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Tome septieme. [PRO - TE.]
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cn rapporte deux. On plaçoit des gens fur des hauteursd’espace en espace pour íe donner le signal l’un à l’au-rre, Sc ils fe le donnoient l’un à l’autre par le moyendes flambeaux qu’ils allumoient & qu’ils élevoient enl’air. Ensuite pour marquer en particulier la chose donton vouloir donner avis, il falloir que tous ces faiseursde signaux eussent de grands vases de terre d’égalegrandeur j Sc qui eulíent des ouvertures ou canellesparfaitement égales, afin qu’ils fe vidasient égalementen même temps. On les remplifloit d’eau, & fur l’eauon mettoit un morceau de liège , dans lequel étoitperpendiculairement enclavé un bâton qui portoit unetablette, fur laquelle étoient écrites, en différentes li-gnes, toutes les choses qui peuvent ordinairement ar-river , Sc dont on veut avoir avis. Quand il en arrivoitquelqu’une, celui qui la découvroit élevoit en l’air unflambeau, on lui répondoit par un flambeau qu’onélevoit aussi. Quand il avoir connu qu’on étoit atten-tif à son signal y \\bailloir ion flambeau , Sc en mêmetemps tous deux chacun de son côté ouvroit la canellede son vaisseau pour en laisser écouler l’eau. Commetout étoit égal, Sc les vases Sc les ouvertures des vases,seau s’écouloit également, Sc le liège s’eníonçcit éga-lement dans l’un Sc dans l’autre. Lorsque la ligne oùétoit écrite la chose, dont on vouloir avertir, étoit auniveau du vase , celui qui donnoit l’avis levoit uneseconde fois son flambeau , l’autre à ce signal regar-doit ce qu il y avoir à la ligne qui sc trouvoit au ni-veau du vase, Sc connoilíoit ainsi ce qui étoit arrivé ;par exemple , il efl entré de la cavalerie ennemie dansle pays. Cette manière étoit de l’invention d’un cer-tain Enéace qui avoir écrit sur la guerreMais elle est bien imparfaite, tk on ne peut donneravis que de très-peu de choses, Sc très-généralement.L'autre manière qu’on attribuoità Cleoxene, ou à De-mocrite , se peut voir dans Polybe , qui dit qu’il l’aperfectionnée. Les Perses faisoient autrement. Ils pla-çoient des gens qui avoient bonne voix, sur des hau-teurs allez proches l’une de l’autre pour qu’ils puisents’entendre, òc ils fe crioientl’un à l'autre la chose quiétoit arrivée, Sc ainsi la nouvelle voioit de bouche cnbouche par toutes les Satrapies ou Gouverncmens, Scjusqu’aux extrémités du Royaume, dit Diodore de Si-cile au Livre XIX de fa Bibliothèque. Il falloir biendes voix, Sc les nouvelles étoient bien peu secrètes.Apulée, dans son Livre du Monde, dit que les Persesuíoient de flambeaux.

fsiF Signal et Signe, considérés dans une significationsynonyme. Le signe y dit M. l’Abbé Girard, fait con-noítre ; il est quelquefois naturel. Le signal avertit ;il est toujours arbitraire. Le coup de cloche est le si-gnal qui appelle le Chanoine à l’Eglile. On s’expliquepar signes avec les muets ou les sourds; Sc l’on con-vient á\m signal pour fe faire entendre des gens éloi-gnés. Voyey encore Signe.

£í3“ On dit au figuré , \e signal de la révolte.

SIGNALEMENT, f. m. Description que l’on fait de lafigure d’un déserteur cu d’un criminel , Sc que l’ondonne pour le faire reconnoîtrc. On a envoyé le si-gnalement de ces déserteurs. Ac. Fr. De temps entemps on envoie le signalement des déserteurs à tousles Prévôts du Royaume. Ces fortes de portraits fontimprimés & intitulés fignalemens. Quand le signalerment d’un voleur est entre les mains des Prévôts, il estdifficile qu’il reste dans le royaume fans être arrêté.

fsiT SIGNALER, v. a. Dans l’Art militaire, c’est fairela description d’un soldat qu’on enrôle, en marquantsa taille, son âge, son poil, Sc tous les caractères ex-térieurs qui peuvent le faire reconnoîtrc. Describere ydesignare. Signaler un soldat.

