jaculus. , u'ji}
Il y a un serpent marin qui est presque sewhlan ^congre, en grosseur & en couleur, mais plus n° ^plus dangereux. Il se cache dans le fable en . u % 0 ttd’œil, en faisant un trou avec son museau qui cpointu. Hydrus. , , ng «-
Le serpent à sonnettes est un serpent trcS |", a lT1 éci-reux, qui se trouve en plusieurs endroits de 1 S ^
que , ainsi nommé, à cause qu’avec le bout ^
queue il fait un bruit semblable aux sonnettes, ston les remue. Serpens tinniens ; vipera eauMargraw, Filon, Jonston, Niéremberg, &’ c - * e fil-ment Boigininga Sc Boiquira. C’est son n ° n p a ngC'lien. Les Portugais Rappellent Cascavela , Sc l ^ (C ,dor ; les Méxicains Teutlacocauhqui ; c’est' 3 ' jq 0 pmaître serpent , ou maîtresse des serpens.landois l’appellent Raetel-Schlange. Eduaid /Médecin de Londres, Sc membre de la S° ciet fle, qui en avoir disséqué un qui lui fut envoycginie, en a fait une description très-exacte ^pj^joso-taillée, qui se trouve dans les Transactions ^alphiques du mois de Février 1683, & dans Jc efí t c \de Leysipk, 1684, pag. 138 & suiv. Ce./ e j^l estpresque cn tout semblable à la vipère. Cet a 1 ^JeUíassez gros, long d’environ cinq pieds, Sc d fyunC