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Tome septieme. [PRO - TE.]
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SIG

SIGLATON. f. m. Vieux mot. Etoffe. Borel. Pannus.

Cil avoit un samit vefluD’un ton porpoint à or battu ,

Et d’un íiglaton parti. Percevax,.

On difoit auflì ciglaton , selon le même Perceval.

D’une grand’chambre portenduc■De ciglatons & de cendaux.

Et ailleurs :

Plus vermeil que nul ciglaton.

^ SIGLE. f. f. On appeloit Jìgles chez les anciens ,certanics lettres initiales dont on se fervoir pour écrireen abrégé. Telles font ces lettres, S, P, Q, R, dont0n etoit convenu de fe servir, pour dire, Senatus ,SlGVM^V^ Romanus.

1 *o. 1 . m. Nom d’une lettre grecque. Sigma. Unpand sigma , un petit sigma. C’est la dix huitièmeettre de l’Alphabet grec, qui a le même ion que no-r cb. Dans les nombres elle signifie 100. Les Ancienscu deux caractères pour marquer cette lettre - &j, > comme il paroít par les médailles: le premier, estjJ'icien caractère qui s'étoit fait du Schiri de l’ancien, ou ce qui est la même choie du Phénicien ,n en différoit que parce que celui-ci avoit les jambes°utnces en haut, W. Le second étoit plus récent, onc le trouve guère que depuis J. C. Il s’étoit fait duj Pret\ii ec en l'arrondilsant.

G ^: ^ m. Stibadiumsemicirculare. LeS Romains ayantMigé dans leurs tables l’ufage de ce qu’ils appeloientJuhnium , le servirent d’une table faite en forme deJ'gma C, c’est-à-dire, qui avoit la figure d un fer àueval, autour duquel étoit posé un lit fait de mêmel^m.-cercle qui étoit plus ou moins grand, lelonj e ^urètre de la table dont ils fe fervoient. Les places^ P j us honorables étoient celles qui fe trouvoient auxc U! j ex trémicés du lit. Cetoit par l’intervalle du demifiai” ^ ^ Ue ^ on scrvoit les viandes. Saumaiíe fur Mar-g e E- /4, Epig. ) Apulée ( Met. /. ) appelle ce litc 0 iw'° tUn ^ US fasçésius. Il étoit fait pour six ou septA 1Ves> Septem sigma capit, dit Martial ( io, 48 ),A av °it, fel on Voisins, la figure d’un arc commun ,celle de 1 arc des Scythes, qu’Athénée( L. 10 )£ av, oir rcst’emblM la lettre capitale 2. Fulvius Ur-psi ' dans son Appendix au Traité de Ciaconius de[^ C í lni ° > nous apprend que les Anciens étoient asliscs , couslìns autour de la table appelée sigma, &y, s «oient dans l’attitude de nos Tailleurs, ct qu’A-r lcc exprime par l’adverbe coxim , pour in coxas ,SlQw lcs cuisses.

^ oRlNGE. Nom d’un gros bourg de la Suabe. Sig-l\? n S a ‘ H est situé fut le Danube, dans le Comté dedc piller», & il donne le nom à une des branches

SlQyj^yOites d Hohcnzollern. Maty.r ... j IDE. adi. Terme d’Anatomie

t tQ - -p»- adj. Terme d’Anatomie , qui fe dit desquMl VU ^ es ClU * font à I orifice de l’artère-aorte, parce« ressemblent à la lettre grecque nommée sigma.f 0| ^ m p'deí. Par la même raison les trois valvules quiPef 3 ^orifice de f artère pulmonaire, font aulfi ap-c^/^'des. On appelle cartilages figmóides ,p * oe D trachée artère , parce qu’ils sont faits encle-^^ â'anneau, lans néanmoins achever tour le cer-poct^ctrii les fait rellèmbler à la lettre C ,sigma. L’a-Jìasp.r coracoïde de l’omoplate , est encore appeléeà cause qu’elle a la figure d an sigma. Sig-é’Un r’ ^ dit des apophyses des os qui ont la figure

^■fîgma grec. Harris.Ì^-SL

Q ' ^___ f

figuré* compolé de sigma, &c d , forme,

SlG Ugçfgmoïde, qui a la figure d’un sigma.

