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ainsi il occupe toute la place tic par íà longueur, &par sa largeur.
On l’appelle en latin tania , Voyez ce mot, & ver.On en a vu , dit-on, de 80 aunes. Quelques-uns ontcru qu’il se forme dans le fœtus. Valisniri prétend quele solitaire n’est autre chose qu’une chaîne de vers cu-curbitaires, qui se tiennent tous accrochés les uns auxautres, & forment ainsi la figure d’un seul animal.
Solitaire, en matière de modes. Espèce de Palatine.Voye\ Palatine.
Solitaire, s. m. Terme de jeu. C'est le nom d’un jeuque l’on a inventé depuis près d’un siècle, auquel unhomme peut jouer seul. C’est une table percée de 57trous disposés ensorte que le premier rang en a 3, lesecond cinq, les trois soivans chacun 7, le sixièmecnaj , le dernier 3. Tous ces trous ont chacun unecheville, à la réserve d’un qui reste vide. Ce jeu con-siste à prendre toutes ces chevilles les unes après lesautres, ensorte qu’il n’en reste aucune. Elles repren-nent, comme on prend les dames au jeu de dames,en sautant par dessus, & se mettant à la place videqui est de l’autre côté de celle qu’on prend tic qu’onenlève. Ce jeu n’est pas amusant quand on en ignore lamarche, bien moins encore quand on la fait.
$ 3 " Solitaire, autre jeu. Espèce de quadrille ainsiappelé, parce qu’on joue toujours seul, sans ap-peler. Ainsi, quand aucun des joueurs n’a pas assezbeau jeu pour jouer, fans prendre, ou pour appelerun médiateur, on passe, tic celui qui a ípadille n’estpas tenu de jouer.
Ç 3 * 11 y a encore un jeu qu’on joue à trois, faute d’unquatrième , qu’on appelle austì solitaire , parce qu’onjoue toujours seul, sans prendre, ou en appelant unmédiateur. A ce jeu on ôte une des couleurs rouges,à la réserve du roi que l’on conserve , afin qu’on puissejouer dans les quatre couleurs. On ôte austì le six del’autre couleur rouge.
Solitaire, f. f. Ce nom se donne à des Religieuses del’Institut de S. Pierre d’Alcantara. Monialis solita-ria ex instituto Sancli Petri Alcantarenfis. Le Cardi-nal Barberin étant Abbé de Notre-Dame de Farsa. Ilfit bâtir un Monastère de Filles, dansle bourg de Farsa,lui donna le nom de Notre-Dame de la Providence duSecours Azssolitaires Déchaussées de l’Ordre de SainteClaire, tic de l’Institut de S. Pierre d’Alcantara. 11 vou-lut qu’il y eût des Religieuses qui s’adonnassenr entière-ment à la vie solitaire , & à la contemplation deschoses divines. Il obtint pour cette fondation un Brefde Clément X, l’an 1676. Ces Solitaires, font profes-sion d’imiter la vie rigoureuse & pénitente de saintPierre d Alcantara. Elles gardent un silence continuel,ne patient jamais aux personnes du dehors, nes’occu-pent qu’aux exercices spirituels, laissentle soin des affai-res temporelles à des filles qui ont une Supérieure parti-culière dans un appartement séparé du Monastère,qui leur fournissent le nécessaire, tic leur apprêtent àmanger. Ces Solitaires vont toujours nus pieds fanssandales : leur robe est ceinte d’une groste corde ;elles ne portent point delinge. P. Hélyot , T. VII.c. Z9.
SOLITAIREMENT, adv. D’une manière solitaire. Soli-tarie. Les Chartreux vivent solitairement.
SOLlTAURILES,ou SOLITÀURILIES.f. m.pi. Nomd’un sacrifice chez les anciens Romains. Soli-taurilia. C’étoit un sacrifice où l’on offroic trois vic-times de trois différentes espèces, savoir un taureau ,un bélier , tic un verrat. Il fut ainsi appelé, parce queces victimes dévoient être entières tic lans défaut: carSollus ou Solus dans la langue des Osques, signifioitinteger. Denis d’Halicarnalle en parle L. IV. Tite-Live décrivant la même chose que Denis, L I. c. 44,appelle ce sacrifice Suovetaurilies , Suovetaurilia ,comme si ce mot étoit compote d z fus , ovis tic taurus ,noms des trois victimes que l’on sacrifioit; étymologiequi paroît plus vraisemblable.
