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Sorciers. Le sortilèges, particulièrement pour objet denuire aux hommes, loir en leur personne, soit dansleurs bestiaux, dans les plantes & dandies fruits de laterre, le tout par l’opération du Démon. Le peuple ac-cuse les Bergers de faire mourir les bestiaux par sorti-lèges. Voyez Sort, Enchantement, Magie.
SORTIMO. Nom d une petite ville de la vallée de No-to, en Sicile. Sortinum. Elle est íur la rivière d’A-napo, à trois lieues de Syracuse, vers le couchant.Maty.
SORTIR, v. n. Je fors , tu fors , ìl fort ; nous sortons,Sec. Jesortois , j e sortis , je fuissorti. Je sortirai. Quejessrte. Que jesorúsfe. Sortant. Sorti. Baiser du de-dans au-dchors. Exire , excedere , egredi. Sortir deprison, c’est être mis en liberté. Sortir de la ville. Avoirordre de /omVduroyaume, il est sorti bien de largeurclu royaume. Cette fille cttsortie de son couvent. Nesorte\ pas de votre place, de votre chambre.
$3* Sortir , fait au prétérit, jesiis sorti, tu es sorti,&c. Mais on peut dire auífi , il a sorti. Il faut mêmedire ainsi, quand on parle de quelqu’un qui est revenu.Monsieur a.sorti ce matin, lorfqu’il est sorti & revenu:car s’il n’étoit pas rev.Liu, on diroit, Monsieur est sor-ti. On dit auífi, il y a huit jours que je n’ai sorti.Mén.
Les Bourguignons ne saujroient s’empêcher de dire,je sortis de Paris pour aller à Dijon, au lieu de dire,je panis. Je ne sai pourquoi M. de Vaugelas a con-damn ésortir de la vie, comme si cette phrase n’etoitpoint Françoise. Je ne ferois point difficulté de ni’enservir, surtout en vers. Mén. Corn. Caron sortit har-diment de la vie, elle lui étoit ennuyeuse. S. Evr, Leshommes songent à s’établir dans le monde, commes ils n’en dévoient jamais sortir. M. de P. $3" Les La-tins ont dit de mcme exire è vitâ , vitâ , è vitâ migrare.
Vaugelas avoir décidé que ce verbe n’est jamais ac-tif. C’est pourquoi, dit-il ,sortes ce cheval est très-maldit, quoique cette façon de parler soit très-com-mune, même à la Cour, parce qu’elle est commode,& qu’elle accourcit l’expreífion. Mais depuis cet illustreGrammairien, ce mot à l’actií s’est tellement accrédi-te, pour de certaines occasions, qu on peut très-biens’en servir. On dit dans le style familier , J or tir quel-qu’un d'une mauvaiíe affaire. On dit paitout, mêmeà la Cour ,sortir un cheval de 1 écurie. Educere. AuTrictrac , on dit,/û,'tir son coin. Je fuis forcé de sortirmon coin. C’est même une expreffion, pour ainsi dire,consacrée à ce jeu, qu’onne doit pas changer.
Çsd On dit auífi sorttr les orangers de la ferre. Quoiquel’usage autorise ces façons de parler ;sortir un cheval,sortir des orangers, sortir quelqu’un d’un embarras, nepeuvent passer que dans le style familier.
Ménagé tient que ce mot vient de sortire, qu’on asait Azsortus; qu’on a dit pour Jurreclus.
Sortir , signifie auífi, se délivrer, s’affranchir, se déga-ger de quelquoendroit, se débarrasser, se tirerdequcl-que affaire difficile. Se expedire , se explicare , se ex-tricare. Ce pays est si gras, qu’on ne peut sortir desboues, ni s’en tirer. Il y a tant de chemins coupés danscette forêt, qu’il est difficile d’en sortir ; on est en dan-ger de s’écarter. Je crois que nous ne sortirons jamaisde ces montagnes. Il est entìnsorti de son affaire, il estsorti d’un mauvais pas, il en est sorti par argent ; il enfalloir sortir à quelque prix que ce fur. §3" Dans cesfaçons de parler ,sortir d’embarras, sortir d’un grandpéril ,sortir d’erreur, &c. sortir se dit figurément.
O Dieu ! comment sortir d'une captivité,
Dont ma propre raison saitsa félicité ì Vile.
II fallait vous répondre ; S d'une telle affaireC’ejl ains que j’ai du sortir :
Quand on ne sauroit divertir,
IIsaut au moins n ennuyer guère.
N. ch. de Vers.
Sortir, s e dit auífi quelquefois absolument. Sortes,sortez de devant mes yeux. Hinc citiùs abi, apage.Voilà le carrosse qui fort. U est sorti j il n’est pas au
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logis. Je ne ferai qu’entrer Sc sortir, pour dire, je r.ctarderai pas.
