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Tome septieme. [PRO - TE.]
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pas assez csesprit pour être fourbes. Bell. Il n'y a riende sncère en vous, que votre froideur. Von. Lesgens sncères ne le íont point par amour pour la vé-rité , mais pour l'honneur d’éloigner d'cux tout soup-çon de duplicité & de fourberie. M. Esp. On n’estsincère } 6c on ne montre tous ses sentimens, queparce qu’on n'a pas l'adrelle de les cacher. Id. Pourêtre sncère 3 il ne faut pas être naïf. Il vaut mieuxqu il en conte un peu de réputation du côté du bongoût, que de s’expoíer au péril qu’il y a à être sticè-re. S. Réal. Nous salions profession d’être sncères,afin qu’on ait créance en nous, & qu’on ajoute foià toutes nos paroles. M. Ezp. Le qui fait qu’on trou-ve lî peu de gen ssncères, c’est que tous les hommesaiment à être flattés. Bell. Il y a de la différence en-tre être sncère 6c être véritable. On ne mérite pasd’être appelé sncère , quand on s’arrête exactementaux paroles. La sincérité emporte de la franchise & dela confiance. M. Scud. Les personnes sncères, 6c debon goût, admirent peu, 6 c ne prodiguent point leurslouanges. Bell. Un xccôsncèie à donner des conseils,paroît quelquefois un moins agréable ami, qu’uti flat-teur adroit. Ni. Scud. Les aétions font plus sncèresque les paroles. Id. 11 faut du moins feindre de l’ami-tié pour nos bienfaiteurs : s’il est permis de tromper,c’est dans une occasion ou il y auroit de Tingratitude& de la dureté à être sncère.

Un discours trop sincère aisément nous outrage.

Bon..

Je veux qu onsoit sincère, & qu en homme d’honneur

On ne Lâche aucun mot qui ne parte du cœur .

Mol.

SINCÈREMENT, adv. D’une manière sincère. Inge-nuè 3 fìncerè3 candidè, apercé , purè , intégré. Il saurqu’un Directeur dile sncèrement les vérités Evangé-liques à ion pénitent. Parler sincèrement3 c’est parlerdu fond du coeur, le coeur fur les lèvres. Asusincè-rement } c’est agir de bonne foi. Il 11’y a rien de plusdangereux dans le commerce du monde qu’un amiqui ne parle pas sncèrement. Bell.

H 3 ' SINCÉRITÉ, f. f. Expression de la vérité ; vertuprécieuse dans le commerce de la vie, qui empêchede parler autrement qu’on ne pense. Sinceritas. Il nefaut pas la confondre avec la franchise qui fait parlercomme on pense ; ni avec la naïveté, qui fait direlibrement ce qu’on pense; ni avec X ingénuité , qui faitavouer ce qu’on sait & ce qu’on sent. Voye\ cesmots. Sincérité dans les manières, dans les actions,dans les procédés. Il ne faut pas avoir une sincéritéincivile, qui faste dire aux gens tout ce que Ton pen-se d’eux. M. Scud. Un excès de sincérité est quelque-fois aullì dangereux qu’une complaisance trop molle& trop étudiée. Bell. La sncérité est quelquefois unefranchise habile & une tromperie fine. M. Esi>. Lavéritable sincérité est ennemie de tout artifice 6 c detoute dissimulation, la prudence excessive n’est pasmême de son goût. M. Scud. Il y a une grande dif-férence entre la sncérité 6c une certaine démangeaisonde parler qui fait qu’on s’ouvre à tout le monde ; lasncérité ne doit être ni indiscrète, ni étourdie, ellen’oblige point à dire niaisement tout ce que Ton fait.Bell. La sincérité n’est quelquefois qu’une dissimula-tion & une franchise apparente, pour obliger les au-tres à ne nous rien cacher, & les engager à prendrecréance en nous. M. Esp. Les Négociateurs n’ontqu’une sncérité concertée; ils ne font semblant deparler à cœur ouvert que pour mieux cacher leurs vé-ritables desteins. Id. La sncérité paste aujourd’hui pourincivilité 6 c pour rudesle. Fl.

Quelques-uns croient que ce mot vient de sne ca-rie , fans pourriture. Caries signifie pourriture, moi-sissure, vermoulure. Çaties ossium, la carié des os,Celse -,caries vini. Pline, vieillesse du vin.

3 " SINCHANG. Nom dc deux villes de la Chine ,Tune dans la province de Chekiang, au département

SlN

de Xaohing : l’aurre dans la province de Kiangs audépartement de Xuicheu.

