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Tome septieme. [PRO - TE.]
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74-5 SOC

Quadra.^ íelon Vitruve. Daviler.

Socle continu. Voye\ Soubassement.

SOCONUSCO. Nom d’une province de l’Audience deGuadmala.dans l’Amérique ieptentrionale. Soconusca.Elle est encre les provinces de Guatimala, de Vera-Pax, de Chiapa & de Guaxaca. La mer du íud la bai-gne vers le midi. Comme le Soconusco est à couvertdes vents du nord par de grandes montagnes, Pair yest fort chaud, le pays peu fertile, 8c sujet aux ton-nerres. Guévetlan en est le seul lieu de quelque consi-dération. Maty.

SOCOTH-BENOTH, ou SUCCOTH-BENOTH. Cefont deux noms Hébreux , tous deux féminins, tousdeux au pluriel. Ils signifient tentes des filles. Taber-nacula filiarum. Chacun de ces peuples ( que Salma-nafar envoya occuper la Samarie ) fe forgea Ion Dieu....les Babyloniens íe firent leur Dieu Succotk-Benoth ,lesCuthéens Nergel, ceuxd’Emath Afima, 8cc. Saci.IV e L. des Rois, xvn , 30. Il semble par cet endroitde i’Ecriture , que Succoth-Benoth fut un Dieu, ouune Déelle des Babyloniens ; & en effet bien des Au-teurs le croyent. Les Juifs font de ce sentiment , &ils croyent que cette Succoth-Benoth était représentéefous la figure d une poule avec ses petits pouíîïns.Voye1 R. David Kimhhi, & R. Schélomoh Jarrhi,fur 1 endroit des Rois que nous avons cité. Seldentraite cette explication de rêverie, 8c soutient dans sonSmtagma //, de Diis Syriis , c. vil , que Succoth-Benoth étoit un temple, & non pas une divinité.Strabon, L. XVI, & avant lui Hérodote, L. I, rap-poirent qu’il y avoir à Babylone un temple de Vénus,surnommée Mylitte , que les filles étoient obligéesd’aller fe prostituer dans ce temple avant de pouvoirfe marier. Elles s’y rendoient donc, & y demeuroientjusqu'à ce que quelqu un vînt les prendre. C’estpourcela, dit Selden, que ce temple s’appelle les Tentesdes filles. Les Babyloniens transplantés en Samarie ,en bâtirent un semblable. C’est le sens de l’Ecriture ,selon Selden, qui le confirme par Baruch, vi, 43 ,où Jérémie semble dire la même chose qu Hérodote8c Strabon.

SOCOTORA , ou ZOCOTARE. C’est une île situéedans la mer d’Ajan, vers le golfe de Babelmandel, &environ à trente-cinq lieues du cap de Guardafu, versL orient. Socotora , anciennement Dioficoridis infula.On donne à cette île vingt-fept lieues de long & neufde large. Elle abonde en dattes, en encens &enaloësfort estimé. Ses habitans font originaires de l’Arabie ,Sc Mahométans, & ils ont leur Roi particulier. Maty.Socotora est au-delà du cap de Guardafu, & vis à-visdu détroit de la Mecque. Bouh. Les Mores de ce pays-Jà disent que c’est hie des Amasones, & la raisonqu’ils en apportent, c’est que les femmes y sont maî-tresses. Les habitans croyent que leur île est le paradisde la terre. Cependant il n’y a peut-ctre pas dans lemonde un lieu moins délicieux, ni moins agréable.L’air y est toujours embrasé, la terre y est sèche & sté-rile, Sc s’il n’y naistoit le meilleur aloës de tout l’O-rient,on ne fauroit guère ce que c’est que Socotora.lD.

SOCOTOR 1 N, 1 NE. í. m. 8c f. Qui est de l’île de So-cotora. Socotorœus, Socotorinus , a. S. Thomas an-nonça Jésus Christ aux Socotorins. P. Bouh.

SOCQUE, ou SOQUE. f. f. Espèce de sandale, patinde bois qui a deux ou trois doigts de hauteur, dontfe fervent les Religieux , & entr’autres les Récollets.La sandale diffère de la socque, en ce que la sandalea des femelles de cuir, 8c que la socque est toute debois. Elles s’artachent toutes deux avec des courroies.

Ce mot vient du latin soccus, qui étoit la chaussuredes anciens Acteurs comiques.

