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A Malteon distingue les vrais Chevaliers , des Che-valiers ou Freres servans , qui ne font pas obliges deraire des preuves de quatre races. On les zppelìeSer-Parmes , & ce íont ceux du troisième rang dans'Jrdre. Les Servans d’armes ne font pas nobles deíj Uat £; races comme les Chevaliers. Ils portent l’épée,j Et qu’ils soient simplement Gentilshommes. EnJurisprudence féodale , on dit un fief servant, à l’é-gard d’un fief dominant, duquel il releve. Voye \r Fief.
On appelle Freres servans chez les Freres de S. Yon,& de quelques autres Ordres Religieux, ceux qu’onappelle dans d’autres Ordres Freres Convers. Des-cn P' Géogr. & Hs. de la Haute-Normandie , T. II,pag. i z j,
SERVANTE, f. f. Fille ou femme qui sert dansl 'ue maison, qui y est employée aux plus bas offices,j* er f a } Famula. Jeune, vieille servante. Servante denalíe-cour. Servante de cabaret.
Les Filles de la Charité , s’appellent Filles de laGharité, servantes des pauvres. P. Hhlyot, T. VIII,«Jj XIV.
C’est aulîì un terme de civilité dont les femmes ferervent dans le discours ordinaire & dans la íouícrip-tion des lettres. Je fuis voítcservante , votre très -humble servante.
Cette façon de parler, je fuis votre servante , vo-tte très - humble servante , s’employe quelquefois parraillerie ; pour dire, je ne me soucie point de cela, je1)1 en mets fort peu en peine. Ah ! très-humble/ër-vante au bel esprit, ce n’est pas là que je vise. Mol.non dans le style familier.
ervante , qu’on nomme auífi demoiselle , ou renjor-m °ir. Terme de Gantier. Voye ^ Renformoir.
On dit proverbialement de ceux qui tâchent d’irri-ter les esprits , quils font comme la servante à Pila-tss qu’ils le plaisent dans le désordre.
WANTOIS. f. m. ou SORVANTOIS. Vieux mot.I crine de Poésie. Sorte de vers ou de satyres, quep. a ntoienr les Trouvères, Poctes Provençaux, selonnivention des Picards : ce qui vient de cervel , ou^iveau. Art de Rhétorique ancien. Borel. Presque°ute s les Provinces de France eurent leurs Roman-ets i jufqu’à la Picardie où l’on compofoit des ler-pièces amoureuses Sc quelquefois fatyriques.
SF n RV E. f. £ Vi eux mot. Dans la Coutume de Niver-, ois. Le poiflon mis en serve, c’est le poiílon mis en°Utiq Ue ou réservoir. De Lauriere. La serve est unle jj °ù l'on conserve le poisson. C’est ce qu’on ap-Pelle gardoir. En plusieurs endroits du Royaume one iert du premier terme. Et l’on met cette différenceooste serve & gardoir, qu eserve fe dit du lieu ou°n conserve le poisson pour le prendre à mesure qu’on^*U besoin, & que 1 c gardoir ne fe dit que d'un en-jhoit où l’on met le poisson au sortir de l’étang, pourrp j o. e n. i r c dégorger.
p "LISTE. Disciple ou sectateur de Michel Server,qis i Res ^otitrinitaires de ces derniers temps. Quoi-bt'l ‘’ i” aR Point cu de véritables Disciples, ayant étéP a Genève avec ses livres en iyyj , on donne quelnit et °is le nom de Serveuses aux nouveaux Antitri-Sixr' reS ’ P arce q u ’ ils ont suivi ses traces. Scrvetíjls.tist C Sienne appelle aussi quelquefois les Anaba-es oervéry?e s, confondant ensemble ces deux noms.t ene sset Servet a suivi en plusieurs choses , les er-c ts âe Anabatistes. Comme les livres qu il a écritstabler 6 m Yhère de laTrrnité font très-rares , fes vé-Un es fintimens font peu connus. M. Simon qui avoira ip e ^ Xena ?I a ire de la première édition , les explique*ate aU ong dans son Histoire critique des Commen-s >atq lS Nouveau Testament. Quoique cet Hété-Pour C íe ^ erve Ees mêmes raisons que les Ariens ,fait j^^battre la Divinité du Fils de Dieu , ilssntiiq aUm °’ ns profetfion d’êtrc fort éloigné de leursS° c ini ens, II est aulfi opposé cn plusieurs choses,auxdanss 0 U o Sandius ^'est trompé , quand il a avancéS et v et n Catalogue des Ecrivains Antitriniraires, qued e Sai ^r U P rc * c l ue les mêmes fentimens que Paul, holate. Servet au contraire témoigne dans les
