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Tome septieme. [PRO - TE.]
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dans le service 3 quitter le service 3 fe retirer da ser-vice.

Dans ia Maison du Roi , on appelle service 3 rousceux qui font nécessaires au service actuel du Roi. LeRoi ne mene à ce voyage que 1 tservice. Ac. Fr.Service , fe dit aussi des secours que les hommes sedonnent les uns aux autres, des bons offices qu’ils ferendent. Officium 3 obsequium. Cet homme est fortofficieux, il rend service à tout le monde , de fa per-sonne, de sa bourde. On le vouloir calomnier auprèsdu Prince, je lui ai rendu un grand service , je l’ai jus-tifié. Les services que rendent les amis qui n’agilsentque par vanité , ont quelque chose de languissant 8cde gêné, qui embarraíse ceux mêmes qu’ils obligent.S. Evr. La plupart des hommes fe souviennent bienmieux des services qu ils rendent, que de ceux qu’ilsreçoivent. M. Scud. La plupart des Grands if estimentles services qu’on leur rend, qu’à proportion des rai-sons qu’on avoir de n’en rien faire. S. Réal. Il ne fautpas attendre des hommes, des services purs , 8c fansretour. Bell. On offensé les gens en leur rendant desservices d’un air farouche & impérieux , qui fait tropsentir le besoin de la dépendance. Id. Les services sontcomme les diamans, dont le prix est en eux-metnes ;mais dont l’agréraent dépend de la manière qu’ils fontmis en œuvre. M. Es?.

$CF Sous ce point de vue les mots de bienfait, de bonoffice 8c d tservice 3 font ordinairement regardés com-me synonymes , & nos Dictionnaires les définissentl’un par l’autre. Nous avons dit ailleurs les nuancesqui les distinguent. Le bienfait tient de la grâce; ilest absolument gratuit. Le bon office suppose une es-pèce d’obligation. Le service est encore d une obliga-tion plus étroite. Voye% Office 8c Bienfait.

fs? Service, se dit en ce sens de tout ce qu’on fait d'u-tile ou de glorieux pour le Souverain , pour l’Etat,tant en guerre, qu’en temps de paix. Ainsi l’on dit qu’unGénéral d’armée , qu’un Ministre, &c. ont rendu degrands services à l’Etat. Celui qui exagère ses services 3est censé en demander indirectement la récompense.S. Evr. Les services les plus éclatans rie font pas tou-‘jours les plus sensibles pour les Souverains. S. Réal.

Service, fe dit auíîî des secours mercenaires que ren-dent les valets à gages, 8c généralement toutes sottesde domestiques. Famulatus 3 servitium. Il y a eu plu-sieurs laquais qui me font venus offrir leurs services.Il s’est mis au service de ce Seigneur en qualité d’E-cuyer , de Maître d’Hôtel , de Sécretaire. II signifiemême l’état, la condition de celui qui sert. Cet Arti-san a mis ses enfans en service 3 il est entré en serviceun tel jour.

Service. En termes de Jurisprudence, est le devoir a ti-que! un sujet est tenu envers son Seigneur féodal. Ser-vice de Chevaliers. Service de cheval. Service de com-pagnon , c’cst 1 eservice d’un Vassal, qui est obligé deservir son Seigneur en guette, avec un ou plusieurshommes. De Lauriere. Service de cour ou de plaids;c’est celui qu’on rend en assistant aux plaids pour ju-ger le procès. Les Vassaux tenus au service de plaidsíe nommoient hommes de conjure , parce qu’ils nepouvoient prononcer aucun jugement, qu’ils ri y eus-sent été conjurés, c’est-à-dire, priés par le Bailli. Voy.M. De Lauriere. Service d'ost , c’est service deguerre. Le service de plaids est celui qui est dû par lesVassaux, pour affilier aux plaids du Seigneur féodal,ou de ses Officiers Justiciers. Service de Prévôté, c’estl’obligation qu’ont dans la Coutume de Normandie,les hommes tenans d’un fief, de comparoir en per-sonne, ou par Procureur spécialement fondé , pourfaire faire élection d’un Prévôt chaque année, & re-connoître les rentes 8c redevances par eux dues ; ouplutôt, selon M. de Lauriere , c’est l’obligation où ilsIon t tous de faire l’Office de Prévôt lorsqu’on est nom-mé par ses consorts. Service de corps , est celui quele vassal doit en personne à son Seigneur. Servicestrepa(ìés , Ion t \es services des années passées.

