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Tome septieme. [PRO - TE.]
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principale rivière , engraisse la terre par ses déborde-mens comme le Nil, & il nourrir comme lui des cro-codiles fort grands tk fort dangereux ; & la terre, desserpens qui ont vingt pieds de long, & au bout de laqueue une espèce de leconde tête, mais qui ne s’ou-vre point. On y voir aulìì, dit-on , aux environs deMalaca, une espèce d’arbrequ’on appelle l’arbre triste.Foye% Triste. Le Royaume de Siam est héréditai-re : cependant il ne passe pas immédiatement du pereau fils, mais de frété en frété, 6c au défaut de frété,de sonde au neveu. II est absolument despotique, &à la réserve des Rois qui ne font que tributaires, tourle reste est esclave du Roi. Il n’y a aucune distinctionentre le peuple, que celle que le Roi y met, en dis-tribuant les charges, qui ne sont pas héréditaires. Lesprincipales villes de ce pays sont Siam , Martaban,Lugor, Tanacerim, Juncalaon, Ligor 6c Bordelong,capitales des provinces du Royaume de Siam; Sin-gora, Patane, Pahang 6c Ihor, Péra 6c Quede, dé-pendantes des Rois de Patane 6c d’Ihor, qui ne fourque tributaires, & Malaca que les Holíandois possè-dent en toute souveraineté. Au reste, quelques - unsmettent encore entre les tributaires du Roi de Siamles Royaumes de Camboia, de Chiampaa, Jancoma6c de Laniang. Mat y.

Le golfe de Siau, Siamdus 3 on Siamensissinus ;anciennement Perimulicus. Cest un grand golfe del’Océan Indien. Il est entre les côtes du Royaumede Siam , dont il prend son nom, & celle de Camboia.Mat y.

SIAM, rivière. Foye\ Ménan.

SIAMOIS, OISE. s. m. 6c f. Nom de peuple. Siamus.Siamensis. Les Siamois font Payens; ils croyent lemonde éternel, si m mortalité des âmes, les récompen-ses 6c les peines après cette vie, 6c une espèce de dieufort bizarre, s’il en fuit croire les relations qu’on enfait. Ce dieu est famé d’un homme, qui s’étantper-fectionnée en passant & repassant par divers corps hu-mains, 6c revêtue d’un corps si léger, qu’il se trans-porte en peu de momens dans les lieux les plus éloignés,& ainsi peut gouverner toutes choses; 6c après avoirfait cet office pendant quelques centaines ou milliersd’années,son corps est détruit, après quoi elle va jouird’un repos perpétuel dans le Ciel; & un autre dieude même fabrique lui succède au gouvernement dumonde. Maty. Les Siamois ne sont pas magnifiquesdans leurs habits. Les hommes 6c les femmes du menupeuple font presque habillés de la même manière. Ils ontun longuis, qui est un morceau d une étoffe fort simple,long d’environ deux aunes & demie, 6c large de troisquarts d’aune. Ils íe mettent ce longuis autour ducorps, en forte qu’il fait comme une espèce de jupon,qui leur prend depuis la ceinture, julqu’au dessousdu genou, celui des femmes descend jusqu’à la che-ville du pied. Les femmes ont outre cela un morceaudebétille blanche, long de près de trois aunes, quel-les íe mettent en manière d’écharpe pour sc couvrirle reste du corps. Les hommes ont pour cela un autrelonguis, qu’ils ne prennent que loríqu’il fait froid,qu’il pleut, ou qu’il fait beaucoup de soleil. Les ha-bits des Mandarins, lorfqu’ils font dans leur domesti-que, ne font disterens de ceux du peuple que par lafinesse de letoffe. Mais loríqu’ils sortent, ils ont unlonguis de foie ou de toile peinte de six à sept aunes,qu’ils savent si bien ajuster autour du corps, qu’il neleur descend qu’au dessous du genou. Les Mandarinsconsidérables onr fous ce longuis un caleçon étroit,dont les extrémités font bordées d’or ou d’argent. Ilsont même des vestes, dont le corps & les manchesfont allez larges. Us ont des souliers faits comme ceuxdes Indiens. Les jours de cérémonie, qu’ils doiventparoître devant le Roi, ils ont un bonnet de bétilleempesée, qui s’éleve en pointe comme le haut d unepyramide, 6c qu’ils attachent par dessous le mentonavec un cordon. Le Roi donne à quelques Manda-rins, selon leur qualité, des couronnes d’or ou d’ar-gent , faites à peu près comme celles de nos Ducs &de nos Marquis, pour mettre autour de leur bonnet,ce qui est une marque dç grande distinction. P. Ta- ,