§ 3 “ SINCHING. Cinq villes de la Chine portent cenom. La première dans la province de Kiangíi, audépartement de K inchangé sixième Metropole de laprovince. La seconde dans la province de Chekiang,au département de Hangcheu, première Métropolede la province. La troisième, dans la province 3CXantung, au département de Cinan, premiere Me-tropole de la province. La quatrième, dans la provin-ce de Péking, au département de Paoting, deuxièmeMétropole de la province. La cinquième, dans la pro-vince dc Honan, au département de Caifung, P rc "mière Métropole de la province. ,

SINCIN. Ville de la Chine, dans la province dcSuchuen, au département de Singtu, premiere N c 'tropole de la province.

SINCIPUT, f. m. Terme Latin, dont les Anatofflitt»se servent. Le devant de la tête, depuis le front julq ula luture coronale.

SINCOPE. Voyer Syncope. .. ,

SINDAL. f. m. Etoffe dont il est parlé dans les TarifsHollande.

SINDE. Fcyei Tatta. vS

Ç 3 * SINDICIN. Ville d’Asie, dans la Tartarie,aude Tendue. Davity.

SINDIFIU. Ville d’Asie , dans la Tartarie, au pay s aU 'quel elle donne son nom.

SINDON, s. m. Mot Latin reçu dans notre kng u ^ ssignifie un linceul, & ne sert qu’à exprimer cehu ^lequel étoit enfermé le précieux corps dc ‘ j eSPere Jean Jacques C hi filet dans son T traite furlinceuls dont le corps de Notre-Seigneur étoit f ^veli, dit qu’il y a différence entre le sndon s-.suaire. Lesndon couvroit tour le corps, & 1 eétoit un mouchoir qui couvroit le visage. Sindon- ^

Sindon. Terme de Chirurgie. Petit morceau de t0 jarrondi, ou petit tampon de charpie, aplati cn t 01 ’ ’dont on se sert au pansement du trépan. TruststeU in circulum fecit. Tomentum Lineum cotnP t<ltum. Après Toperation du trépan, pour panierI e ^lade, la première chose qu’on fait, c’est de verserla dure mere quelques gouttes de baume blanc » ,fait chauffer une cuillière où il y a du miel ro ^pour le mêler avec un peu de baume blanc , s ftrempe les sndons, dont Tun est dc linge, &de charpie. On pose le premier fur la durc-mt ie, elJcomme il est plus grand que le trou du crâne,fait paster entre le crâne 6c la membrane toute ^xtconférence, par le moyen d’un lenticulaire. Un j fensuite le second sndon, 6c on acheve de tetrip jo-trou du trépan avec ce tampon de charpie, à’C- ^nis. Le lendemain, quand on leve Tapparcil» 0 tlaissera jamais le cerveau à découvert, & P° u re ,effet on aura un nouveau sndon tout prêt à 00eaustì-tôc après avoir levé celui qui y est. Id. , 5,

SINDONITE. 1 . m. Epithète que Ton donne

Solitaire pour la raison que nous allons dire- J j cSnites. S. Sérapion le Sindonite est le Saint t] u tGrecs, dans leurs Menées ont appelé le 5idoni e u*T (Cune fuite de Terreur où ils étoient, que le ' 0»Sérapion, dont ils honoraient la mémoire J e . v ! p 0 urdc Mars, avoir eu la ville de Sidon en Phenicjf Fpays natal, & qu’il y étoit mort en paix. Au 1 çé-Sidonien, ils dévoient dire Sindonite, P ítC f “ Se-rapion fut ainsi surnommé , depuis que sCta jftfdeípouillé de toutes choses , il n’avoit voulu P° jj £ ,qu’une écharpe ou une chemise de méchanteseulement pour se couvrir. Baillet,2i ^ arS ’- tlir e SíSindon 3 sindonis, qui se trouve dans,^^ £ tost edans Martial, signifie un linceul, une piece •dont on s’envelcppe. Delà Sindonite, hom w ^ t0 î-pour tout habit qu’un linceul, qu’un morceaule, dont il se couvre. Ae(c cfí '

SINÉFN, ENNE. f. m. & f. Nom de peuple {6 .dantdeSini, ou Simus fils de Chanaan, G cll ‘,j t queSintus, a. Sanuto, L. III, P- ,c. i 1 V^daii®ce surent les Sinéens qni sondèrent la ville de dela Phénicie, que quelques-uns appellent Ch 3