Service , le dit auffi en parlant des animaux , 8c deschoies inanimées, pour désigner Fustige qu’on en tire.Usus t utilitas j opera. Cette paire de bœufs m’a ren-

du bon service , ils m’ont servi long temps. Plusieursdoivent des redevances à leur Seigneur , d’un chevalde service , d’un bon coureur. Ce vailleau, ces habits,ces bottes íont de bon ou d’un bon service.

On dit, que les jambes, que l’estomac, refusent leservice 3 pour dire, que les jambes, que l’estomac nefont plus leurs fonctions qu’avec peine.

On le dit auffi en termes de civilité, pout offrir fapersonne, ou ce qu’on possède. Je luis entièrement avotre service. In usum 3 obsecjuium. J ai mille écus avotre service. Voilà une belle épée, elle est, Monsieur,à votre service 3 je vous prie de l’accepter. J’ai une'maison aux champs qui est à votre service.

Service , fe dit auffi d’un certain astortiment de meu-bles , qui sert à table, soit vaiffelle, soit linge. Messaria supellex. Un service d’argent, de vermeil dore,c’est un certain nombre de plats 8c d’affiettes, balluir& aiguières. Un service de linge damassé, ouvre 8Cuni, c’est un certain nombre de serviettes avec les nap-pes, pour couvrir la table & le buffet. ,

Service , se dit auffi des plats qu’on sert sur la tabletout à la fois pour la couvrir. Ferculum. On a traitecet Ambassadeur à quatre ou cinq services 3 chaqueservice étoit de tant de plats, fans les hors-d’œuvres*Prima 3 secunda , &c. mensa.

Service , le dit auffi de Faction même de service.Officier étoit de service à la tranchée. Ex officio, h een quartier, il est en service. Il a prié un de ses cama-rades de faire le service pour lui. Ce Conseiller est deservice à la Tournelle. Il faut appeler l’Huiffier d ej cs 'vice 3 qui est de jour.

Service. S’entend dans Fart de bâtir , du transport amatériaux , du chantier au pied du bâtiment qu st"éleve, & de cet endroit, sur le tas. Ainsi plus l’ed 1ce est haut, plus le service en est long & difficileachever. Daviler. a >

Service, fe dit au jeu de Paume, pour signifier le estoù est celui à qui on sert la balle. On dit en ce I ectre d u côté d u service.

Il se dit auffi de Faction de celui qui sert, 8c j es ,^la balle sur le toit. Voilà un service difficile. Un > Iiechant service. '

On dit proverbialement, Service de Grandsj npas héritage, pour dire, qu’on est souvent mal îccopensé , qu’il ne faut pas faire fond là-dessus. ^SERVIE. Nom d’une province de la Turquie, en .rope. Servia. Elle est bornée au levant par t

rie, au nord par le Danube & la Save qui la ssP " 1 ade la Hongrie. Elle a au couchant la Bosnie , 8c \midi l’Albanie 8c la Macédoine. On lui donne q ^quesois le nom àeRascie 3 apparemment à cam c [íCrivière de Rasca qui y coule; on la divise en si 11Sangiacats ou Gouvcrnemens particuliers, qu>nent leurs noms des villes de Belgrade, de Sème ' 1de Scopia 8c de Crottovo, qui en font les capi ta ^outre lesquelles on y trouve encore Nissa, Giuss 1 j, {Procupie, Novibazar, &: quelques autres. A u mServie a été autrefois un Royaume particulier,elle avoir incomparablement plus d’étenduc qt iene venons de lui en donner. Elle étoit divisée er ss, fCvie méditerranée , bc Servie maritime ; la P re ° j âcomprenoit , outre la Servie particulière, to stBosnie ; 8c l’autre s’étendoit depuis la Botnie, Istgolfe de Venise, entre la rivière de Cerrina 8c j ^nie ; & ainsi elle comprenoit la partie de la P a 11 p tl -qu’on appelle aujourd'hui VHer^égowine 3 . ou cS

ché de Saint-Saba. Scopia étoit la capitalRoyaume, qui est aujourd’hui presque tout enticla domination du Turc. Matv. . ç e f'

SERVIEN, ENNE. f. m. & f. Qui est de Servie.^,bus 3 Servus- Un Poionois & une Setvicnnc >veaux Catholiques, moururent en demandantctemens avec de grandes instances. Mém. dedul.ev.r7 r s. , . .rinsi»

SERVIER. Loup Servier. Quelques-uns ecrivenau lieu de Cervier. Voyez Loup. hid lte

SERVIETTE, s. f. Linge de table qu’on mer lus ffir

couvert, pour manger proprementses habits, 8c s’en essuyer les mains 8c

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