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, livres de la Trinité, qu’il est fort éloigné des fenti-mens de Paul de Samolate. Ii ne paroït cependant pasavoir un système de Religion bien arrêté & fixe, aumoins dans la première édition des sept livres qu’ilpublia en 1331 contre la Sainte Trinité fous ce titre:De Trinitatis erroribus libri septem , per MichaelemServetum alias Reves ab Arragonia Hispanum. Il pu-blia Pannee suivante des Dialogues fur le mystère dcla Trinité. Dans la Préface qui est à la tête dece fé-cond ouvrage, il fait connoître qu’iln’étoit pas con-tent de son livre. C’est pourquoi il travailla à un au-tre fur la meme matière qui est beaucoup plus étendu,& qui ne parut qu’en ij/5 , peu de temps avant famort. Ceux de Genève s’etant saisis des exemplairesde cette édition , ils les firent brûler , enforte qu’iln’en est resté que deux ou trois, dont il y en avoituiià Bâle, où le livre avoir été imprimé. Cet exemplaireest maintenant dans la Bibliothèque de Dublin. San-dius fait mention de cette dernière édition dans faBibliothèque des Antitrinitaires , & Calvin n’en citepoint d’autre dans fa réfutation des erreurs de Server.Voye £ les actes de cette réfutation qui ont été impri-més avec les Opuscules de Calvin. Il y est fait men-tion de plusieurs Ouvrages particuliers de. Servet, Scentre autres de fes lettres , & d’une Apologie qu’ilécrivit à Mélanchton.
|SERVIABLE, adj. de t. g. Synonyme d’officieux ,mais plus du style vulgaire. Prompt à rendre service.Officiosus , obsequiosus. C’est un ami serviable, l’hom-me du monde le plus serviable.
SERVIABLEMENT. adv. D’une manière serviable. Of-ficiose , obsequiose. Quelqu’un a voulu introduire cemot, mais il a été condamné.
SERVICE, f. m. En matière de religion. Culte extérieurqu’on rend à Dieu. Cultus. Il faut préférer le servicede Dieu à toutes choses. On appelle en ce sens leService Divin, §CP Officium divinum , la célébrationde l’Office divin, la Messe, & généralement toutes lesprières publiques qui fe font à l’Eglife. Le Service Di-vin fe fait plus solennellement aux Fêtes doublesqu’aux Fêtes simples. Les cérémonies donnent plus demajesté au Service Divin. Boss. Il ne faut pas causerà l’Eglife durant le Service. On fait fermer les caba-rets pendant le Service , pendant la Messe Sc les Vê-pres. O11 quête à l’Eglife pour le Service du S. Sacre-ment, de la Vierge, des Trépassés.
Service, fe dit aulfi d’une Messe haute, & des prièrespubliques qu’on dit pour un mort. Feralia , feralesprecationes. Vous êtes priés d’alfister au convoi, ser-vice Sc enterrement d’un tel, au service du bout del an. On a fait dire des services pour lui en plusieursEglises. Les Crieurs appellent un service complet, uneMesse haute, des Vigiles la veille, & six Messes basses.
De là, Service íe diíbit autrefois des ladres ou lé-preux qu’on regardoit comme morts au monde*; &faire le service , c’étoit la manière de recevoir le la-dre, le meure hors du siècle, & le rendre en fa borde,avec les cérémonies Sc les prières qui fe faiíoient pourcela. M. de Laurière les a décrites dans son Glossairede Droit.
On dit, fe consacrer au Service Divin, pour dire ,embrasser la profession Ecclésiastique. Statum Eccle -fiaslicum amplecti , eligere . Un tel a renonce au mon-de , il s’est consacré au Service de Dieu. La mêmechose fe dit aussi de ceux qui fe donnent entièrementaux œuvres de piere.
Service , fe dit auífi de l’emploi, de la fonction de ceuxqui fervent le Roi dans la Magistrature , dans les Fi-nances, & particulièrement dans les armées. Ministe-rium , servitium , opera, C’esten ce sens qu’on dit
qu’un Magistrat, qu’un Procureur Général, un Maîtredes Requêtes a tant d’années de service , pour dire,tant d’années d’exercice. On dit de même qu’un Mi-litaire a tant d’annees de service , pour dire, qu’il faitle métier de la guerre depuis tant d’années.
On observera en passant, que le mot de service ditabsolument, s’entend toujours du service Militaire ,du service que les gens de guerre rendent au Roi dansfes armées. Ainsi l’on dit, entrer dans le service, être