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a donné à une ancienne danse qui le danfoit avec unemesure ternaire, après la balle danse & son retour -,elle en faisoit comme la rroiíième partie. Antiquusjaltandi modus torquatio dichis. C’étoit une eípcce de*gaillarde, qui n en étoit ditiérenre, qu’en ce que le tor-dìon se danloic bas & par terre, d une manière légère& prompte-, & la gaillarde se danfoit par haut, dunemelure lente & pesante.
TORDION. s. m. Vieux mot qui signisioit contorsionlascive. On le trouve dans Brantôme & dans Marot.
TORDRE, v. a. Je tords ^tu tords } il tord. Je tordis.J’ai'tordu. Je tordrai. Tourner en long & de biais en fer-rant ; presser une chose circulairement. Torquere , dij'-torquere. Tordre du linge pour en faire sortir shumi-dité. Les cordiers ont des machinés pour tordre leurscordes, pour faire des cables. On fait des hares defagot avec des branches de menu bois qu’on tord.
Ce terme a différentes significations dans les manu-factures , daíis les arts & métiers. Tordre de la foie, de lalaine, dusil, c’eli quelquelois tourner à la main ou aurouet plusieurs brins, pour n’en former qu un seulfil: Quelquefois c’est seulement attacher ces matièresfur une cheville , & en rouler plusieurs échevaux en-semble. Tordre se dit auíïi des foies planes, pour dé-signer le pliage en forme de petites colonnes toriesqui se fait par les ouvriers nommés plieurs de foie..
Les Ciriers & les Chandeliers tordent la mèche,roulent les deux parties hune avec faune , pour lestenir unies, quand on veyt leur donner la cire ou le luis.
• Tor-dre le cable. Terme de Cordier. C’eíl joindre en unles cordons qui le doivent composer: ce qui le faitavec un grand rouet où font attachés les cordons parun bout, tandis qu’ìls tiennent par faune à une ma-chine de bois à deux roues, chargée de plomb ou depierres, qui étant mobile, & le rouet fixe, s approcheà mesure que le cable s’appetìíse en se tordant.
Tordre le drap à la cheville. Terme d<? foulon. C est letordre sur une espèce de cheville, ou gros boulon debois, au sortir des vaillèaux où il a été Ioulé , afin d’enfaire sortir la graille & les ordures qui peuvent y êtrerestées.
Les Peaussiers, Mégiísiers & autres ouvriers quipréparent les cuirs légers,'les tordent ,atìísiàla cheville,après qu ils ont été mouillés & foulés aux pieds, afind’en faire sortir la plus grande partie de seau.
Tordre, signifie auísi, faire une grimace, tourner de* travers. Distorquere . Les Courtisans d t Alexandre tor-doient le cou, pour imiter leur maître , qui penchoitun peu la tête. Il y a des gens qui tordent la bouche,qui font des grimaces. Les Bateleurs se tordent lecorps en cent façons.
Tordre le cou, faire mourir en tournant le cou, & dis-loquant les vertèbres. Cervices dijlorquere. On tord lecou à des poulets qu’on veut tuer. On dit que le dia-ble tord le cou aux Sorciers, quand il les fait mourir,si je croyois que tu duises être un poltron, un fripon,je te tordrois le cou.
On dit au figuré tordre un homme , pour dire lepresser , l’obliger à parler. Urgere , cogere , vi im-pellere. Pressez-les , tordes- les , ils dégoûtent l’orgueil,1 arrogance, la présomption. La Brtjy. Cette mé-thaphore est prise du linge que les blanchifleuses tor-dent âpres 1 avoir bien lave & battu pour en faire sor-tir seau. On dit auísi , tordre le sens d’un pasiàge ,pour dire , lui donner une violente interprétation,éloignée du sens de sauteur. De bonne foi, n’est-cepas tourner en dérision les oracles des Prophetes , quedc les tordre si violemment? Le P. de lAurrussel.
On dit proverbialement d’un homme qui mange^° U Ar* n ^ nt5 st u ^ ne soit que tordre Sc avaler. Vcrjat& àbjorbet. On dit auísi de ceux à qui on veut repro-cher trop de jeuneilè, ou un manque d’expérience :Si on lui tordoit le nez , il en fortiroit du lait.
Tordu , ue. Part. Ce n est pas la même chose que tors,torse.
