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íjervir. On dit figurément & familièrement , servirquelqu’un à plats couverts , pour dire, lui rendre ensecret de mauvais offices.
Íjervir, se dit plus particulièrement de l’esclavage, dela domesticité. Servitus 3 famulatus. Cet homme estbien servi , il a plusieurs domestiques , plusieurs es-claves. Optimo uti famulatu. Il faut donner récom-pense à ceux qui ont bien servi. Il sert en qualité deMaître-d’Hôtel, de Sécretaire, de Laquais, de Cocher,de Palfrenier. On dit d’un valet à tout frire , qu’ilsert à tout, à la chambre & à la cuisine.
Servir, se dit auffi de Rattachement qu’un homme aauprès d’une Dame, dont il tâche d’acquérir les bon-nes grâces. Servir une Dame en ce sens, lui faire sacour, lui rendre des foins assidus. Ce Cavalier sertcette Maîtresse depuis dix ans.
Servir, & persévérer ,
C’est ajse\ se déclarer.
istT Expression qui vieillit, même en poésie.
ÇCT En termes de Jeu de Paume, servir la balle , ouabsolument, servir , jeter la balle sur le toit à celuicontre qui l'on joue : Sc servir sur les deux toits, lajeter de manière qu’ellc aille fur les deux toits avantque de tomber.
fsT Aa figuré ,servir quelqu’un fur les deux toits, luirendre tous les services possibles, lui faciliter, autantqu’on le peut, les moyens d’exccuter ce qu’il a en-trepris.
tsT Servir , se dit encore en d’autres jeux, au ballon ,à la longue paume , au volant ; jeter le ballon , laballe ou le volant à celui contre qui l’on joue.
$fT Servir, construit avec la particule de. v. n. Fairel’office de , tenir la place. Servir de guide , d’écuyer,de père. Cette ville sert de rempart à toute la provin-ce. Cela m’a servi de prétexte.
0CT Servir a. Être bon, être propre à quelque chose.Prodesse. L’eíptit de la plupart des femmes sert plusà fortifier leur folie que leur raison. Roch. Cet ins-trument sert à telle chose. Cette machine ne peut ser-vir à rien. Un Astrolabe sert à prendre les hauteurs.La boussole sert à diriger la course d’un vaisseau.
$CF Servir signifie encore être d’usage. Ce cheval nepeut plus vous servir. Ces gants, ces souliers pourrontvous servir. Usui esse , haberi.
$3" Se Servir, v. récip. Faire usage. Uti. Sc servir delunettes pour lite. Sc servir de son crédit, de son ar-gent, du crédit, de la bourse de ses amis. Se servird’un mot. Usurpare. Dans la nécessité on se sert de ,tout ce qu’on trouve. Il s’est servi de tous les moyensimaginables pour, &c. Quel avantage peut-on tirerd’avoir de l’esprit, si on ne fait pas s'en servir à se ifaire aimer? Le C h. de M.
On dit en termes de Marine, faire servir , pour dire,isT éventer une voile qui a le vent dessus, ou quel’on tient en ralingue. On dit d’un vaisseau qui est enpaume, qu’il fait sen'ir , quand il évente les voilespour faire route. Vela dare , pandere , expandere ,explicare. Cet Officier a fait servir la grande voile ,la misaine ; cet autre, les balles voiles.
11 s’emploie aussi absolument. Après avoir demeuréen panne touc le matin, nous fîmes servir fur le midi.Guillet. Explicare vela.
Servir , fe dit aussi en matière de fiefs, lorsque l’undépend d’un autre , Sc qu’il lui doit quelques rentesSc redevances. Clientelari, obsequio uti■ Un arrière-fiefsert au Seigneur féodal. On dit en ce iens, qu’unhomme est bien servi d’une rente, lors qu’il en est bienpayé; qu’il y a long-temps qu’il n’en a été servis pourdire, qu’il lui en est dû des arrérages.
Servir , fe dit aussi en matière féodale, pour dire, fairela foi Sc hommage au Seigneur, S< lui payer les droitsqui lui font dûs. Obsequium clientelare , pr&sïare , ex-hibere. Ce fief a été servi , c’est à-dire, il est acquittédes droits & devoirs. Servir le fief, c’est faire la foi& hommage au Seigneur, & lui offrir & jurer le ser-vice féodal
SER
Servir. Vieux terme de Pratique en Artois, tes cattfôservent , quand elles échéent Sc s’expédienr. Servirtâfaits ou ses écritures, c’est les fournir en Justice. RLaur. ,
Servir, fe dit proverbialement en ces phrases: ce*sert comme un clou à soufflet, comme un cautère lurune jambe de bois, comme une cinquième roue a UI1carrosse, pour dire, ne sert de lien. Il n’y a q»immot qui serve , pour dire, il faut parler nettementconclure. On dit auffi, qu’un homme sert de faquj 11 *de marotte , pour dire, qu’il est en butte à toutes crailleries. On dit aussi , que tout sert en ménage -1sert de la patte du chat, pour tirer les marrons du te ,pour dire, il expose un autre au danger, pour vemfbout d’une affaire dont il veut avoir le profit. 1* Ljuste de servir Dieu avant son ventre, d’aller à la Mj ^avant que de déjeuner. On dit à un benêt qui rerien faire, & qui attend qu’on le serve, serve{ "dard , fa femme est en couche.
