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"SETUVAL , ou S. UBES. Nom tl’une ville de î’Estra-madure de Portugal. Cesabrica 3 Catobrix. Elle est furla côte , à l’embouchure du Zadaon, & à six ou septlieues de Lisbonne vers le midi. Sétuval est fort ,défendu par une bonne citadelle, il a un bon portfort fréquenté. Les Anglois & les Hollandois tirentde cette ville une très-grande quantité de sel Maty.
SETZ. Ville de la Basse-Hongrie, dans le Comté de Ba-ran , à k droite du Danube, fur la route de Bude8c de Peter-Waradin.
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SEU. Vieux s. m. Du sureau. Borei. Sambucus.
SEU DURGEL. Foyetç Urgel.
fsT SE VA. s. m. Arbristeau de 111e de Madagascar. Se sfeuilles íont d’un vert foncé par dellus, blanches 8ccotonneuses par d estons. Elles font de la grandeur decelles d’un amandier.
SÉVARD. f. m. Nom d’homme. Siviardus . SainrSiviard,que l’on appelle plus communément S. Sévard, étoitfils de S. Siran ou Sigeran, Abbé du Monastère d’A-nille au Maine, qui a depuis porté le nom de S. Ca-lais , confondu mal à propos avec S. Siran, Abbé deLoroi au pays de Brène en Berri. Il étoit né de fa-mille noble 8c accommodée, dans la Paroi lie de Da-blen au Maine. Baiilet, i Mars. 11 tut Abbé de S.Calais au Maine , 8c mourut le i Mars en la huitiè-me année du Roi Thierri, c’est à dire, l’an de J. C.68/, s’il est question de Thierri III, dont la huitièmeannée commence en 636 , car s’il falloir entendre1 hierri IV on íeroit obligé de reculer fa mort juf-qu’en 718. Ce dernier íentiment n’est point hors d’ap-parence, dit M. Baiilet, s’il est vrai que ce Saint ait .été Abbé de S. Calais, dans le temps qu’Aiglibert ouEngilbert étoit Evêque du Mans, comme il est mar-qué dans la vie de ce Prélat, & si Aiglibert n’a suc-cédé à l’Evêque Béraire qu’en 681. Mais les Bollan-distes font du premier sentiment. Ce Saint est appeléen Latin , non-seulemcnt Siviardus , mais encore Se-nardus , Sevardus, 8c Sevadius. Voyez les Bollan-distes , Mars , T. I j p. 6f. Senardus est apparem-ment une faute. Les autres peuvent s’être dits véri-tablement. Quant au François il faut dire Sévard.
SÉVE. f. f. Liqueur enfermée dans les plantes 8c dansles arbres, qui leur feit de nourriture, & qui montede la racine jusqu a l’extrémité de leurs branches. Ver-nans humor } succus arborum. fjCT Les organes de lanutrition & ceux de la'circulation , font les princi-pales puilïances dont Faction convertit l’aliment enun siuidc, qui dans les plantes s’appelle fève, 8c sangdans les animaux.
§3* Cette sève y en circulant, laisie dans les différentesparties du corps de la plante les alimeys propres à fanourriture. ( Voye% Circulation, Suc nourricier,
& Nutrition ).
§3“ La chaleur qui règne dans le sein de la terre, l’in-troduction d’un nouveau suc dans les racines, la fi-gure capillaire des fibres capillaires , 8c Faction del’air font autant de causes qui font monter la séve.Les sucs qui n’onr pas servi à la nourriture de l’arbre,descendent vers la racine, non-íeulementpar leur pro-pre poids, mais encore par Fimpulsion des nouveauxsucs.
$£T II est affez difficile de déterminer la nature du sucnourricier que les plantes tirent de la terre. La néces-sité des engrais pour fertiliser les terres, semblent prou-ver que la fève est composée de différentes parties ,aqueuses, huileuses, sulfureuses , nitreuses > salines,6’c. La fertilité des terres sablonneuses, lorsque l’eaune leur manque pas ; différentes plantes qui viennentdans l’eau pure, semblent prouver que \s. séve est plussimple qu’on ne l’imagine , & que les tues doiventleur modification aux organes de la plante. Un jeunecitron, gros comme un pois, que M. Duhamel greffapar la queue fur une branche d’oranger, y grossit, mû-rit 8ç conserva sa qualité de citron sans rien participerde l’oranger. Voye\ au mot Suc.
