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tivage du port de Constantinople , & ainsi nomméeparce qu’elle est percée en rant d’endroits, qu’il sem-ble que les murailles ne soient faites que de glaces demiroir. Du Loir. p. 64.
Ce mot vient de Sarai, qui en Turquie, ou plutôten langue Persane, signifie palais. Ménage le dérivede plusieurs mots Hébreux, de schara , demeure duGrand-Seigneur , de fchour 3 muraille , de fur 3 fort c-rejfe , de four , lieu de retraite. Voyez Seraï.Serrail, se prend auísi pour les femmes 8c les concu-bines des Princes de l’Orient. Mulieres in ferralio in-clusa. Le Grand-Seigneur a marché, mais ion Serrailn’a pas suivi.
Serrail, se dit austì par comparaison des lieux de plai-sir, des maisons ou quelques grands Seigneurs retirentdes femmes pour se divertir. Ce vieux débauché ason serrail en un tel endroit. Lupanar. II y avoit àMéliapour un Gentilhomme Portugais quimenoit unevie très-scandaleuse. Sa maison étoit un petit serrais& rien ne l'occupoit davantage que le soin d’avoir debelles esclaves. Bouh.
Serrail, se dit austì de cette partie de la baise - courdes maisons royales, où l’on enferme les lions, lesours, ou autres bêtes farouches. Locus in quoferadetinentur.
Serrail. Ville de la Turquie en Europe, 8t la capitaledu royaume de Bosnie.
SERRAIN. f. m. Ville de l’Arabie Heureuse, éloignéed’Hali de dix-neuf parasanges du côté du nord.SERRANE. Nom d’une île de la mer du nord, situéeentre la Jamaïque & la côte de Nicaragua. Senanainfula. Elle n’a que deux lieues de circuit, 8c elle w’estconnue que par deux naufrages. Le premier est celuide Serrano, Gentilhomme Espagnol, qui s’y étant sau-vé à la nage, ne trouva ni fruits, ni herbe, ni eau, 8cy vécut seul pendant trois ans , n’ayant pour toutenourriture que la chair des écrevisses & des tortues ,8c pour breuvage que l’eau de la pluie. Au bout derrois ans, un autre homme s’y sauva encore d’un nau-frage, Sc y vécut encore quatre ans avec Serrano; 8cau bout de ce temps un vaiíleau Eípagnol les en re-tira : le compagnon de Serrano mourut dans le voyage.Serrano survécut. Il avoir le corps tour velu, la barbe8c les cheveux lui descendoient jusqu’à la ceinture,8c il fut présenté en cet état à 1 ’Empereur Charles-Quint,qui lui donna quatre mille huit cens ducats àprendre au Pérou, dont il ne jouitpas, étant mort enfaisant le voyage. Maty.
SERRANHILAS. Mot Espagnol. Petites Serranes. C’estun amas de petites îles, ou plutôt d’écueils. Serraml-U. Elles font au nord de l’île de Serrane , entre la Ja-maïque 8c la côte de Honduras. Maty.SERRALIONA. Voye\ Liona.
SERRAT D LE. s. f. Serratula. Plante qui pou sse desfeuilles oblongues,larges, plus grandes que celles dela bétoine, semblables à celles de la grande valériane,dentelées en leurs bords, d’un vert obscur. Sa tigecroît jusqu’à deux ou trois pieds, droite, ferme, rou-geâtre, cannelée, se divisant par en haut en plusieursrameaux, portant des feuilles découpées comme cel-les de la scabi euse, 8c différentes de celles d’cn-bas.Ses sieurs naissent au sommet des branches, attachéesà de petites têtes oblongues, écailleuses, formant cha-cune un bouquet de sien tons purpurins, évasés parle haut 8c découpés en lanières, comme aux autresespèces de jacée. La semence qui succède aux sieursest garnie chacune d’une aigrette. Sa racine est fibrée,d’un goût un peu amer. Elle croît dans les bois, dansles prés, aux lieux sombres & humides. Elle est vul-néraire, propre pour les contusions, 6c pour ceux quifont tombés de haut; elle dissout le sang caillé. Onl’applique écrasée avec succès fut les hémorthoïdes.O11 la nomme ferratule, parce que ses feuilles íontdentelées comme de petites scies. La ferratule a quan-tité de racines. Cette plante naît dans les bois, íur-touten Bohême. Toute la plante bue dans du vin blancest fort bonne à ceux qui font tombés de haut, carelle résout le sang qui s’est pris hors des veines. Levin de fa décoction nettoie les ulcères 8c les ferme : 011
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l'emploie en fomentation pour appaiser les douleursdes hémorthoïdes. Les Teinturiers s’en lervent pourdonner couleur aux draps de laine.