TORDYLIUM. f. m. Plante qui pouffe une tige à lahauteur d environ un pied, cannelée, velue. Ses feuil-les sont oblongues, arrondies, dentelées , velues, ru-des, rangées plusieurs le long d une côte. Ses fleurs
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naissent fur des ombelles ou parasols aux sommets desbranches, composées chacune de cinq feuilles blanches,disposées en fleurs de lys. Il leur succède des semen-ces jointes deux à deux ', relevées d’une bordure tail-lée en grain de ch-apeset, odorantes, un peu acres.Sa racine est menue. Cette plante croît dans les payschauds, comme en Languedoc , le long des chemins,dans les bleds. Sa racine est bonne à'exciter surine Scles menstrues, pour la pierre, la colique venteuse, &elle est auísi anti-néfrétique. Il y en a plusieurs espèces.
TORE. f. m. Terme d’Architecture , qui se dit des grosanneaux des bases des colonnes ; c’est-à-dire , des. groíses moulures rondes , qui servent aux bases descolomnes. On appelle Tore supérieur, le plus grosd’une base Attique ou Corinthienne, & 'Tore inférieur,le plus petit. Toreutici operis torus , columnaris -torus.C 'est la grosseur du Tore qui le distingue des astra-gales. Les bases des colomnes Toscanes & Doriquesn ont qu un tore les bases Attiques & Corinthiennesen ont deux. Quelques-uns l’appellent auísi bâton bo-J 'el & rond.
TOREADOR ou TORADOR. f. m. Mot Eípagnol, dontnous nous servons quelquefois : il signifie nn hommequi attaque ses taureaux, qui dans les courses des. taureaux, qui se font quelquefois en Espagne, com-bat ces animaux. Tauromacims. Un Toréador, quel-qu’adroit & quelqu’agile qu’il soit , mer toujoursfa vie en quelque danger. U y a eu deux Toréa-dors tués dans cette course de taureaux. Le saint PapePie V. défendit, sous peine d excommunication , sescourses de taureaux, Sc cette excommunication de-voir être encourue pat le seul fait, tant par ceux quipermettoient ces spectacles, que par les Toréadors. Udéfendit auísi sons la même peine aux religieux d’êtrespectateurs de ces combats. Navarre rapporte cetteconstitution, Ch. XV. n. 19. Dans la fuite on la mo-difia, & Clément VIII. y apporta encore de plus grandsadouciííemenç, comme on le peut voir dans Tanches,L. II. Consiliorum, C. VIII.'D. 31.
TORELLE. Voyez Toraille. C’est la même chose.
TOREUMATOGRAPHIE. f. f. Toreumato graphia. Cemot est Grec veut dire la connoistance des bai-ses tailles , & des reliefs antiques. On doit finvendonde la Toreumato graphie à Phidias, & fa perfection àPolyclète. Les célèbres Graveurs d’Italie ont donné unbeau jour à cette science. Spon. Voyage de la Grèce.
TOREAIT. Vieux s. m. Forfait & au pi. Torfaits, for-faits. Songe du verger. On ditau fíì,surfaitsjMefchi-not. Borel.
TORGAUTS. f m. pi.' Peuples Tartares qui sont présen-tement Une branche de Calmoulcs, & sous 1 obéissancede l’Ajuka-Cham.
TORGAW ou TORGAU. Nom dune ville de l’Electo-rat de Saxe en Allemagne. Torgavium, Elle est sur
t l’Elbe, entre Neisièin & Wittenberg, à huit lieues
1 de la première, & à sept de la dernière. Cette villeest aflez bien fortifiée, & defendue pat une citadelle,long. 30. d. 40 lat. 51. d. z6 m.
TORI, ou TORY. Nom ds-secte eu Angleterre. Tons,
. Torifius. Ordinairement dans la conversation nous di-sons Toris au singulier comme au pluriel. Un tel Sei-gneur est Toris , & l’on fait sonner l’í final.
Pendant la guerre dont la malheureuse istue con-duisit Charles I. fur Béchaffaud , les partisans du roifurent d abord nommes Cavaliers , nom qui a étéchangé depuis en cehi 'de . Toris . Ceux du Parlement.qu’on appella d abord Têtes Rondes, reçurent ensuite1 e nòm de Wighs. Voici 1 origine de ces deux noms deTons & de Wighs. On appeloit en ce temps-là Toris ,certains brigands ou bandits d Irlande, qui se tenoientfur les montagnes, ou dans ses iises que forme se vastemarais de ce pays-là. On les nomme à présent Rappe-ries. Comme les ennemis du Roi 1 accusoient de favo-riser la rébellion d Irlande, qui éclata dans ce mêmetemps, ils donnerent a les partisans 1 e nom de Toris _D’un autre cote , ceux-ci pour rendre la pareille à.leursennemis qui etoient étroitement unis avec les Ecossais,Jeur donnerent le nom de Wighs, qui est celui qu’ondonnoit en Ecosse à une semblable espèce de bandits.