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Tome huitieme. [THA - Z.]
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tout œil 8c tout oreille., il n’y a rien quelle ne voie

& qu elle n entende.

Toute sorte , & toutes sortes. Vaugelas veut quepour une plus grande perfection on mette toute forteavec le singulier. Je vous souhaite toute forte de bon-heur -, 8c toutes fortes avec le pluriel. Dieu vous pré-serve de toutes fortes de maux. Ménage n cil pas de json avis, & soutient qu'il est aussi élégant de dire Jtoute forte j comme a dit Malherbe ,

Toute force d’objets le S touche également ■

à f imitation des latins qui disent Genus omne. Gemisomne ferarum. Ce qui n’est pourtant vrai que dansles exemples allégués ou autres semblables. Car il yen a d’autres ou il faut dire toutes fortes. Il y en a detoutes fortes.

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dit auíîì, Tout coup vaille, quand on met quelquechose au hazard. On dit, mettre le tout pour le tous,pour dire, ssépargner rien pour venir à bout de quel-que chose de grande importance pour son établisse-ment , pour fou honneur, pour le reste de la vie. Ondit aussi, qu'il ne se saut pas mettre à tous les jours ;pour dire , s'employer pour toutes sortes de personnes.On fait ventre de tout, pourvu qu'il puisse entrer;qui est un proverbe de goinfre Sc d’un bou te-toutcuire. Tout compté, tout rabattu, se dit en matièrede compenlatíon. Toùt y peut, 8c rien n'y monte, pourdire, qu'avec bien de la dépense, on n'avance guère.Il lui en a donné tout du long de faune, tout du long& du large ; pour dire, tant qu'il a pu. On dit auíîì,Monnaie fait tour. On dit en menaçant, Ce ne serapas tout un. On dit auíîì, tout ou rien. Aut Ctzfàr , autnihil.

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tout un. Façon de parler familière* cjui ugnifie TouT-ou-H.iEN.i-ni. Terme d Horlogerie. Se dit d une

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Cela est égal ; cela est la même chose : Sc dans le mêmesens on dit proverbialement, c’est tout un, mais ce n'cftpas de même.

Tout de même. