SON
on appelle Jecon.de , la distance du premier au second,ceile de ut à re : tierce , la distance du premier au troi-lieme ' celle de ut a mi: quarte , sa distance au qua-tiìeme sa ; quinte, [a distance aucìnqmèmcsoL-Jtxtc,sa distance au sixième la -.septième , sadistance.au sep-tieni ejì; enfin, octave, sa distance au huitième,celle deutaut, laquelle renferme dans ton étendue tous les au-
tres intervalles.
Si l’on veut pouster plus loin cette fuite harmoni-èn montant du second ut à un troisième, d’untroisième à un quatrième, &c. on appelera les notes in-terposées de l’un àl’autre , neuvième, dixième, onsiè-me ■> Sec. du nom de leur rang numérique. On remar-que en effet que la voix humaine, après s’ctre élevée àt octave d’un ton, peut encore s’élever à l’octave de cetteoctave, & quelquefois même au-dcla; c’est çe qu’onappelle son étendue.
Lcsost n’est grave ou aigu que par comparaison : ilsaut deux sons disterens ; l’un grave & l’autre aigu,pour faire un ton : deux tons, pour faire une coníon-iiauce^ deux conlonnances pour faire un accord, plu-le urs accords pour faire un mode, plusieurs modesP°ur faire une harmonie complette, une mélodie del 0IX j ou une symphonie d’instrumens bien remplie,
. ien variée; ce qu’on appelle aulsi modulation.
Deux sons harmoniques peuvent être successifs ouunultanés : tueeelsifs, quand ils s’enttesui vent, comme, atlS le chant d’une feule voix simultanés, quand ilss accompagnent, lors, par exemple, que plusieursfo-° 1X c ^ antein en parties.
Dans l’un & dans l’autre cas, les deux sons peuventProduire dans l'oreille trois imprestìons différentes,"'liston, laconsonnance 8i la dissonnance. Foye\ cesJJiots.
^ Oh voit- par-là que la Musique est une science mixte101 tient en même temps de la Physique & de la Ma-T ^uiatique. En tant que science physique, elle a pourj stt> \cson harmonieux , le temps de fa durée, sone gce d aigu & de grave, ses élévations & ses abaisse-iens réciproques, les vibrations des corps sonores quit len _i =nt 5 ce hcs de l’air qui le transmettent, & la na-Urc "Hprelsionsque reçoit l’oreille, selon qu’elleest happée.
n tant que Science Mathématique, elle considèrej S ^fPPorts géométriques des sons , des intervalles quios leparent, des tons qui en résultent 8c des accordselle compose. Elle exprime ces rapports par des nom" es > pour les représenter à l’esprit avec route la précil °Hpoffible. Enfin, de ces nombres, qu’on appelle fo-à cause de cet usage, elle sonne des proportions,
, des progrestìons harmoniques, pour mettre tout entc g'e dans ses compositions. Sous ce regard, c’est la Géo-des fbns.
h y a des sons qui ont avec notre coeur une secrèteIntelligence que nous ne pouvons méconnoître : des^ vise qui nous inspirent du courage; des sons Ian-^"'stans, qui nous amollissent ; dessous rians, qui nous8 a 'ent ; des fons dolens qui nous attristent, &c. Il y auta nt de sons dans la nature, qu’il y a de passions àImprimer & à imprimer.
On peut même ajouter qu’il y a une espèce de gra-j atl °n dans les sentimens qu’ils nous impriment, selondiverses qualités des corps sonores d’où ils partent;ïo ì'â'dire, selon queles corps qui nous les envoient°nt vivans ou inanimés, ou selon que, dans leur ori-ne > ils ont été animés ou non. Le son d’une trom-^ te> d’un haut-bois ou d une flûte, qui reçoit son^'uionie dusoufle vivant d un homme , nous pénètreautrement que celui d un tuyau d’orgue, qui n’est' m . £ lue par le souffle d’un air mort. On croit mêmehìcu m? ^ Une corc * £ * a ' con - quoique plus harmo-q Ue x a i’oreille, est moins touchant pour le cœur,Pat sa st d’unc corde de boyau; parce que celle-ci,de nòs ^^ure, étant beaucoup plus conforme à celleoonso llerts5 '^ est naturel qu’elle ait avec eux plus detoui o nnaUCe qu’un métal dur & Inflexible, qui tientm 0 i ns Ul / S . Un Peu de l’aigreur de ía matière. Il est auttstté CVl ^ ent 5 E" 1 ' 1" même raison de cette confor-> que de tous les instrumeus de Musique, celui
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dont les sons sympathisent le plus avec nos difposi-rions naturelles, c’est la voix humaine. Une voix ca-nore bien conduite 6c bien maniée, l’emporte infini-ment pour le pathétique furies instrumeus les plus so-nores. L eson en est plus vivant, le ton plus net, lesaccords plus justes, les passages plus doux, les nuancesplus gracieuses, le tempérament plus fin, l’exprefsionplus animée, le total qui en résulte plus moelleux, plusinsinuant, plus pénétrant. C’est que de fa nature lavoix humaine doit être nécessairement plus à l’unistanavec l’harmonie de notre corps & de notre âme.
