SIL
SIL\E. s. s. Terme Poétique. C’est une pièce de Poésiecomposée par une boutade, dans un moment de fou-gue, ou emportement poétique, lans grande médi-tation, & tout d une haleine, comme íontles Silvesc oface, qu’jl témoigne avoir fait de cette manièreuva. Quintilien étend la lignification de ce mot àtout écrit fait à la hâte, íur le champ, & au courantc la plume. Ce mot est fait du Latin Silva , 8c le dit5 ! 1 *' ra| tÇois de quelques Livres Latins intitulés Silva.
emot lignifie forée : mais il le dit métaphorique'nient dans les titres de ces Livres, pour Recueil dePicces íur disterens sujets, de même qu’une forêt estHst aíîemblage d’arbres de distérentes espèces. Silva.es Silves de Stace font un Recueil de pièces de vers, t î r ^‘fterens sujets. Les oeuvres du Jésuite Sidronius°Chui$, J’ im C | C5 meilleurs Poètes modernes queayons, consistent en six livres d’Elégies & une1 l 'e. ctace, dans les Silves , a travaillé fur les mê-n ies lujets que Martial. Stace dans ses Silves abonder n‘vL Cnía ‘ s brillantes. Id.
° fil- ^ m ‘ Nom d’homme. Silverius. S. Silvere ,s du Pape Hormiídas, étoit íoudiacre de l’EglifeDmaiue, lorlqu’il fut élu Pape après S. Agapet, l’anSlflí' H ííDuyernalEglisejufqu’cn 538,011 539.
ERGEST , ou SILVERMUNT. f. m. MonnoieSU ; 5 ei1c Roi a cours en Sue de.
ER-GROS. f. m. ou Gros d’-trgent. Monnoie dec . 0 ‘Hpte, dont les Marchands de Brcllau en Silésie leetv ent pour tenir leurs livres ou écritures. Le filver-Vauc deux fous tournois de France.
V ES, ou SILVA. Nom d’une ville du Portugal. Sil-Va > Silvœ. Elle est dans le royaume d’Algarvc, à qua-l , te lieues de Lagos, vers 1 ‘orienr leptentrional. Silves«oit épiscopale, mais son évêché fut transféré àFarolai1 1590, 8c la ville est réduire en village à cause du,,>ais air qu’on y respire. Mat y.
'ESTRE.adj. Vieux mot. Qui vient, ou<qui de-l ? 5 Ure dans les bois & dans les forêts. Glofs. fur
“U.
arot.
f. Es T RE : E E Terme de Teinture. Graine rouge quitIt . a teindre en écarlate. L’arbre qui la produit neip C < â u au * Indes occidentales, particulièrement dansvii uat j m f‘ a i la plus grande 8c la plus fertile des pro-Espace.
p ' y M. Nom d’homme. Silves er. S. Silvestretant' '^ Ul Ucc< ^da à Melchiade en 314, baptisa Cons-Ar' 111 il ^ E opposa fortement aux Donatistes 8c à, 1Us - II mourut en 3 3 5. U présida au Concile de Ni-
M.
1 N, INE. f- m. 8c adj. Nom de Religieux.
°ine de S. Silvestre. L’Ordre, ou la Congrégatione ? silvestrins. La Congrégation Silvestrine. La Con-° r ‘Satio n des Silvestrins a été ainsi appelée du nom^on Fondateur S. Silvestre Gozzolain, famille no-j e d Ofmo dans la Marche d’ Ancone. Il naquit en£ l ? 7 . L’an 1227, âgé de 40 ans il fe retira dans untl Hitage à 30 mille d’Oímo , & y vécut dans uneP v teté extrême, 8c dans des austérités extraordi-ch C L A y ant "e découvert, il quitta ce lieu pour enç et cher un plus solitaire , dans un lieu nommé laFucile. Quelques personnes s’étant jointes à(v ’ " y bâtit un Monastère, & ainsi commença sonVi le ‘ binocent IV e l’approuva par une Bulle du 17M. Bailler dit que ce sut en 1248 , àRo-Ì 1 s>: . S f 11 1^48 Innocent IV e étoit en France, oùCllt i'“ t01t réfugié dès l’an 1244 ., pour éviter les persé-Lç jj 011 de Frédéric II, & il y demeura jusqu’en 1250,arrê ,n . C r . eCourna même à Rome qu’en 1252 , s’étantÁì^ues-là à Pérou fe, & de plus, la bulle dontgj ^Pelons, est datée de Lyon du 27 Juin 1247 ,5 c 'nquième année du Pontificat d’Innocent.Rrr p n. .& Schaonebelc disent que cet Ordre nevest
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■q’ 1 btué par S. Silvestre qu’en 1269 , 8c Saint Sil-
p rou e /toi t mort en 1267, 8c son Ordre étoit ap-eu j u p’ comme on l'a dit, dès 1247. Cet Ordre afilles /6 maisons d’hommes, & plusieurs delU’iR ^ es Silveflrins avoient la direction; maisj e m 0,1 Ì abandonnée depuis, ue s’étant réserve quena »tere de S. Beuoîc de Pérouse. En 1 66s., cet