SOLITO. Nom de lieu. Soletum , Salantum , Salantia .C’étoit anciennement une petite ville des Salantins.Ce n’est maintenant qu’un petit bourg du Royau-me de Naples. U est fur une colline dans la terre
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d’Otrante. à trois lieues de Leccie, vers le midi. Mat v.SOLITUDE, f. f. Lieu désert tic inhabité, ou séparedu commerce du monde. Locus desertus , solitudo- fs’est bâti un petit ermitage dans une agréable solitude.Les déserts de la Thébaïde étoient daStieafessolitudes.Quelle différence il y a entre la mort tic la retraite»entre la solitude tic le tombeau ! S. Evr II y a desyê'litudes sauvages qui donnent un repos délicieux, q utcharment les peines des Amans, tic qui enchantent lesmisérables. Id. La solitude a cela, qu’elle imprime jene sa! quel air triste tic funeste. Id. On s’ennuie dansla solitude , parce qu’on n'y voir que soi. Le P- Çn’est pas besoin de sc retirer de la société humaine»pour aller chercher Dieu dans l’horreur de la solitude.S. Ev.
Souffre £ que ces demeures sombresPrêtent leur solitude au trouble de mon cceuu
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Oh que f aime la solitude,
Que ces lieux sacrés à la Nuit ,Eloignés du monde < 5 - du bruit ,Plaisent à mon inquiétude.
S . Amant-
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Solitude , est aussi une séparation du commerce °hommes ; être seul. Separatio , Secretio , secessus •peut vivre au milieu d’une grande ville , tic dewcurdans la solitude. La retraite tic la solitude ontcharmes pour les dévots tic les spéculatifs. L’an 10cherche toujours la solitude. Vill. Grâces à Dieu - 1passe les nuits fans chagrin, quoiqu’en solitude■Font. L’ame attentive se fait elle-même une ff ltu sBoss. Les Justes trouvent le secret de sc faire unÇJ,
litude intérieure, au milieu même du bruitmultitude. Fléch. La solitude a des douceurs :
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paisibles plaisirs valent mieux que les fracas de laC° at ‘M. Scud.
$ 3 “ L’état de solitude , pris dans ce sens, comme un 0opposé à celui de la société, est la condition ou Jconçoit que se trouveroit l’homme,s’il vivoú abi 0 ^ment seul, abandonné à lui même & destitué de t0commerce avec ses semblables-, fans éducation»autres connoissances que celles qu’il auroit a .^ sl u ede lui-même. Ce seroit fans contredit le plusde tous les animaux. On ne verroit en lui que ,blesse, ignorance tic barbarie : à peine pourroit-r ^tisfaire aux besoins de son corps3 toujours exp° ^périr, ou de froid, ou de faim, ou par les den rS ^ ^quelque bête féroce. Quelle différence de cet c, ^ eJcelui de société, qui, par les secours que les hom ^tirent les uns des autres, leur procure toutes ^ £SC íSfnoissances, toutes les commodités tic les doucequi font la sûreté , le bonheur tic l’agr êva eítlla vie. r t ' Sf
Solitude, se dit austì des lieux qui ont été si^^ns.quand il ne s’y trouve plus personne ou pen deSolitudo , desertus locus. Il y avoir aujourd nugrande solitude à la Cour; peu de mondegnoit le Roi. Pourquoi cette solitude de sou?"
La Font. Cette Coquette sc plaint de la som uson alcôve, que ses galans désertent.
Elle tâche à couvrirsous le voile de prude ,
Ce que che% elle on voit d’affreuse solitude^
Mer de la Solitude. Voyez Mer. . j 0 nt
OLIVE. s. s. Pièce de bois de brin , ou de sciage ^ t{eS011 peuple les planchers, & qu’on pose sor m? P. Qeou sur les murs. Des solives de chêne, demot a été fait de soliva ou suliva , venant deyqui signifie \e plancher , parce qu’elle le soutien •
Il vient plutôt de/ô/ , qui en langage Celtique ^Breton, signifie soliveau. Les solives de bois tée*sont de cinq à sept pouces de grosteur, & / ont jjleuressuivant la longueur d’un gros arbre : les n Lessont celles qui son c de bois bien sort tic rU"