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gigues, les passacailles, les gavottes, les menuets, leschacones, Sc autres airs gais ; & tout cela compote furle même ton ou mode, & joué de fuite, composeune Sonate ia Camera. La Sonate est une pièce deMusique Italienne, qui répond à nos chacones. Co-relli a fait de nos jours de très-belles Sonates.
SONCINO. Nom propre d’unc petite ville du Duchéde Milan en Lombardie. Soncinum. Elle est dans leCrémonoisfur l’Oglio, à trois lieues de Crème, versle levant. Maty.
SOND. Voyez Sund.
^CFSONDE. f. f. ou plomb de fonde. C'est une cordechargée d un gros plomb, au bout duquel est un en-foncement rempli de fuis. On descend ìafonde dans lamer, pour connoître la profondeur de l’eau, Sc laqualité du fond par le fable qui s’attache aufuif. Bolis.Quand on est près des bancs ou des côtes, on jette laJ onde j on va toujours la fonde ou le plomb à la main.La fonde est faite en forme de quille, Sc pèse d’ordi-naire 18 livres. On dit, venir jutqu’à k fonde, être àla fonde , pour dire , arriver en un lieu où il y a fond.Aller fonde à la main, c’est naviger en pays in-connu.
Sonde, fedir encore en termes de Marine, de ce qu’ontire de la mer, quand on fonde, < 3 c qui fait connoîtrele fond fur lequel on est. Fond de fable gris, mêléde petites pierres rouges, noires & blanches, & pe-tit coquillage, c est la fonde de Gucrnezey.
Sonde, en Chirurgie, est une petite canule d’argentcreuse, quoique fort menue, qu’on introduit dansla verge, pour découvrir s’il y a une pierre dans la veí-sie. Sperillum. On en a aulfi pour connoître la profon-deur d’une plaie.
Sonde, est aussi un terme de Commis auxPortes, quife dit d’un fer emmanché de bois, dont fe fervent lesCommis, pour connoître la qualité des marchandisesqui entrent. Exploratoria bolis. Fourrez votre fondedans ce charriot de foin, pour voir s’il n’y a point quel-que marchandise de contrebande.
Sonde de Mineur. Le Mineur fe sert d’une fonde à tar-rière pour agrandir le trou , lorfqu’il veut crever lesgalleries par quelque bombe ou gargnuge chargée ; cequi fe fait en l’enfonçant dans les trous, & maçonnantensuite souvenure, de même qu’aux fourneaux.
Sonde, en Charcuterie. Les Charcutiers nomment dela forte une longue aiguille d’argent dont ils fe ser-vent pour fonder les jambons & autres viandes.
Sonde , en termes d Eventaillistes Sc d’Ouvriers qui mon-tent les éventails. C’est une longue aiguille de laiton,qui leur sert à ou vrirles papiers, pour y placer les Hèchesde la monture.
Sonde. Ce mot s’emploie quelquefois dans le figuré. Onne doit avancer dans la recherche de la vérité, qu’au-tantqu’on voit clair, Sc qu’khfonde de la raison, ontrouve le terrain ferme. Le P. L. Il y a un livre de Mo-rale qui s’appelle la fonde de la conscience. Scrutiniumconscientia.
SONDE. Le détroit de la Sonde. Sonda Sc Sunda fretum.C’est un détroit célèbre de la mer des Indes. Il est entrel’île de Sumatra & celle de Java. Il y a beaucoup d’ap-parence qu’il a pris son nom du port de Bantam, quel’on nomme la Sonde , & qu’il l’a donné aux îles de laSonde. Maty.
Les îles de la Sonde. Sonda Infula. C’est un grandcorps d'îles, situées dans la mer des Indes, au cou-chant des Molucques, Sc autour de l’équateur, dé-tendant depuis le 8^. degré de latitude septentrionale,jufqu’au 8 e . de la méridionale, Sc depuis le 138 e . delongitude jufqu’au 1 y8 e . Les principales de ces îles,qui font Sumatra, Java, & Bornéo, font prises par San-ton pour celles que Ptoloméea nommées Sinda infulatres Anthropophagorum, Sc que Mercator a placéesà celles de Célébes, Gilolo & Amboine. Maty.
SONDER, v. a. Jeter la fonde, pour connoître la profon-deur Sc la qualité du terrain. Altitudinem aqua bolidetentare , indagare. On appelle aussi cela donner fond,ou faire tente. On graisse le bout de la fonde, pourfonder si le terrain est de fable ou déroché. M. Hook atrouve une invention pour fonder la profondeur de la
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mer fans cordes, Sc reconnoître la nature de l’eau quiest en ion fond. Elle est décrite dans les Journaux deFrance Sc d’Anglecerre de l’année 1666.
Ce mot vient de solidare. Mén.
Les Chirurgiens fondent aussi les plaies, la velue»avant que de tailler une personne ou de la panser. Spe-culum in vulnus immittere. On fonde pareillement dejambons, des fromages, des pots de beurre , des me-lons, avec une petite verge de fer un peu crochue,pour connoître la qualité qu’ils ont au milieu. Onjof~de les charretées de foin, les tonneaux aux bureaux des
entrées, pour connoître ce qu’ils cachent, ou ce qu
ils
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contiennent. Les Marchands de bois }ondent auujarbres, quand ils achetent une forêt, pour voir s 1»®®font point faux au cœur. Les Changeurs (ondentmonnoie avec les burins. -,
Sonder , fe dit aussi figurément en choses morales- ”ne peut fonder les décrets de la Providence ce 1 'dire, pénétrer dans íesjugemens. Arcana Deifo nl f: n ffcrutabilia. On dit aussi, sonder quelqu’un ; P oin ,| jjtâcher de découvrir fa pensée, son intention. Lveoxsonder fur son mariage. Mol. On ditaullì Jo n , ,le gué ; pour dire, pressentir Lavis d’une compaB 111 ^’tâcher de prévoir ii l’on peut tenter le succès d u»e^faire. Mentem , cons Hum alicujus acute expis afl '.est bien aise de fonder les jugemens du public edconnu, fans courir en personne le hasard que l’° ntenter à son livre.
Sonder le gué dans uneaffaire; c’est, tâcher de c0 ^jnoître , s’il n’y a point de danger, &de quelle f f jfaudra s’y prendre. Dans la recherche de la véritéfaut fonder les gués Sc les mauvais pas. Le P. 1 "SONDÉ, ÉE. part.
SONDEUR. Celui qui fonde. Explorator , indag at0Inusité. - j.
SONDRIO. Nom propre d’une petite ville des Gm^Sondrium, Sondrìfium. Elle est capitale de h -,line, & située tut l’Addua, entreBergame Sc G 0)t ’environ à douze lieues de chacune. Maty. . f efKT SONGE. f. m. Idées confuses Sc décousues q^^présentent à l’efprit pendant le sommeil, fans qjf esoient suggérées par l’impression des objets exted^ou par aucune occasion connue , & fans être cl>°^‘ )[(ni déterminées en aucune manière par l’entendt 111Somnium. . y
Les songes de la nuit font les pensées du jour- 1 ^a que les esprits foibles quiayent peur des songe 5 > ^s’arrêtent à l’interprétation des songes. Les jjjétoient fort superstitieux à l’égard des fonge 5 ^croyoient que les songes entroient par une porte d 1 yj«re, ou par une porte de corne. Voye y Virgile alJ g,del’Énéide. Artémidorea écrit un livre des fong iUde leur interprétation. s0 -
On appelle , songes naturels , les songes q ulviennent des cautes naturelles; & , songe s divm s >songes que Dieu envoyé. Ac. Fr. -à
Ce mot vient de J'onch, qui en langage CehEBas Breton, signifie pensée. g
Les songes ont passé autrefois chez les Grechez les Romains, pour des Dieux. Ils étoient ..le Terre, dit Euripide; fur quoi son Schoh 3 * a jp
marque, que c’est parce que la terre produit J e^,mens, les alimensproduisent le sommeil, ^ , j^,itmeil produit 1 esfonges. D’autres disent qu’ils etfils d’Hécate ou de la Lune : ce que quelqd^jcprétendent revenir au premier sentiment. On d 0 atrois Ministres aux songes, Morphée, Plussie ^ j c fJole , Sc Phantase. On feignoit deux portes P a #quelles ils venoient aux hommes. L une d j fcil’autre de corne. Porphyre dans Macrobe, f" ye-Songe de Scipion, c. m. dit que les songes j* 1noient par la porte divoire, parce que Vìvott ^ d cpoint clair Sc transparent ; mais que par c ^li-corne qui l’est j venoient les songes vrais ^ s ’ap'On devinoit l’avenir par les songes , Sc cet p 0 f<rh speloit Onirocritique. Voye\ fur les songes> , de
Archœol. Attica, L. VU- C. 3.4. c. f'f f ère 5Idolol. L. III. c. 3 f. Cafaubon, íur les f? i a e‘ ede Theophraste, Celrio, fur l Oc! a vie de $ ctlL