SER
^ j a àe8 serviettes pleines , àes sefvìetles ou-/ ee ? lies serviettes damaícées. Foye\ ces mots-,
prés le repas on donne la serviette pour essuyer lesmains.
§3* Donner la serviette au Roi, à un Prince, c’est leurpre enter une serviette mouillée par un bout , afin9,? ls s «n servent à laver & à etîuyer leurs mains.fO* II 1 ^o'mìion la plus honorable du service.
* o, P ai '°ît qu’on íe (ert également du latin mantile. ma Ppa } pour dire , une serviette. Cependant à eujugei par les vers de Martial, mappa signifie la ser-viette , & mantile la nappe. On íait que ce fut una ge chez les Romains, au moins que chaque coli-te apportât fa serviette avec lui. Martial parle dans*} e de se s épigrammes d'un certain Hermogène quij, rob °it toutes les serviettes , 8c qui trouva le moyenexporter la nappe un jour que les convives n’a-tr ° ,ent j point apporté de serviettes dans la crainte d’ê-
dttulcrat mappam nemû , dum furta timentur ;
Mantile e mensâ suflulit Hermogenes .
ï rp I , ETTE , ou Bandage du corps. Terme dé Chirurgie.
P^ce de bandage fait avec une serviette pliée en troissubies suivant la longueur, & roulée par les deux0 ° Ucs * O n l’applique autour du corps fur l’apparcil ;e n attache les deux bouts pardevant, 8c on la sou-? avec le scapulaire. Ce bandage s’cmploie auxde la poitrine 8c du bas-ventre.
. *hE, adj. m. 8c f. Qui appartient à l’état, à la fonc-°nd’uu valet, d’un esclave, qui est bas de mécani-Servilis. Emploi servile. L’Eglife défend de tra-q 1 * ec aux œuvres serviles les Fêtes & les Dimanches.dé 1 p VU à gens de néant s’emparcr de la conduiter S ' bt ats, & les Empires gouvernés par des mainsc óìid'^ ^ mercenaires. Bal. On dit auísi, il est de^ Itlo n, de naillance servile , pour dire, qu il est£ et ou eíclave. Ex servili genere ortus.g a 11 tei 'mes de Plain-chant, on appelle les tons pla-ins r < 7\ Cons serfs ou serviles , collatéraux, íubordon-Servile ^6 1UX > âépendans, soumis, &c. Brossard.tsy ' ‘ e dit figurément en Morale, de l’efprit ,eTpcit^r Us âéfigner la bassesse des fentimens. Ame ,tiièr--homme qui a des fentimens , des ma-hon^ ^ a ë 11 ' qui ne conviennent qu’à un valet, à unf e , llîle de la plus baffe condition. Et dans le mêmeL* 0 t’/.^mplaifance, flatterie basse & servile. Servilis.sr v '/ n f des inférieurs doit être exacte , fans ctref aç j 1 s’t-Éctí. Il faut que la flatterie n’ait rien deBjj!’ flui ressente une ame servile , ou intéressée,te ’• , ani ais je n’exigeai ni de circonspection gênau-assiduité servile- FlÉch.
à Cr • eologie on dit crainte servile > par oppositionQ lllte filiale. Foye^ Crainte & Fihal.p QUt n , dlt - d’un Traducteur, qu’il est trop servile ,de s 0 .’ flu'il s’attache trop à la lettre, aux termesdir c tt -P r 'ginal; 8c on dit, Traduction servile } pourSe A c . ra duction où l’on s’attachc trop à la lettre.
Les Í M£ NT. adv. D’une manière servile. Serviliter.cénas, rt UsS Motivent flattent trop servilement leur Mé-serv,[ ( n Traducteur n’est pas obligé à s’attacheritii eu5 . /72 f ,2f aux termes de l’original. S. Evr. U vautv éri t ^ Sa PPhquer directement à la recherche de ladaticetp^ e sen tenir servilement aux opinions
le joue ii IL ’ s °ycz honteux de plier servilement touse l a tyrannie. M. Scud.
ç V °s ni vil cent fois fous fa main bénissante ,Ur ber servilement une épaule tremblante.
, Boil.
