SON
Tragique 1 , Livinéius, fur Properce, L. II. Eleg.iç).jVoweúus, fur Pétrone; Barthius íur Stace, Theb.E. v. 620 . & L. X. v. y 7 2 . ìkc. Dempster , Pa-■ s raL ai Rojtn. L. II. C. 2 .
fe dit figurément en Morale, d’une chose vaine ,R Ul n’a ni solidité, ni durée, qui pâlie comme^Jonge. Les Philosophes ont dit que notre vie n'éroit<j u Un songe , qu'elle passoit comme un songe. On ditUne rencontre inelpérée de gens qui ne s’étoient'jus de long temps, II me semble que c’estun/ònoe.
~u poísible que vous m’aimiez , n’est-ce point uns° n ge ? Let. Port.
nous j 6' no s trésors , passeront comme un songe.
Des-H,
fa dutée des choses du monde, n’est qu’un songe" Ul «évanouit.
Et la gloire & la renommée ,
Ne sont que songe & que fumée. Von.
So
^ GE » fignifie auílì quelquefois une vision céleste &Naturelle. Viso f somnium. Dieu a louvent appaenfonce aux Prophètes & aux Saints. L’Augeap-de^^ Çn s on 8 e ^ Jolëph pour l’allurer de la virginité5o N e a ^ierg e. Per somnium, insomnis.
G£ > en terme de Poésie, est une picce de vers, ou. '^ Partie d’un Poëme , dans lequel le Poëte feint
** longe quelque chose pendant son sommeil, &|A c,| t c z songe. Somnium Poeta , ou Poëticum. Ondes songes dans tous les genres de Poésie, Épique,Tf r Jque, Élégiaque , Dramatique : dans les premièresj ^ Ces j ce n’est qu’une description d’un songe que°cre feint qu’il a, ouqu’il a eu:dans le Poëmepratique , il se fait en deux manières ; car quel-jj, e 01s °n montre fur la Scène un Acteur, qui feintsi P ro lond íommeil, & pendant lequel il lui vient unRR* sagite ék qui le fait parler tout luut; enferredation ry ateUr comprend ce qu’il a dans l’imagi-song'e Q -? uti:es fois l’Acteur ne fait que raconter le•Marian 1 j 1 CU P en dant son sommeil. Ainsi dans laveil|s„ r ne ’í- Tristan , Hérode ouvre la scène en s’é-ladef .■ Cn tufa u t, tk dans la troisième scène, il faitd'un í n P tIon ‘lc son songe. Voye? la belle descriptionH. ° n ^ e â-tus l’Athalie de Racine. Scène V. Acte
s °n dit proverbialement, que toas songes sontmen-On dit aussi que mal d’aiunú n’est qu 0 songe-,
£° Uc dire, qu’on n’en est pas plus touche que d un
- Jongç.
°NgE-CREUX. f. m. Rêveur, mélancolique, quiRéplique profondément à la méditation. Medita-7 ld us. Les Philosophes, les inventeurs des arts &s Machines, font des songes-creux , des gens 01 1traits. Ce font des songes-creux , toujours dii-qui répondent non, quand il faut dire oui.0R -t-RoYAL. 11 est du style familier.r Aristote est un Songe-creux, qui s’escrìme contrel 0 ' 1 ombre & oui sc fart des monstres pour les com-
oarrr» r' - 1
fcr at ?, e -S.EvR.
à n . « dit aussi de celui qui rêve profondémentc' c ^. e st Ue malice noire. Défiez-vous de cet homme;ì'art s Un songe-creux qui vous trompera. Voye\
q(j e ICE - f- m. Malin, quis’appliqueà fairequel-à n u Ul j e > quelque mauvais tour, quelque dommagest u ’un. Fraudum assiduus artifex , vafer. Il estIj-j. Puiaite,
Iuelu^OER. y. n. Faire un songe, se représentersens pendant le sommeil, pendant que les
hors. pleurs ne reçoivent aucune impression de de-Roi, q°7 Songe. Somniare. J’ai songé agio j’étoisv ou s *\dit activement. J’ai songé telle chose, &Aun eu avez ' v ous/o/2^î
cul e j Cte il se construit quelquefois avec la parti-ale plais. s on S e que de fêtes, de bals, départies^Uible " > ^ s on flé de vous toute la nuit. Il me, R 11 on pourroit direaulsi, j’ai songé à vous en
SON 77s
dormant. Térence a dit, somniare aliquem. Maisil vaut mieux àite, songer de, qui n’a rien d’équivo-que. Songer a paroït désigner une attention de [es-prit qui s’oeeupe de quelque chose.
