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Tome septieme. [PRO - TE.]
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7i 6 SIL

gCF On dit figurément Sc poétiquement sillonner lesmers, la plaine liquide, les plaines salées, peur dire,nayiguer.

Dans le même style, sillonner le visage, y faire ve-nir des rides. Sulcare jroncern rugis. L/âge lui a fillonnéle front.

La veuve du riche Ferri ,

Dont l’ âge a lillonné la face tProcede au cinquième mari ,

En dépit du charivari

Dont tout le quartier la menace SenecÉ.

SILLONNÉ, ÉE. part. Un champ fillonné > labouréavec la charme. Imporcatus , ftrigatus ager.ífiT En Botanique on se sert de ce terme pour exprimerune tige ou une feuille où il y a de petites raies, Scrude au toucher. Strigatum,firigofium folium, f euillesillonnée.

(fJF On le dit de même en Conchyliologie. Coquillesillonnée. Voyez Sillon.

$ 3 * On dit figurément un front fillonné 3 pour dire,ridé. Rugatus 3 sulcatus rugis. Un visage usé & fil-lonné de rides , fait une mauvaise figure parmi desvisages où le feu de la jeunellc brille. Bell.

SILO. Silo 3 Siloh. C'étoit anciennement une ville dela Judée , située dans la Tribu d’Ephraim, à deuxlieués de Jérusalem, vers le nord. Cette ville fut long-temps le lieu destiné à 1 exercice public de la Religion, parce que l'Arche de Dieu & le Tabernacle ysurent depuis le temps de Josué jusqu’a la mort dugrand Sacrificateur fiéli. Maty. Silo étoit furie che-min qui alloit de Béthel à Sichem, & sur une mon-tagne, au midi de la ville de Lebona. On l’appelloitauílì Rama.

SILODUN. f. m. Vieux mot. Les Siloduns étoient desgens exécutans leur vœu. Borel. Solvens votum.SILOÉ. Nom d’une fontaine qui fortuit du mont de Siondans Jérusalem, & qui alloit le rendre au torrent deCédron. Siloé , Siloah. L’aveugle né, íur les yeuxduquel J. C. mit de la boue, fut guéri en se lavant,selon ses ordres, avec de l’eau de cette fontaine : &l’on dit que les Turcs se lavent encore de íes eauxpour se guérir du mal d’yeux. Maty.

SILPHE, ou SYLPHE, f. m. Terme de Cabale magi-que. C est le nom que les Cabalistes donnent aux pré-tendus génies élémentaires de l’air. Voyez le Comtede Gabalis. Les esprits appelés Silphes 3 habitent dansl'air Sc font jouer les machines des oiseaux. De Vign.Marv.

SILPHIUM, s. m. On fait un grand cas de cette racineen Libye, aux environs de Cyrène, tant à cause de sespropriétés médicinales que de l’usage qu’on en fai-foit dans les ragoûts. Le luc ou la gomme de Cyrèneétoit tellement estimé, que les Romains, déposoientdans le rrélor public , comme quelque chose de fortrare, tout ce quiis en pouvoient acquérir. La con-noillance du Silphium de Cyrène étoit perdue long-temps avant que Pline écrivît. Les Botanistes moder-nes croient reconnoitre le Silphium de Cyrène dansnotre Ajfsa jeetida. James ne pense point ainsi, parceque Dioscoride dit que le Silphium de Cyrène rendune odeur trcs-agréable, , ce qui ne peur con-

venir à notre Afia Jeetida dont l’odeur est fétide, forte& désagréable. Voyez le grand Dictionnaire de Mé-decine.

SILPH 1 RIE. Pays des Silphes, dont nous n’avons pointde cartes, mais à leur défaut, on peut conlulter l’Ab-bé de Villars, qui dans son Livre du Comte de Ga-balis nous a donné une pleine connoifiance de ces ha-bitans de l'air.

Des régions de Silphirie,

De ce séjour aérien ,

Dont ma douce Philosophie ,

Sait bannir la mélancolie ,

En rimant quelque aimable rien ;

Salut , Jante toujours fleurie 3Solitude j & libre entretien,

SIL

Dont une tendre rêverie ,

M’a déjà rendu citoyen.

C’est le commencement de l’Epîrre des Ombres,

4j des Poésies de M. Grelier, in-i z. 17 3 ^' ...