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Ordre fut uni avec celui de Vallombreuse par Ale-xandre VII, qui n’en fit qu une Congrégation ious letitre de Vallombreuse & Silvestrine, de l’Ordre de S.Benoît : mais cette union n’a pas lublisté, N les deuxOrdres íont séparés. Depuis certe séparation dans 1 cCh^itre Général de l’an 1681, les Silvestrins firentquelques réglemens qui surent approuves en 1683 ,par Innocent XI. L’an 1688, ils dressèrent de nou-velles constitutions qui furent approuvées par Ale-xandre VIII l’an 1690. Ils se levent la nuit pour direMatines. Ils ne mangent point de viande. Ils jeûnenttous les jours depuis la fête de la Sainte Croix jusqu’àPâques, hors le jour de Noël & la fête de S. Silves-tre. Le Supérieur en peut dispenser les fêtes solennel-les, excepté en Avant 8c en Carême. Ils gardent lejeûne même en voyage. L’infirmité feule, ou un longvoyage font des raisons au Supérieur d’en dilpenser.Les principales dignités de cet Ordre font le Géné-ral, le Vicaire Général, le Prieur, le Zélateur, 8c leMaître des Novices. Leur habillement consiste en unerobe & un scapulaire allez large, auquel est attachéun capucc. Au chœur & eu ville ils portent une gran-de coule comme les autres Bénédictins, le touc debleu turquin: quand ils sortent par un mauvais temps,on leur permet de prendre un long manteau commeles Ecclésiastiques. Leur chemise, leur collet, leursmanchettes font de serge blanche. Le Général est ha-billé de violet. Il porte le mantelet 8c la mozette à lamanière des Prélats de Rome. Il se sett d’ornemensPontificaux, 8c peut conférer les Ordres mineurs à lesReligieux. Sébastien Fabrini afaic en Italien une Chro-nique de cet Ordre. Les Silvestrins, pour armoiries,portent d’azur à trois montagnes de sinople, surmon-tée d une croise d’oi, accotée de deux branches de ro-siers avec leurs Heurs. P. Hélyot , T. VI 3 c. xxi.
SILURUS, f. m. PoiHon qui fe trouve dans le Danube,allez ressemblant à l’Esturgeon. Sa chair est nourris-sante lorsqu’il est frais. Il relâche le ventre. Lorlqu’ilest salé, il nourrit peu : mais il débarraíl'e la trachée-artère , & éclaircit la voix. Diosc.
SILYBUM. f. m. Plante qui, selon Diofcoride, a sesfeuilles semblables à celles de la Carline. Quelques-uns croient que c’est une espèce de chardon, qu’on ap-pelle chardon de Notre-Dame , ou chardon argentin.
S I M.
HV" SIMADIRI. f. m. C’est le nom que les Grecs mo-dernes donnent à une planche longue de trois à quatrepieds, large de cinq à six pouces, dont le Caloyer cule Papas le sert pour appeler les Chrétiens Grecs à laprière. Il tient d’une main le simadiri à la porte dei’Eglile, & de l’autre il frappe dessus à grands coupsde maillet : ce qui fait un bruit qu’on entend d’asiezloin.
SIMAGRÉE, f. f. Terme d’usage dans le style fa-milier pour désigner certaines minauderies, certainesfaçons affectées, les petites grimaces d’une précieuse,d’une dévote, d’une coquette. Gestus affeclatus , com-pofitus. Prenez ce qu’on vous donne, ne faites pointtant de simagrées. Ces grimaces, ces petites sima-grées donnent de la pointe au mérite d'une jolie per-sonne, & la font valoir. Com. Les faux dévots fontmille simagrées pour tromper le peuple par leur hy-pocrisie.
Et qui n adore pas leurs vaines simagrées ,
N’a ni respect , ni foi pour les choses sacrées.
Mol.
Ce mot vient dcstmulacrum 3 on des peintures que,par ignorance ou par dérision, on failoit avec de lai-des grimaces. On a dit autrefois fimagrue } commepour dire fimulactue.
SIMAISE. Voyer Cymaise. Cymatium , Cyma. Il nefaut point confondre cymaise 8c simaise. Le premierest le genre, 8c l’autre une espèce. La simaise on siraede stma, camuse, est le dernier 8c lc plus haut mem-bre des grandes corniches. On l’appelle autrcnvnc