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lations essentielles que les hommes ont entre eux ,non plus que celles de Dieu avec les hommes. Bienloin que le gouvernement renverse ce premier ordre,c’est plutôt pour lui donner un nouveau degré deforce & de consistance , qu’il est établi. On a voulumettre les hommes en état de s’acquitter des devoirsque les loix naturelles leur prescrivent, & de parve-nir plus sûrement à leur destination.
| 'CT Ainsi la société civile n’est autre chose que la so-ciété naturelle elle'-même, modifiée de telle sorte ,qu’il y a un Souverain qui y commande, Sc de la vo-lonté duquel tout ce qui peut intéresser le bonheurde la société dépend en dernier restort; afin que sousfa protection Sc par ses foins, les hommes puissent seprocurer d’une manière plus sure le bonheur auquelils aspirent naturellement. /'qyqr Etat , Corps Po-litique.
§CF L’état opposé à celui de société est celui de solitu-de. Voye\ ce mot.
SociÉrÉ , signifie encore, commerce civil du monde.La société est un corps purement républicain. Elle neveut point de souveraineté. Le véritable esprit dumonde a trouvé l’art d’introduire une certaine civilitéfamilière , qui rend la société commode Sc agréable.S. Evr. Sans la sincérité, \a société civile est une es-pèce de brigandage. Bell. La société est un com-merce de mensonge officieux, Sc l’on s’y fait une po-litesse de tromper, & un plaisir d’êrre trompé. FlÉch.Les vices fervent autant que les vertus à lier & à en-tretenir la société. M. Esp. Il est temps de nous tirerde la société , quand nous ne pouvons plus y rien ap-
f iorter du nôtre. Mont. La complaisance est l’ame dea société : c’est ce qui en fait l’agrément. Bell.Société, dans un sens plus resserré, signifie, compa-gnie de gens ordinairement assemblés pour des partiesde plaisirs. Cœtus. C’est un homme aimable qu’il fautadmettre dans notre société. Les gens bourrus fontchassés de toutes les sociétés.
Société, est auffi une compagnie de gens qui s'assem-blent pour vivre en commun selon les règles d’uninstitut religieux. Bien des gens appeloient les Jésui-tes, les Pcres de la société de Jésus ; mais les Jésui-tes disent de la Compagnie de Jésus, Sc non pas dela Société de Jésus. On dit même en parlant de toutl’Ordre, la Société. C’est l’esprit de la Société. Pasc.La Société n’a d’autces ennemis que ses envieux. LeP. d’Orl.
La. Société de S. Thomas de Ville-neuve, du Tiers-Ordre de S. Augustin, est une Congrégation de FillesHoípitalières, instituée en Ere 'agne par le P. Ange leProust de l’Ordre des Ermites de S. Augustin de laCommunauté de Bourges, vers l’an 1660. La cano-nisation de S. Thomas de Ville-neuve faite en 1659lui en fit venir la pensée; & c’est pour cela qu’il don-na son nom à cette Société. Voyez le P. Helyot,T.III. c. xi.
La Société de S. Joseph, sont les Filles Hospita-lières établies pour le gouvernement des Filles orphe-lines. Le Cardinal François d’Eícoubleau de Sourdis,Archevêque de Bourdcaux, avoir projeté cet établií-fement. Sa mort qui arriva en 1628, l’empêcha del’exécuter. Son frère & son Successeur Henri d’Escou-bleau de Sourdis, le fit en i6;8. Cet éttablissementfut confirmé en 1636, Sc en 1673 , par Lettres Pa-tentes. Voyez le P. Helyot, T. IV, c. liv.
Les Sœurs de la Société du bon Jésus. Ce font des' filles & femmes mariées ou veuves qui suivent l’ins-titut des Clercs Réguliers d u bon Jésus, & qui ont étéétablies vers la fin du quinzième siècle par Margueritede Ravenne. Voyez le P. Helyot, T. IV. c. 17.
