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dus eux-mêmes, & lui ont livré leur Patrie, toutesles fois que cette ennemie jurée de i’Angieterre a vou-lu mettre un prix à leur trahison. Le Chevalier Firmerqui étoit grand Toris , prétendoit que I'homme étoit-essentiellement né esclave ; que la Royauté étoit de-droit divin ; q a Adam avoir été le premier Monarquedu monde, & que tous ses deícendans avoient été sesesclaves. Selon M. de Cize, dans son histoire du Wi-ghiíme & du Totisme , les Toris ont pour maxime,en matière de Politique, que les Rois ne tiennent leurautorité que de Dieu, que par conséquent ils ne sent_ responsables qu’à lui de leur gouvernement ; que la' Royauté est de droit Divin ; que les Sujets n ont nuldroit d exiger du Souverain qu'il rende compte de fa-conduite ; qu'on doit lui obéir en tout ce qui n'est pascontraire à la Loi de Dieu ; que ni les particuliers, nitout le corps de la Nation ne peuvent lui résister fans!crime. Que le Prince, ajoute M. de Cize, envahisse laliberté, qu'il détruise les privilèges, qu il renverse laReligion de ion Peuple, il faut, selon les Tons, le souf-frir patiemment. U faut conserver son ame pu.re, ilfaut mourir pour sa Religion, mais il ne faut pas ré-sister aux Puissances. Un Prince né pour succéder à laCouronne, ne peut être privé du droit de sa naissance;de quelque Religion qu'il soit, & quelque delïèinqu’ilait, rien n'autorise la Société à fexcíure de la succes-sion. Les Toris aiment la France, & n'ont que fort pe>,d'inclination pour la Maison d'Autriche , & pour leHollandois. Les Toris sent ennemis de la guerre-, furtout de celle qui se fait fur terre. Ils font aíïez indif-ferens à l'égard du commerce , parce que les Wighleurs ennemis sent les plus grands Marchands de laNation. Voici leurs idées par rapport à la Religion !L’Episcopat est de droit Divin, auffi-bien que la Royau-té. Tous ceux qui ne sont pas ordonnés par des Evêquene peuvent être Ministres de Jésus-Christ, ni de so>Eglise. Les Tons sont tous leurs efforts pour rendreÏEgliie indépendante de l'Etat. En général iísn'hésiteripas à dire qu'il vaudroit mieux être Catholique Ro jmain, que Presbytérien. De-là naislent leur animosité jcontre leurs Compatriotes Non-conformistes, & leur jdureté à l’égard des Protestais étrangers. j
Les Toris prirent en tyco. 1 e titre de Membres dela haute Eglise, & donnerent aux Wighs celui de me mbres de la basse Eglise. Les forces des Torts , sont à pet.près en équilibre avec celles des Wighs. M. de Cize dit,que parmi la hauteNoblesiè, Ducs, Marquis, Comtes,Vicomtes, & Barons, le nombre des Wighs surpassecelui des Toris ; sa preuve est que depuis l'avenemem idu Roi Guillaume à la Couronne , les Lords se sontpresque toujours opposés aux desseins de la Chambre-1Baise, lorsque le parti Tori a prévalu. De vingt-quatre 1Evêques qui lont en Angleterre , on en regarde quatorze comme Torts , les autres paííent pour Wighzélés. Les Universités d Oxford & de Cambridge, oules Ecclésiastiques prennent leurs principes, auffi-bienque sents degrés, soutiennent fortement les idées desTons ; d’où il arrive que le Clergé inférieur est pourl'ordinaire rempli des maximes de ce parti. Il seroirdifficile de décider lequel des deux partis l’emportedans le Tiers-Etat. Pour l’ordinaire la Cour & le Mi-nistère y font pencher la balance de leur côté.
Il y a dans ce Pays-cì, comme en Angleterre, desToris & des Wighs. Les Wighs Gallicans, comme ennotre Pays, sent un amas de gens de toute espèce &de toutes fortes de caractères , &c. Pour les Toris Gal-licans, ils ne sent pas tous, non plus que íes Wighs,d’un même caractère. Anonyme Anglois , dans lesMém.deTr. iji%. gag. IZZ.
Xori , suivant ce qu’on a dit ci-destuS, est un wot Irlan-dais , qui veut dire Voleur de grand chemin . Afsajsm.Ce nom de Tori fut donné aux paysans Irlandais quisirent le maílacredes Protestans d’Irlande fous Charles 1 .Ce for vers Fan 1678. que les noms des Wighs & desToit S sembler enr diviser la Nation entière, à 1 occa-sion de la fameuse déposition de Titus Oats, qui ac-cusa les Catholiques d avoir dépose & conjuré contreRoi & contre fEcac, Le »om de Wigh fut donné à
TOR
ceux qui croyoient réelle la conspiration , & celui deTori à ceux qui la crurent supposée. M. de Ci\e.