SERvìt
s’est forrn/^á- f. f. Qualité de ce qui est servile. Il“eaux efpp Utle espèce de conjuration par quelquestotis tepréP ^° Ur Ptossrire le grec, ainsi que le latin,^He s octe , en tant l’étude de ces deux langues comme
r c s erv Hité, propre seulement de ces esprits1 ome FIL
féptilcs, q'ûì ne saúròiên't rien dire si queîqu v ùn ne í'àdit avant eux en grec ou en latin. Mèm. de Tr. Je nécrois pas qu on le trouve ailleurs.
SERVILIUS, A. í. m. 8c f. l4om d’ur.e famille Romai-ne. Servilius , a. Les Servilius étoient originairesd'Albe. Tullius Hostilius ayant détruit Albe , trans-porta la lamille Servilia à Rome, 8c la mit au nom-bre des Patriciennes. Il y a plusieurs médailles de cettefamille.
SERVIOl E. f. f. Terme de Marine. C’est Une pièce désapin qui sert à former l’épcron, & à le tenir en étatsTignum abietinum.
f3* SERVIR, v. a. S’acquitter de certaines fonctions au-près d’un maître en qualité de domestique. Famulare.Depuis quinze ans il sert le même maître. Servir quel-qu’un en qualité de valet de chambre, de cuisinier jde maître d’hôtel. On ne peut servir deux maîtres à làfois. On le dit absolument. IÍ est las de servir. Servirà la cuisine, à la chambre.
§3“ Dans les cérémonies de l’Eglife, le Diacre, le Soti-diacre servent le Prêtre à l’Autcl, c’est-à-dire, font lesfonctions de Diacre , de Soitdiacrc. Servir la Meflêou à la Messe servir le Prêtre qui là dit, Mïràstarc.
||3* Servir (on maître à table , lui donner les chosesdont il a besoin pendant le repas. Le Prince dc Gallesdonna à souper dans fa tente au Roi Jean son priíon-nicr, 8c le servit pendant le repas fans fe vouloir met-tre à table avec lui.
Servir les viandes fur table, les mettre fur la table»Mense apponere. On dit absolument servir. Meri[aràinflruere. On a servi. Ces Messieurs font servis-.
§f3T On dit aussi , servir une table. Mchjam insruérèdapibus . On servit plusieurs tables à la fois.
j-CT Servir , signifie aussi donner de quelque plat, déquelques mets à celix avec qui l’on est à table. Savoircouper à table 8c servir ses convives avec dextérité *fait une partie du mérite de nos aimables gens.«Servesde la poularde à votre voisin. Serves ce ragoût pen-dant qu’il est chaud.
A3” En termes de Guerre, on dit que samlleric a étébien ferrie , pour dite , que les canonniers ont biciifait leur devoir, qu’on a tiré le canon avec alitant d’a-dreíle que de diligence. Servir le canon , l’artillerie.
H3° Servir , signifie aussi aider, assister, être utile ,obliger, rendre de bons offices. Benè mereri de ali-quo. On doit servir (es amis, les servir dc son crédit,de les conseils, &c. Juvare. On ne sert les autres quepour être servi foi-même dans le besoin. M. Esp. Làvanité qui íe déguste fous le nom d’amirié , n’est qu’linamour propre, qui íe sert lui même dans la períonnéqu’il fait semblant de servir. S. Evr. Soie qu’un Au-teur réussisse, ou ne réussisse pas, on lui doit renircompte de fa bonne intention h servir ie public. Id»Il est assez ordinaire de se plaindre que nos amis nénous servent pas avec assez de vivacité. Bell.
Servir Dieu , lui rendre le culte Hui lui est dû *
! s’acquirer des devoirs d’un bon chrétien. Debitum Deócultum exhibere , chrìsiani munia obire , exsequi iadimplere. ,
(sT Servir 1’Eglise, 1’Etat, fa Patrie , falre quelqudchose d’utile, d’avantageux pour l’Eglife, l’Etat, làPatrie. Benè mereri de.
ìsT Servir les pauvres, leUr rendre les memes servicesqu’un domestique rend a ion maître.
! K3” Servir le Roi dans les armées, dans son conseil *dans la magistrature* dans les finances, c’est exercerquelque emploi dans une de ces choses pour le ser-vice du Roi.
£3“ Quand servir se dit absolument , on entend tou-jours le service militaire. Stipendia mereri. Servir dansí’infmterie. Stipendia pedibus facere. Un tel a servien Italie, en Allemagne. Il a servi íous tel Général.
Les DieuX fervent César , mais Caton fuit Pompééi
Bréb.
Sers ma fureur , GEnone > <S> non pas ma raison .
Racine»
Brrr