SILVAIN, ou SYLVAIN, f. m. Dieu fabuleux delMJtjquiré, qui prélìdoit aux forêts, aux champs «a•bétail. Silvanus. Quelques - uns l'ont confonduPan. Les Anciens reconnoistoient trois Silvains•étoit appelé domestique, Sc c’étoit le même queDieu Lar. L'autre, champêtre, ou le Dieu des egérs , & e’époit la même choie que Pan ou tan 'Plutarque confond en ester Silvain avec Pan dans eParallèles: mais Virgile, Géorg. L. I, v. 20, & evius lur cet endroit,les distinguent. Ovide, Metai •L. I, v. 192 , appelle les Silvains, habitans destagnes. Virgile attribue à Silvain le cyprès, & luimet un en main. Ils appellent l’autre, y

tal, Sc c’étoit la même chose que Mars, ou le ydes limites. Dac. C’est Macrobe Sc l’Auteur du *de Agror.Jin. qui distinguent ces trois Silv atns ' fl[ítoit le troisième qui étoit proprement Silvain,^lui atttibuoit l’invention des pierres mises en tc jpour servir de bornes. Ce même Silvain , outre qétoit le Mars de la campagne, en étoit aullì l*y rle, comme on le peut voir dans Victor Sc dans Dpridius; Sc ce n’est pas ce Silvain que les Insc r JP [ ‘antiques distinguent d’Hcrcule, Herculi et • >1L

No dans Grutcr, p. xlii, 4, y, d, & Silvano

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culi, Grue. p. Lxii, 8. Voyez Caton , de Rc ^ nClxxxiii, Sc Saumaise íur Solin, p. 414. La cowyU^opinion étoit, au rapport de Servius fur l’Ene'y.j ^VIII, v. 600, que Silvain étoit le Dieu du bet? 1 ,^des campagnes, mais que les habiles gens dn°iqu’il étoit le Dieu de la matière t»< í'a*V, q u *malle Sc la lie des élémens, c’est-à-dire, ce q u . §de plus groílìer dans le feu, dans l’air, l’eau j {la terre. Les Anciens croyoient que ce Dieu et0l ^ eSmême que l’Incube , qu’il entroit chez les s £l11 ^en couche : c’est pourquoi on leurdonnoit Áes&f ^Sc des protecteurs contre Silvain. Ces P* otcCf rC j-étoient deux Déclics & un Dieu , nommés l> lte ^done, Pilumne Sc Deverra. Voyez Saint AugulyyCiv. Dei } L. VIy chap. IX. Chez les Romain ? u ^avoit que les hommes qui pullent lui sacri^ 1 ' ^d’abord on ne lui offroit que du lait, ensuite onsacrifia un cochon. Sa statue le représentoit une > ‘étendue, de laquelle il tenoit un cyprès , pàt' ce , ^c’étoit lui, à ce qu’on croyoit, qui avoit app r,s ■ $lever Sc à le cultiver. Les Paysans Romains dpnn fle nom de Mars Silvain au Soleil, Sc l’adoroientce nom. Silvanus Mars. Voyez fur ce.Dieu, ,de Idolol. L. //, c. xm. Natalis Cornes, AvL. V, c. x. ( ,j| pjf

Le Dieu Silvain étoit ainsi appelé, parce qu y r3 .soit pour le Dieu des forêts qui íont fur les l1 ’g nés, de filva qui signifie proprement ces lottes ^rôts, d’où vient que les Silvains paíloien.t P° uDieux montagnards ; Sc Silva venoit du G tcC C)1 ,matière , bois , forêt , en changeant l’eíprit ap tCcomme dans Jéx , de •? , & beaucoup d’autres-me les anciennes inscriptions écrivent toujours ^,nus y nous croyons qu’il faut orthographiés ; . lC iit'& non pas Sylvain , comme on fait conrniuiy^ ^Noël le Comte avoue qu’il n’a rien lu de 1 oU&Dieu Silvanus. Cependant il en est parlé fort.» 1 jgdans Probus, fur le premier livre des Géorgi^ ( . ( ,iVirgile, & .dans Plutarque. Voyez derapporte les propres paroles de ces deux t ct ^ p Cl itlesquels ne conviennent pas entre eux. On e jj-néanmoins recueillir, que le Dieu Silvanusticulier à l’Itahe. Austì les Grecs n’en font " 1 j ‘V r jci ,ttion, que loríqu’ils parlent des choies qui ïe »l’Iralie. ( ç\lv<f

SILVANO. Nom d’un bourg du Duché de Mst»* 1 'num. Il est íur la petite rivière de Corone, ^lieue de ion embouchure dans le Po, Sc* tivde Torcone, vers le nord. Maty.