Signaler, v. a. Rendre une chose remarquable. Insi-gnire } conspicuum pr&here. Signaler Ion zèle , sa va-leur. On dit dans le même sens , k signaler, íe dis-tinguer des autres par quelque dualité qui marque laréputation. Cet Officier s’est signalé dans toutes lesoccasions où il s’est trouvé. Il faut fe confirmer dansla piété avant que de s’y signaler , & si l’on ne peutaspirer aux grandes choses de la Religion, s’en tenir àcelles qui font possibles. Fl. Il y a des gens qui ne font

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obligeans que par vanité, Sc pour íe sionaler par unbon office. Bell. Se signaler par d’illuíVres inimitiés.Mén. Magnis inimicitiis clarescere. Se signaler dansles occasions. Ablanc.

Par d’illustres exploits tu vas te signaler,Poursuis } tu n a pas fait ce pas pour recules

Racine.

H3" Ce verbe désigne une simple distinction du com-mun, soit que cette distinction íe prenne en bonneou en mauvaise part. Mais il faut remarquer qu etantseul, il se prend toujours dans un sens favoraole ,Sc n’est déterminé à un sens odieux que par la qiian^des actions dont on parle. Cet (. fticier s’est sig n sidans telle occasion. Cet homme s’est signalé par * 11 *‘* c:friponneries.

SIGNALÉ, Ée. part. Insignitus , illusiris & consp^ uUSfaclus. Ce jour s’est signalé par tant de victoires.Signalé , Ée. adj. Considérable, particulier, renia 1quable. Notabilis , illusiris 3 clarus , commendsidsi^Vous leur ferez une faveur signalée. Voit. Tn * esvice signalé , une vertu signalée. Il fe dit aulh j* £períonnes tant en bonne qu’cn mauvaise parr-Orateur signalé , un signalé fripon. .

SIGNAMMENT. adv. Qui marque quelque choseon fait une particulière recommandation ou 1?fi cation. Pracipue y nomina tim , prafertim. Lesmoins déposent contre plusieurs accusés, Sc fig nílment contre un tel. J’ai besoin des livres con reI1 fdans ce mémoire , &signamment d’un tel. 111est hors d’usage. On dit notamment, spéciale* lien 'particulièrement. ^ >.

SIGNANDAIRE. Terme de Jurisprudence.

Sc peut ligner, cu qui a signé. Sìgnatariusy fister. Dans les actes très -importans, comme testamen >donations, criées, &c. il faut des témoins H ,li ^daires , qui signent effectivement les actes, & 11 1 -,pas de ceux qui déclarent qu’ils ne savent poi* lCgner. ,

SIGNANFOU. Ville de la Chine dans la provinsXensi, où elle a le rang de première métropole-SIGNATURE. 1. f. Souscription, apposition de 'nom au bas d’un acte, mise de la propre main-natura , chirographum , subscriptio. Ce n’est stjj-billet sous signature privée, qui gît cn rccon« 01 , .jj,ce. Les Maîtres Ecrivains font Jurés pour lacation des éemmes Sc signatures.

On en distingue de deux sortes , les signatus^thentiques, & \es signatures privées. Les fig natU tt «authentiques sont celles qui sont faites par dessonnes revêtues de quelque charge considérable ?les affaires qui concernent les fonctions de Vie-ges, ou par des Officiers publics , comme le s . s>taires d’État, les Sécretaires du Roi, les N ot3 ,! erS)Sc c. Les signatures privées fe font entre particu ^pour affaire de moindre conséquence, comme ^qu’on signe des promesses, des lettres, des bict c- Les signatures privées n’ont pas la même a^ {rité que les signatures authentiques, & ne sou 1 P ^reçues en Justice , qu’elles ne soient reconi-U ,avouées par ceux qui les ont faires. De pluslev^,tures privées ne font point exécutoires Teste

ries

mes, Sc il faut obtenir íentence ou arrêt P°V,ad-mettre à exécution; ce qui n’est pas néceíraii' eflUX J» ’ Iie stures authentiques , qui emportent d’elles- 11exécution parée. 0 C

On dit, mettre, envoyer un arrêt, un breve > ^ordonnance, un acte à h signature, pour aï -mettre entre les mains de celui qui doit les í'8 1 'les faire signer. r 0 ** c

Signature de Cour de Rome, est la provisio* 1

de Rome; la supplique répondue par le P^P c, ^ l]{i eminute originale écrite en abrégé & cn papi e ^ ’ e jlegrâce, dispense ou collation d’un bénéfice, m r \e

le Pape a mis le fiat de fa propre main, ouconcessum est écrit en fa présence. Sig natur .\ bApofìolicum. C’est \nsignature apposee au .^sigtiAsuppliquç qui donne le nom à l’acte entier.