SERRAVALLÉ. Nom d’un bourg de l’Etaf de Genes ,en Italie. Serrevallis , Serravallis. Il est aux confinsdu Milanois, à trois lieues de Tortone vers le miai-U y a austì un bourg de ce nom/ dans le Trévisan, en-viron à une lieue de Cénéda, vers le levant. Maty.§CT SERRE. Rivière de France , dans la Champagne,qui a la íource dans la Thierache, 8 c va le jeter dansl’Oile à la Ferre. .
%fT SERRE. f. f. Communément main, en termes deFauconnerie. C’est le pied des oiseaux de proie , * eSongles, les griffes. Ungues falcati. L ts ferres d un ai-gle j d’un milan. Cet oiseau de proie a les fer ,eSbonnes, fortes. Tenir dans les ferres.
§CFOn dit familièrement qu’un homme a la ferre bonne,pour dire, qu’il a la main forte : ce qu’on appliq ucgurément à un conculîìonnaire , à un voleur , a 1111homme qui a de la peine à lâcher ce qu’il tient.^
IJCT Serre. Terme de jardinage. Lieu couvert ou l° nferre pendant l’hiver les orangers , & les autres arbrequi craignent le froid. C’est une espèce de salle 011galerie de trois ou quatre toises de largeur fur certa«J®longueur, au-rez-de-chaustée d’un jardin , exp 0 ^le mieux au midi, bien percée pour en recevoir R 1lest, & close de portes , 8 c châssis doubles, dans »*quelle on ferre les arbrilleaux , les orangers , 7sieurs & les fruits qui ne peuvent pas souffrir la 11gueur de l’hiver. Davil. Les grands jardins doiveiavoir des serres dont les ouvertures doivent être e x P°fées au midi.
Les serres où l’on renferme les orangers , se 11 ^
ment orangeries. Voyeç ce mot. Pour les plantes pdélicates on a des ferres échauffées par des postes él’on nomme étuves , ou ferres chaudes. Far la c ’leur artificielle de ces ferres nos Jardiniers nous p r ° crent en hiver les sieurs 8c les légumes du printemps’8c au printemps, les fruits de l’été, quelquefois 111me ceux de l’automne. j
Serre, est austì Fend roi t où l’on conserve le fruit pua^il est cueilli. C’est la même qu c fruiterie. Voyezterie. Ayant une ferre bien conditionnéegrand froid 8c contre les humidités, il faut couvrir íplanches d’un peu de mousse extrêmement tech e ’’placer les poires séparément l’une de l’autre, Scner de Fait autant de fois que lc beau temps I e P epermettre. La Quint. P. III 3 p. 2pj. p
Serre. f. f. L’actionde serrer, de presser le marcsin ou d’autres fruits au pressoir. J’ai eufeuillette de vin de la première ferre. U seroitàí° uter que ce mot ne demeurât pas confiné dans la P, ^vince. II est énergique, & l’on doit savoir bon F 1 'F Auteur du Spectacle de la Nature de lavoir emP J 'plusieurs fois dans Fexemple qui fuit.
Pour faire du vin blanc, on commence par j et jr r f £ Sraisins fur le pressoir fans les fouler dans la cuve.avoir donné très-promptement la première s erfe> -ftcreleve les raisins qui le font écartés de la Kmasse, (ce que notre Auteur appelle la retrouJJ eon donne la leconde_/erre. Enluite avec une P, jgpelle tranchante , on r aille carrément les extremR jla masse des raisins: on rejette par- dessus tout ^a été taillé des côtés, & on donne la troisième J fqu’on appelle pour cette raison la première tauII , p. 163. ç’eft
Serre. Terme de Fondeur de menus ouvrages. ç eune des deux sortes de presses dont ces ie }
fervent pour serrer 8c presser l une contre 1 3deux parties de leurs moules.
, long
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Serre , est auísi en terme de Sucrerie, un com . t j£jplat, de fer 8c de bois, dont on le sert pouf 3ir all rrouleaux 8c cylindres de bois, dont on rempmbours de fer des moulins à sucre. r , p c jjez' eSSerre-argent, est une chambre nomnec ainsi ^jeiigrands Trésoriers, qui est grillée , bien ferineeétayée, où l’on ferre l’argent, qui est en tfJP forts,abondance pour ctre contenu dans des con stgSerre-bauquieres , en termes de Marine >