P'irtivn m * Terme de Virrier, deslèin d’un com-ia pj er £l1t de vitres tracé au blanc fur le verre , ou àn eaUx ^“°ire fur un ais blanchi , pour faire les pan-Ro n ■ Cs chefs-d’œuvre de vitrerie. Daviler. De-

SI ®ÍalV

•L m. Certain signe dont on convient pour feRome VIL

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donner quelque avis, quand on est hors de !a portéede la voix. Signum. On a donné un rel signal pourcommencer la bataille, pour donner l’alsaut. Le signalfe donne aulli avec la trompette & le tambour. Surmer les signaux le donnent par des coups de mousquetou de canon, par des feux, par des manœuvres , pardes pavillons, par des flammes de diveríes couleurs.Il y a des signaux de nuit, des signaux de jour, dessignaux de brune. Le Pcre sommer a expliqué les si-gnaux de mer dans son Hydrographie. Le signal estun indice muer, bc une annonce de 1 approche des en-nemis, ct de leur état, contenance ct nombre. De toustemps les signaux ont été en usage ; Apulée en faitmention dans son Livre De Mundo. Quime-Curce,L. V , de son Histoire , dit que la pratique en étoitordinaire parmi les Arabes ct les autres peuples Asia-tiques , du temps des guerres d’Alexandre. Les Ro-mains s’cn fervoient au rapport de Tite-Live, Déc.III, L. II ct L. VIII , ct Célar en ses Commen-taires, Liv. II ct III.

L’Auteur qui a imprimé & fait des Notes fur l’Or-donnance de la Marine, dst au pluriel signaux ou si-gnais. Ce fut par cette ruse , csir-il , que Bélifaire ,Lieutenant Général de l’Empereur justinien, défit lesVandales en Afrique , ayant donné par des feux dessignais , & fait attaquer en même temps par mer &par terre ses ennemis. Il dit encore: les signais, ousignaux de fumée ct de feu íontsi utiles à la Marine,qu’il n’est pas possible de s’en palier, &c. On dit si-gnaux par tout, fur mer, comme ailleurs.

Les Anciens qui n’avoient point de Courriers, fefervoient de signaux pour avoir bientôt des avis dece qui fe palloic au loin. Ils plaçoient fur des hauteurs,d’efpace en espace , des gens en sentinelle. Homèrelui même en parle. Iliad. ©, v. jj y ,1, 11 ,2pp. Odysf.S, v. 261. Ces gens ainsi difpolés, allumoient la nuitdes feux ignem ou des flambeaux, <pp*T>ìs. D’où vientque les endroits où ils étoient placés , s’appeloient<t>y*TÚpia., de l‘t“>, garder, 8c yfvxTÌs, flambeau, oufaction d’allumcr du feu, comme qui^diroit des gensconstitués pour allumer des feux. Apulée , L. DeMundo , Cicéron, L. V, contre Verrès, Appien, DeBellis Hifpan. César, De Bello C ail. L. II. Végéce,Z. III, Rei nûlit. Quinte-Curce, Z. V. Fronti n , Z.II. Eustathius fur Homère, Iliad. P, & Suidas, au motipfvxroi, font mention de cette coutume. Dans l’Aga-memnon d’Efchyle, ce Prince, qui en partant pour1 expédition de Troie avoit promis à Clytemnestre ,que le jour même que la ville feroit prile, il l’aver-tiroic de fa victoire par les feux qu’il feroit allumer ,lui tient parole, ct on vient annoncer à Clytemnestreque Troie est prise, & qu’qn en a vu les signaux.Frontin dit qu’elle étoit en usage parmi les Arabes, &Bonaventure Vulcanius, dans les Scholies, fur le Li-vre de Mundo, attribué à Aristote, que pendant queles Maures étoient maîtres de presque toute l’Efpagnc,ils avoient bâti une infinité de vedettes ou tourellesfur le haut des montagnes, qu’ils les appeloient enArabe Atalaias, mot que les Espagnols ont retenu &qu’ils disent encore aujourd’hui; que de ces vedettesils donnoient en un moment nouvelle que les ennemispatoilfoient, en y allumant des feux. Cet usage étoitnéanmoins plus ancien que les Maures en Espagne.Car Tite-Live en parle Z. XX, c. xix. Il en parle en-core, Z. XXVIII, c. K & vu, ct 1 attribue à d’au-tres peuples. Polydore Virgile , Liv. XXV, de l’Esis-tone d’Angleterre , dit que les Anglois en ont auflìusé, & Bootius dit qu’il y a encore en Angleterre enbien des endroits, des mâts qni ont servi à cet usage.

Suidas, au mot «Pp"*™ , & le Scholiaste de Thucy-dide, fur les II ct III e Livres de cet Auteur, disent que,quand on vouloir laite connoitre que c’étoient destroupes ennemies qui s’avançoient, non seulement onélevoit en l’air, mais qu on agitoirdes flambeaux, &que quand c’étoient des troupes amies, on les tenoitimmobiles. Mais parce que cela ne fuffifoir point en-core , on inventa plusieurs manières pour faire con-noître les choses plus distinctement & plus en détail.Polybe, dans son dixième Livre, chap. xi.11 & xi.ni ,

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