On dit publier ou crier une choie à son de trompe ,pour dire, la publier avec des trompettes, par auto-rité du Magistrat. Voce preeconis & tuba praedicare -On le dit aulsi au figuré d’une personne, qui redit touttout ce qu elle entend dire.
On dit proverbialement, prendre les lièvres ausond u tambour, quand on ne fait pas une chose avec toutle secret qu’elle demande.
Son , vieux mot qui s’est dit pour air de chanson, & poursommet. Perce val.
Quand de branche en branche monta,
D u grand arbre desec en son.
C’est-à-dire, jusqu’au sommet. Borel,
SON. (Cap de) Cap dans la mer Méditerranée, fur îa'cote de 1 île de Corse, environ cinq milles à loue st del’entrée du port de S. Boniface.
SONAILLEjOU SONNAILLE.f. f. Clochette que por-tent les betes, pendue au cou en paillant, onen voya- .géant. Pecuarium tintinnabulum. Le cheval, bœuf, oumulet qui va le premier à la campagne avec cette clo-chette s’appelle le sonnailier.
SON AT, f. m. ou mouton en blancherie. Ce font despeaux de moutons passées en mégie,
SONATE, f. f» Terme de Musique. Les Italiens disent ^Suonata , & au plurier Suonate, & souvent aufli sansu. Sonata. C’est delà quenous avons fait Sonate } nonpas du genre masculin, comme font plusieurs, ( car il estdu dernier ridicule de dire, par exemple, voilà unbeauSonate , ) mais du genre féminin. S. Evremont dit So-nades , mais l’usage est de dire & d’écrire SonatesCe mot vient de Suono ou Suonare, parce que c’estuniquement par le son des instrumeus, qu'on exécuteces fortes de pièces, qui font à l’égard de toutes for-'tes d’instrumens , ce que la Cantate est à l’égard desvoix. Voye% Cantate. C’est-à-dire, que les Sonates-Ion c proprement de grandes pièces, fantaisies, ou pré-ludes, iS ’c. variées de toutes fortes de mouvemens ou.d’exprelsions, d’accords recherchés ou extraordinaires,de figures simples ou doubles, &c. & touc cela pure-ment selon la fantaisie du Compositeur, qui sans être.assujéti, qu’aux règles générales du contrepoint, n.'iaucun nombre fixe ou espèce particulière de nw.-sure ,donne l’cflor au feu de son génie, change de nv.-sure& démodé, quand il le juge à propos, £’c. On en.trou-à i, i, 3 , 4 , j, 6 , 7 &S parties : mais ord.inairc-rement elles font à violon seul, ou à deux violons dif-ferens avec une basse-continue pour le clavecin, &souvent une basse plus figurée pour la viole sse gambe ,le fagot, &c.
Il y en a , pour ainsi dire, d’une infinité de ma-nières, mais les Italiens les réduisent ordinairementfous deux genres. Le premier comprend \cs Sonates daChiéfa , c’est-à-dire , propre pour l'E^liíe, qui com-mencent ordinairement par un mouvement grave &majestueux, proportionné à la dignité & à la saintetédu lieu ; ensuite duquel on prend quelque fugue gaie& animée, &c. Ce sont là proprement ce qu’on ap-pelle Sonates, Le second genre comprend les Sonatesqu’ils appellent da Camera, c’est-à-dire, propres pourla Chambre. Ce font proprement des suites de plu-sieurs petites pieces propres à faire danser, 8c com-posées fur le meme mode ou ton. Ces fortes de So-nates commencent ordinairement par un prélude, oupetite Sonate, qui íert comme de préparation à touteslés autres. Après, vient l’allemande, la sarabande, lacourante j 8c autres airs sérieux ; ensuite viennent les