Socque, est auffi une espèce de chaussure des Anciensqui montoient fur le théâtre, en représentant les per-sonnages comiques , 8c qui est opposée à cothurne ,qui étoit une autre chaussure, ou brodequin réservéaux personnages héroïques. Soccus. Feu M. de Cam-brai a écrit/ôc. Aujourd’hui on le ditau figuré,pour op-poser la Comédie à la Tragédie. La Comédie doitprendre un ton moins haut que la Tragédie 3 le foc estintérieur au cothurne. FÉnelon. i

SOC

SOCQUlA.Nom de lieu. Socquia, anciennement Ba-deos. C’étoit autrefois une ville considérable de l’A-rabie Heureuse. Ce n’est maintenant qu’un bourg si-tué fur la mer Rouge, à trente lieues de Médine, vêtsle midi. Maty.

SOCRATIQUE, adj. de t. g. Qui appartient à Schcrate. Socraticus. Philosophie socratique. Amour so-cratique. Quelques-uns désignent par-là l’amour anti-physique. Socrate aimoit la beauté dans les femmes& dans les hommes. C’étoit peut-êue un goût inno-cent 8c honnête.

SOCRATISER. v. n. Philosopher , moraliser commeSocrate. Dans une Ode heureusement imitée de lavingt-unième du III e Livre d’Horace, le Traducteurdit à la Bouteille :

Descends , c’eft Corvin qui f en prie ,Quoiqu imbu des points sourcilleuxD"une aufière Philosophie ,

II n est point ennemi des Jeux.

Par tout ailleurs il focratife ;

Mais en débauche il s"humanise ,

Comme ce Sage tant vanté ( Caton )

Qui quelquefois d’un vin Massique ,

Savoie de sa vertu StóiqueEgayer la sévérité.

Merc. de Déc. 1734 ,1 vol. p. 2772.

SOCZGWA, ou SUCZOWA. Nom d’une petite vij|«de la Turquie, en Europe. Soc^ova, Suc^ovc-f-est dans la Moldavie , fur le Séreth, à quinze si eueau-dessus de Targorod, & à dix-fept de Jaíso veíle couchant. Maty.

S O D.

SODA. f. m. C’est un nom que quelques Médecins^nent à un sentiment de chaleur & derosion qu’onà la gorge. Le soda vient des vapeurs acres qui s e ^vent de l’estomac, & qui font produites par destières excrementeuses, qui fermentent dans cette P a fJtie. Les bilieux & les hypochondriaques sont solau soda.

SODALISTE. f. m. & f. Compagnon, ami, qm v: ^la même société. Il se dit principalement des deso‘Ce mot est employé plusieurs fois dans la îysoraletique des Jésuites, & entr’autres à la pagesixième Tome. ,,c

SODÉE. f. f. Vieux mot. Solde, payement. Ovide ^

Ne suis pas venu pour servir ,

Ne pour sodées desseryir. Borel.

de

0 CT SODER-TELGE , ou simplement Telge. VilleSuède, dans la Sudermanie, à quatre milles dekolm. ( je

SODI. Nom d’une rivière de la Babylonie, dont P ,Baruch, c. iv. Quelques-uns croyent que c’eftphrase. Il n’y en a point de preuve. Sodi fiuvi uS ' <>«.SODOME. Nom d’une ville dont il est parlé dan scriture. Sodoma. Elle est devenue fameuse parne. Dieu l’ayant consumée par le feu du cielnir le crime de ses habitans , après en avoir raULoth qui y faisoit fa résidence. Elle étoit dansoù l’on voit aujoutd’hui la mer Morte. MATY. a j Sa prétendu qu’elle étoit fur le bord de ce la c »fans fondement. ^,

SODOMIE, f. f. P&derajlia , Sodomiticum PfiN'tyVenus anomala. Péché contre nature, qm 3 ^ r jt patpelé de la forte , de la ville de Sodome qui P c j n ele feu à cause de cet exécrable péché. ÍÇP -tient d sde mort est prononcée contre ceux qui fe í oU . f[l f...-ce crime,au Lévit. ch. 18 & 20. Morte moffi ^ c0 , rÇCF Les Loix Civiles veulent que ceux qui en fouvaincus, soient brûlés vifs. Voye% le Code, e , e<Cette peine a été adoptée dans notre Jurifptu jjSODOMITE. f. m. Habitant dc Sodome. Sodorm .signifie plus communément celui qui commet

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