SERVI, IE. part. .
SERVIS, f. m. Rentes seigneuriales. Ce mot fe joi» r ^dinairement avec cens , Sc se dit fur tout en p“) sDroit écrit, & en Lyonnois Census & obsequium-íont les devoirs qui íont dus par le censitairetéote au Seigneur, à cause de l’héritage qi" » 1J adonné à cette condition. On a fait saisir cette te ’faute de payement de cens Sc servis. Non P ri Jobsequiis vindicare. . . aï
SERV 1 SSABLE. Vieux adj. m. Sc f. Serviable, omeitselon la Chronique d’Austrasie. Borel. , . uSERVITE, f. m. Ordre de Religieux suivans laffif CiS. Augustin , qui Rattachent au service de la VlServita. S. Philippe Benizi n’est pas InstituteurOrdre, il n’en est que Propagateur. jrj g.
Cet Ordre fut fondé par sept Marchandsrence, Bonfils Monaldi, Bonagiunte Maneti, Aw ^Amidei, Manette de Lantclla, Uguccioni,nus Solstegni, & Alexis Falconieri, que le R ^ fo-dans ses Annales de cet Ordre, nomme BonfiB •naldi, Jean Manetti, Benoît de Lantclla, Bat^^.Amidei, Ricovere, Lippe Uguccion, Gérard!»gni, Sc Alexis Falconiere. Ce fut l’an 1233 q» ,7,0^mencèrent à vivre en commun. Ils rétablirent a» ^Sénar ou Sénairc. Le premier auteur de l’Oie 1 ^Servites fut Bonfilio Monaldi, Marchand, q*Â aV £ ( c‘autres de fa profession, ayant quitté le négoce, ttira au fauxbourg de Camars le 8 de Septembre ^Sc l’année suivante, le dernier jour de Mai, '’f^oííl’Ascension, ces sept Laïques, & un Prêtre q ul sc*joint à eux, ayant reçu la bénédiction d’ArdiuB; Hque de Florence, fe retirèrent au mont Sem j.jndeux lieues de la ville. En 1239, ils reçurent v,vêque la Règle de S. Augustin, avec un î , B 1 *
au lieu du gris qu’ils avoient porté jusqu aI ^ísv12ji , Bonfilio, de simple Prieur du Nl° n í uC J®rc , fut nommé Général. Il mourut el U,°_ c jj
y a ll k aiuiiiw-iw -w uwiua • ** ***w*»*v».». - ...
sainteté, le premier de Janvier 1262. Le ǰ nC t qti’ilLatran approuva cet Ordre, nonobstant le D eCt p [( j[Cfavoir fait pour empêcher la multiplication des : f ^1Religieux. L’Evêque Arding leur donna un b 3 jqiifconsistoit en une chemise de laine, une petite fblanche, & par dessus une grande tunique fí 0 l ^ c ’c^'ceinture de cuir, un scapulaire & une chapP e ' j cAdinal Raynerius, Légat d’Innocent IV , »PP s ? C c ’Ordre, Sc le mit fous la protection du S. ^‘ t s s lc ' }1Ordre a eu jufqu’à vingt-sept provinces. Lesont accordé beaucoup de grâces, sur tout A c eCIV Sc Innocent VIII, dans le Mare Tna 8 n ?r l i tf l & ^Ordre de l’an 1487. II y a eu quelques re 0cet Ordre. Voye\ le P. Hélyot , T. III>s (&'Sc xi. Aujourd’hui leur habit est une tob e j^Iì stpulaire Sc un manteau noir. U n’est p° nlt .g. 0 jtcFrance, & il est devenu fameux en Italie P ar j M 1du Concile de Trente de Fra-Paolo Vénirie »> Q C fe ‘ eReligieux Servite. M. Hermant donne f ce > £ stnom de l’Annonciadc ; ce qui l’a trompe, sien*quelques villes d’Italic on les appelle R c église e .l’ Annonciade , parce que dans ces villes le» . 0lJ dedédiée à Dieu fous le titre de l'Annoncé