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char d. Les Siamois ont beaucoup de douceur 6cd’honnêteté. Ils vivent en bonne intelligence les unsavec les autres, & ils ne manquent pas de complai*lance pour les Etrangers. Id. La persuasion cù ils sontqu’il est meíïéant à un homme d’avoir les dents blan-ches comme les bêtes, leur fait prendre un grand foinde les noircir. Ils se servent pour cela d’un vernis ra lCexprès qu’ils renouvellent de temps en temps quanil commence à se passer. Pour donner le temps a aj couleur de s’attacher, ils ne mangent point P en “ a ^quelques jours, 6c ils íe passent même de bete^d’arrèque. Idem. La noblesse parmi les Siamois n( j.point héréditaire. Les charges, dont le Prince disp oIe ?font les nobles, & la distinction qui se trouve parnaices peuples. Quoique leur Religion leur permettepolygamie, on en voir peu qui ayent plus d une oudeux femmes. A l’égard des Dames, ils ne croyent p aSqu’on puisse leur témoigner plus de respect, q u . e ^leur tournant le dos quand elles passent, pour ne p 0)1 ‘j errer la vue fur elles. Id. - ,

SIAMOISE, f. f. C’est une étoffe mêlée de foie & ecoton, qu’on a vu pour la première fois en f tance,lorsque les Ambassadeurs du Roi de Siam y vintenfous le régné de Louis XIV.

Siamoise. í. f. C’est aussi une étoffe de fil & de cotol £Elle est rayée : la chaîne en est de fil 6c de lin, &trame de coton. Elle se fabrique aux environs de EoU^>quoiqu’clle porte le nom de siamoise. Elle est ti» 11comme de la toile.

SIAMPAN. f. m. C’est un petit bâtiment de la Chin^dont le gouvernail des barques Espagnoles jouep^le moyen des cordes. Ils ont une voile & deux ra^^Quclques-unsont même quatre rames ou six- R s P c -vent porter trente ou trente-cinq hommes, 6c naguenr terre à terre, de beau temps, faisant beauco rde diligence. , >

SIAN. Petit Royaume d Afrique , dans la Basse-fpie, au voisinage de ceux de Chclicie 6c 6opasa. r

SLANG. Ville de la Chine, dans la province de Q ual1 ^£au département de Lieucheu, seconde Métropole 1la province.

%3 SIANGCHING. .Ville de la Chine, dans la pt° vince de Honan, au département de Caifang. . c(ísiT SIANGHENG. Ville de la Chine, dans laptotde Xansi, au département de Lugan. sl ,

pJT SIANGHIANG. Ville de la Chine, dans la P rvince de Huquang, au département de Changxa-SIANGLING. Ville de la Chine, dans la pri> vinde Xansi, au département de Pingyang. . c g

(fT SIANGT’AN. Ville de la Chine, dans la pr° v)nde Huquang, au département de Changxa. . c j{CT SIANGXAN. Ville de la Chine, dans la pt° vinde Chekiang, au département de Ning’po. ,, ASIANGYANG. Ville de la Chine. Siangianum • jj ® jjjcla troisième de la province de Huquang, & e ‘ leautres villes fous fa Juridiction. Je

{O? SlANGYN. Ville de la Chine, dans la provtf» ceHuquang, au département de Changxa. - n g-

SIAO. Cité de la Chine, dans la province de h 1,nan, au département deSincheu. n 0'

SIAO-HAN. s. m. Terme de Calendrier 6c ^ l uíl rr emie. C’est chez les Chinois la 23 e des vingt - ^

parties, qu’ils donnent à leur année. Elle rep 0,a aU [sIcommencement de Février. Les Chinois donnence nom à l’une des vingt-quatre parties, “ al1quelles ils divisent le zodiaque. Siao-han, N nmots qui signifient petit -froid. Voyez Anm-Ictus Greifenhagius. Diosi de Cathaia , & 1de, De lielig. Fet. Persi, c. xvui. Fabn,

T' 1 S4- ^ . eCJi

SIAO-MUON,est la 8 e de ces mêmes parties ^

Chinois, N répond à la seconde moitié duJuin. Vcyex íes mêmes Auteurs. Fabri,/- 1 dt>deux mots signifient petite réplétion. , r i.po'f c ‘

S IAG-SHU. C’est la onzième partie de 1 anneeElie répond à la première quinzaine du m° lSCes mots signifient petite chaleur. Voyez lescités ci-dessus.

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