La Société de Bretagne est le nom d’une Réformede Bénédictins en France. Societas Aremorica Mo-nachorum Benediclinorum. Au commencement du der-nier siècle, quelques Religieux de l’Abbaye de Mar-moutier, désirant vivre dans l’Obsqrvance de la Règlede S. Benoit, demandèrent permission au P. Isaie Jau-naz,Supérieur Général de la Congrégation des Exemptsde France, de se retirer dans une Communauté parti-culière, Sc de se séparer des autre* Religieux de leur
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Maison, pour avoir plus de liberté de vivre confor-mément à la Règle. Non-íeulement ce Général leuraccorda cette permission, mais il se joignit à eux- I»se retirèrent a u Prieuré de Le hon, sur Rance, près deDinan en Bretagne. Le Général dreíïades Statuts, quifurent homologués par un Arrêt du 19 Décembre 1606.Huit ou dix Monastères de Bretagne embrassèrent cetteReforme, Sc formèrent la Société de Bretagne qui rutunie à la Congrégation de S. Maur le 16 Juillet 167.L’union fut ratifiée dans le Chapitre Général de ia
Congrégation de S. Maur le 2 8 Septembre de lameme
année. P. Helyot, T. VI, c. 30. c
Société de Jésus. Nom d’un Ordre de Chevalerie mi-titué par Pie II. vers le milieu du quinzième siecle»pours’opposer aux Turcs. M. de Leibnitzdans son Co-dex Gentium , a imprimé une Lettre de Pie II à ChâtiesVII, Roi de Franee, du 3 Octobre 1439, qui . alconnoître certe Institution. C’est tout ce qu’on en l alt>Voyez le P. Helyot, T. VIII. c. lviii. , p- . ,
AJ” Société , se dit encore d’une Communauté dnc-clésiastiques qui ne íont point ailujétis aux règles d unInstitut Religieux, ainsi que d’une Compagnie de Genqui s’assemblent pour conférer ensemble sur certainessciences. Ainsi on dit, Société de Sorbonne, S° CLCt fde Navarre, en parlant des Docteurs. Société R°y âde Londres, Société Royale de Montpellier.
Société Royale de Londres. Académie, Assensde Savans, établie à Londres pour travailler à lavancement & à la culture des Arts Sc des Sciene es ’Regia Societas, Academia. Elle commença à f e * otmer vers Tannée 1658. Le Roi Charles lien conn rl ?Tétabhlïemcnt par des Lettres-Patentes en 166Z. ,nombre des membres qui la composent n’est p aS 0 ^11 y a un Président qui convoque les assemblées,propose les questions, un Trésorier qui reçoit Sc
bouise Targent, & dix Sécrétaires qui tiennent d£ S
gistres des expériences, des découvertes, Sc de tc .ce qui te paste de plus remarquable. C’est d ot ^naire l’un des deux Sécretaires qui a la directi 00le foin des Transactions Philosophiques qui f e P .blient tous les mois par ordre de la Société: 011 P e jj svoir par ces Transactions quel est Temploi 6eest Toccupation de la Société Royale. Le D°^ eSprat Evêque de Rochester en a écrit THistoire.
£CT L'Académie Royale des Sciences Sc des BelleS'tres de Lyon porte aussi aujourd’hui le .titre deciété Royale, ainsi que l’Acadérnie de Nancl-Plusieurs de nos Académies de Provinces pr e ° nla qualité de Sociétés Littéraires.
Société , dans le Commerce. La Société entre' 'chandsestune union de plusieurs personnes jointsquelque intérêt. C’est une convention entre c * e °í slU fplusieurs personnes, par laquelle ils mettent q 0 ^ eJ ichose en commun, pour en partager les profits \ iCsupporter les pertes , chacun selon ce qui estre£ lc ‘Tacte de Société. . r oll s
Il y en a de trois fortes. La première qui sc p lt ^un nom collectif entre deux ou plusieursSc on appelle la raison de la Société , les noms de ^qui paraissent pour en faire le négoce, & si§° e i e ,Lettres de change, qui souscrivent, paf exe l pe llcFrançois & Paul en compagnie. La seconde, ^5qu’on appelle en commendité , qui se fait elltt J a nSpersonnes dont Tune ne fait que mettre son arg 01 ^^la société, fans faire aucune fonction d’assoc ie ' > 0l jplus bas Société en Commende. La troisièwc, 'appelle anonyme , est celle qui se fait entre » Yai csonnes qui íont associées en secret, dont chac j fSle trafic en son particulier, & s’en rendent ° 0 P^ it j e utuns aux autres, dans laquelle le Marchandn’a d’action que contre son acheteur, dont lcparaît en public. > e j ] e pif
Il y a auffi une Société anonyme, qui s’*?? pjrti'participation , qui fe fait pour quelque p a r)S
culière; par exemple, quand un Marchand jjseécrit à un autre de Marseille d’acheter la .d’un vaisteau qu’il sait y devoir arriver, lili P rí ^ rt jcip ctde payer une partie du prix, à la charge deau profit. Societas per participationem. L Oi &
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