§0- Songer, fe ditauílipour avoir quelque vue, quel-que intention, avoir [esprit occupé de quelque chosequ on doit exécuter. Cogitare fecum ou animo , in,cum animo. Ce jeune homme songe à se marier.11 songe à aller à la campagne. Rus, ou in villamcogitat. Il songe à acquérir une charge. Dignitatemcogitat.
$CF Songer, se dit encore neutralement pour penser,avoir [esprit occupé, rempli de quelque idée. Son-ger à ses affaires. Songer aux moyens de les faireréussir. Toutes les fois que j’y songe. Quoúesrr: hivenit in mentem. II songe à plusieurs choses l uneaprès l’autre. Rem aliam ex aliâ cogitât. Songer àtromper quelqu’un. Cogitare fraudem alicui.
On du quelquefois, vous n’y songes pas, à quoisonge\ vous, en parlant à quelqu’un qui dit ou quifait quelque chose de déraisonnable.
sT On le construit aussi avec que. Songes qu'il y vade votre intérêt.
-siT On dit quelquefois activement, i’ài songé unechose que je vais vous dire. Expression du style fa-milier
tsT On dit familièrement qu’un homme smge toujoursà malice, à la malice, pour dire qu'il songe à fairequelque malice, ou qu’il interprete malignementdes choses dites très-innocemment : & qu'il songecreux, pour dire qu’il s’oeeupe de choses chimériques,ou qu’il pense à quelque malice noire.
%T U y en a, dit Vaugelas, qui ne peuvent souffrirsonger pour penter, parce qu’il signifie toute autrechose : mais li cette raison avoir lieu, il faudroirbannir tousles autresmots équivoques aussi bien quecelui-ci. Non feulement ce n’est pas lante de ditesonger pour penser, comme , vous ne songes pas àce que vous faites; mais il a bien plus de grâce &est bien plus François, que de dire, vous ne pensezpas à ce que vous faites.
Songer, Penser, Rever, considérés dans unisignification synonyme. On pense tranquillement &avec ordre pour connoître Ion objet. On rêve d’unemanière abstraite & profonde, pour s’occuper agréa-blement. On songe avec plus d’inquiétude & fansfuite, pour parvenir à ce qu’on souhaite. L’homméembarrallé d’afFaires songe aux expediens pour ensortir. Est-il sage de songer aux besoins de 1 avenird’une façon qui fasse perdre la jouissance, des biensprésens ? Syn. Fr. Voye\ les autresmots.
SONGÉ, ÉE. part.
SONGER, f. m. Vieux mor. Rêve, pensée qui naît endonnant. Somnium.
Anne ma soeur , d'oh me vient le songer,
Que toute nuit par devers vous memeneìQuel nouvel hose est venu se loger,
Dedans mon coeur , & toujours s’y pourmene.
Mar.
SONGEUR, s. m. Qui a des songes. SumniosuSyen style de Bible , somniator. Dans ce sens il n’estguère usité, que pour exprimer celui qui a racontéles songes. Ainsi les enfans de Jacob voyant arriverleur frété Jacob, dirent voilà notre songeur quivient. Ecce somniator venit. Le mor lati nsomrúa-tor signifie aussi clans la Bible , interprete de songeIsT Songeur, se dit quelquefois dans le style familier’d’un homme accoutumé à rêver profondément. C’eíîu n songeur.
Òn dit proverbialement qtt un homme est logéchez Guillor le songeur 3 lorfqu’il a quelque facheuíeaffaire, & R 11 h a lujet de rêver profondément auxmoyens d en sortir. Ce proverbe vient par une cor-ruption de Cuillau le pensif, Chevalier dont il estparle au premier livre d’Amadis.
SONGO. Nom d’une contrée de la basse Ethiopie,òongum, Elle est le long de la mer de Congo, enh»