UCT Les plantes ont deux séyes par an, l’une en Mars, J
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ì’autre en Aoíìr, c’est-à-dire , qu 11 y a deux sîbsons où la fève agit avec plus de force dans les arbres,le commencement du printemps & la moitié dc-1 cri,les arbres font alors de nouvelles productions eu buis8c en feuilles: celle du printemps détermine la liorai-son & la fructification des arbres; celle d’été perste*tionne le bois &c beaucoup de fruits.
isT Dans le temps de la fève on lève facilement l’écotcedes arbres, parce que le suc qui monte abondammententre l’écorce 8c le bois, en détache l’écorcc par te»rdíbrr.
Ce mot vient du latin sapa. M f. N. D’autresle <ieu-vent desapor. Mais Borel le dérive de sébum , qui »"gnifi z suif ; car c’est en effet la graillé de la terre j » ubien de sep 3 comme qui diroit Jepve, nourriture dasep, comme qui rappelleroityè/we , ou connu esvrer,de separare, ou de sepue, venant de sep.
Séve, te dit auílì d’une qualité de vin, d une certainevigueur qui est dans le vin, 8c qui lui donne un g° lltagréable. Le vin trop mûr n’a plus de sève. Ce vin aune bonne séve , une séve agréable. Il nous a fait » u)redu vin à séve veloutée. Moi. Chaque vin a hs evC 'Saliva sua cuique vino.
Oui , je gagerois bien, que che% le Commani íli1 >
Vilandri priferoit fa séve & fa verdeur. BoR Et ’
Seve. Vieux pronom féminin. Sienne. Ovide MS»
De la séve biauté d’escrire. Bon.
SÉVE. Voyei; Selve. _ |lê
SÉVE. Village de France, près de Paris, où il y í j eJVerrerie 8c un beau Pont de bois , qui crobr»» edeux bras de la rivière de Seine.
§3° SEVENBERG. Petite ville des Pays-Bas da* 15Hollande, à trois lieues de Breda. j,
SÉVENNES. Nom d’une contrée de France. G ^cus 3 ou Cemmenius traclus. Elle est dans le 3ltdoc, ayant le bas Languedoc au midi, le RouetgtC ccouchant, l’Auvergne & le Forèz au nord, & l e ^la sépare du Dauphiné vers le levant. Cette c° 3 . ^renferme trois petits pays, le Gévaudan, le ,:|[ £ sle Vivarèz. Mende, le Puy & Viviers en font 1 £SVprincipales. Maty. ç t .
Les Montagnes des Sévennes. Cemmus m ° n ? , n!ì i.,menni montes, Gehenna mons , montes ^ £/ j 0 n'Cebenna, ou Gebennici. Ces montagnes quio* 11 ^^né le nom au pays des Sévennes 3 ont environ j eSlieues du nord au sud-ouest , commençant v e ^ esources de la Loire,& finissant aux confins duR° u jrj,& du Fiant Languedoc, vers la ville de Lode v ^ sl(V ,les font bien peuplées & bien cultivées. n en>
tagnes font appelées Cebenn<t8c Gcbenndf,en ancien Breton, le dos d’une montagne, 0» ^j 0 nriaque gebina , c’est-à-dire, montis supercili urn ’^ f-M. Bochart en son Phaleg. Borel. Cambdc * 1rive de FHébreu, pi , gibbus , une boise.SÉVENSHALE. Nom d un ancien bourg des Ct ^en la Grande Bretagne. Sevenshalum, Je
dans le duché de Northumberland , à six h eNew-Castle, vers le couchant. Maty. . M J»SÉVENT. Vieux mot. Troisième personne du F ^5^'présent de l’indic. du verbe savoir, ils savent.Sciunt, norunt. , U 5
SÉVENWALE, ou SÉVENVOLDEN. C’&s dl f c eS'sept Forêts. Septem filva. Contrée des D’° £ C ]JeUnies. Elle est une des trois parties de laest située entre le Westergow > FOstergoW, 1 j e 5l°'& le Zuiderzée; à la réserve de la petite gackesten, on n’y trouve que des villages. Celui ^ qii’ c 'veen fait conjecturer que c’est en cette c o» jr
toit la forêt nommée anciennement Baduu
cus. Id.
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SAINT-SÉVER. Nom d’une ville de France. ^f V r c0 anSlis. Fanum S. Severi. Elle est capitale de J» e ji-
propre, & située fur l’Adour, entre Aire & D 3 *’viron a six lieues de chacune. Maty. . , ff 0 uv£Carreau de S. Sí vsR.EÍpècede Granit qui* e (íl