Sortir, se dit auífi des choses inanimées. Exccdcrc,eminere , prominere. Cette corniche sort trop avant»est trop en faillie. Le Nil/òrr de Ion lit tous les ans»pour rendre seconde l’Egypte. On dit figurément d unefigure qui est fort de relief, qu’elle sort du tableau»pour dire, qu’elle semble être de relief, &savanceshors du tableau. On ne sauroit faire sortir cette che-ville de ce trou, elle y tient trop fort. Le feu jort d uncaillou, quand on le frappe. Elicitur. Cet ivrognetant bu, que les yeux lui J'ortent de la tctc. l\s ort ulieodeur suave agréable de ce jardin, & de ce parfum*■<s-' Ici il a la signification d’exhaler. . <
(CT Sortir , le dit auífi par rapport au temps. Sortirl’hi ver ,sortir de nourrice. Sortir de 1 enfance, oufde l’âge de puberté. Excedere ex ephebis.
Sortir , se dit figurément en choses morales, du changment d’état, de profession, de.condition. Statutnrr u ^tare j permutare. Cet Officier est sorti de charge, P°dire, il l’a vendue, ou son année d’exercice estMunere abire. Ce valet est sorti de condition, uplus chez son maître. II est sorti de minorité, hvenu majeur.
Sortir, se dit auífi du mouvement, de l’emportemÇ 'de la fougue des pallions. Efferre , emovere. Le'""se mit à la tête de ses troupes, pour aller faire r el1 L-__dans leur devoir ceux qui en étoient sortis . Sagrâce l’a fait sortir de son bon sens. La prudence epêche les vertus de s’émanciper, & de sortir h 0 *? ^leurs limites. FlÉch. Voulez-vous que jc s° rte , upudeur du sexe, & de la bienséance de fille? ^Pour être heureux, il faut faire peu de rétìexioij?la vie; maisyòmrsouvent comme hors de foi. S- ^
Je suis sorti de mon propre examen bien convaincsmon innocence. La Pl. Sortir de son humeur. o°
On dit figurémeut ,sortir de sou devoir ,sortir^ ^nés de son devoir, pour dire, ne demeurer pas d allSdevoir.
Sortir, se dit aussi en matière de littérature Sc ^pute. Le moyen de bien raisonner, c’est de nesortir de son sujet, s’en écarter. A proposito nordere. Après une digression on dit, pour revenir au Pd’où nous étions sortis. Deflexit unde oratio , l ^ uCdeat. c0(I ).
Sortir, signifie auífi, naître, venir au monde, s,mencerà paroître. Nasci, enasci , oriri , oris nt ^\,cere. Un enfant qui vient d t sortir du ventre de 3te. Le soleil vient de sortir de Ponde. Cette écot cj ^des rayons du soleil. Les blés commencent àJ° r ^ QlVterre, à pousser. Il sort plusieurs sources de cet>e >tagne. Il sort du pus de cette plaie. Cet enfant arite vérole, elle commence ïsortir. f
Sortir, signifie auífi, venir, descendre, naitt' e trace; d’une maison. Exoriri, originem duccress aCe jeune homme/òrr de bon lieu, d’une rua” 0 c£ ,noble, llestyòrri bien des Capitaines de c cttede cette famille. Il sort d’une maison si féconderiers. Corn. Il ne dément point le nom, 1 e * 311 °il tdsorti. ppoí
Ondit en termes de danse , sortir cadenc > >dire, ne danser plus ert cadence ; & en teial jysMusique, sortir de mesure, pour dire, ne chant R,,demesure. On dit de même en termes d'Escn'J 0 ’ 'stftir de mesure, pour dire, le mettre hors d’etat de p
u n coup de pied ferme à son ennemi. Acad. r.
Sortir, en parlant d’une école, ou d’une Soci^ lCi a sfie élever, produire, former. Producere, J or,r s sfo'formare ,inflruere, docere. Il est sorti de grau S j^yiíophes del’Ecole de Platon. On voit/ìyrctaujoude Savans hommes de l’Ordre des BénédictinsOn dit qu’un ouvrage sort de chez ^ uvll r ’qti’ilmains de l’Ouvrier, pour dire, q n'd est n£l ' y, ra gevient d’être achevé. Í Ì3‘ Et en parlant d un ^oiin e
d’qsprit, ondit qu’il/orr d’un bon Auteur, d W s .
plume, pour dire, qu’il est fait par un bon A t bête
Sortir du fort. Terme de Chaste. C est lorsqu l<*
débuche de son fort, qui est le lieu où elle a de&jour,
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