TORICËLLI. s. m. Nom propre d’homme , en usage enPhysique dans ces phrases : Tube de ToriceUi, f expé-rience de ToriceUi. Toricellus. Le tube de Toricelleest un tube de verre , long d environ trois pieds aumoins, dont Fouverrure est néanmoins de trois lignes,& qui est scellé hermétiquement par un bout. TubusToricellianus. L’expérience de ToriceUi , en Latin To-ricellianum experimentum , se fait en remplissant unetube de ToriceUi de vif argent ; puis bouchant l’ori-fice du tube avec le doigt, on renverse se tube , & 011plonge cette extrémité ouverte dans un vase, où il ya du vif argent ; ensuite on ôte le doigt qui bouchoit
i le tube , que l’on tient élevé perpendiculairement àla surface du mercure qui est dans le vase. Alors unepartie du mercure qui est dans 1e tube tombe dans levase , & íl n en reste dans le tube qu’autant qu’il enfaut pour remplir entre vingt-huit & vingt-neuf pou-ces de la capacité du tube, au-destus de ia superficiedu mercure contenu dans le vase, & dans lequel l oti-fice du tube est plongé ; c'est l'air qui porte fur la super-ficie de ce mercure, qui selon qu il est plus ou moinsraréfié , soutient ainsi, par son poids & Jon ressort , lemercure, qui reste dans 1e tube, & le soutient à dif-ferens dégrés entre 16 & 29 pouces, selon qu’il estplus ou moins raréfié, ou que les vents qui soufflentde haut en bas, ou de bas en haut, soulèvent ou pres-sent Fait, 8c augmentent ou diminuent plus ou moinsle poids & le rellort de cet «bernent.
ToriceUi , à qui nous devons cet instrument météo-rologique, tria pas été le seul às’en servir pour démon-trer le pesanteur de l'air que nous respirons. M. Pas-cal mit cette vérité dans le plus grand jour par Fexpé-rience qu'il fit faire en Auvergne. M. Perrier, ion beau-frere , p.aça deux Baromètres , parfaitement égaux,1 un au pied, Fautre au íommet de ia montagne dapuy de Dôme, & il s apperçut que le mercure montaplus haut dans le tube du premier que dans le tube daiecond. Il conclut de ,à que le mercure n'étoir soutenudans 1 e Baromètre que par ia pesanteur de l'air, puisque,plus ìa colonne étoit longue, & pius le mercure mon-toit dans le tube du Baromètre.
Quand on est menacé de mauvais temps, de pluie»le Baromètre baille au-deilòus de ía hauteur moyenne,c'est-à- dire, au-deilòus de 27 pouces-j. D où vient cela?
On explique les variations du Baromètre, non-seule-mem par la pelanteur de l'air, mais encore par son res-sort. Plusieurs Physiciens s'attachent même particulière-ment à cette derniere cause. Or dans un temps plu-vieux l’air perd beaucoup de son élasticité, puiiqueFhumidité qui règne dans l’atmoíphère doit commu-niquer une trop grande flexibilité à ses parties. Le mer*"cure doit donc bailler alors au-delíòus de fa hauteurmoyenne.
Par une raison contraire il doit monter au-destus desa hauteur moyenne dans un temps calme ìk sec, parcequ’alors l’air est très-eíastique, íes particules ayant per-du cette grande flexibilité que fhumidité leur avoir
communiquée.
TORIGNE. Bourg de France dans l'Anjou, Élection dela Flèche .
TORIGNE Nom d’un bourg de la Normandie , enFrance. Toriniacum , Taurmiacum , Torineium castrum II est psos ^ riviere de Vire, à huit lieues deCoutance, vers le levant. Maty.
TORILLON. Tourillon, qui est le mot d'u-
sage. Cardo verjatius.
TORISME. f m - Nom de faction en Angleterre. Torismus. Un François Réfugié, homme de Cize, imprimaen j -, j 5 - à Leipsiìc, une histoire du Wighisme & ditTons ne- Voye^ Tori. Les Catholiques Romains cnAngleterre sont attachés au Torìfme. Journ. des Sav.17 17. p. 6x3- Le Torìfme & le Wighisme sont les deuxfactions qui partagent 1 Angleterre. Le TorìJ’tne estmoins déraisonnable que le Wighisme.
TORLAQUI. s. m. Nom dune espèce de Religieux par-mi ser Turcs. Torlacpuus t virapud Tureas Religiosus.
Autrçfoiâ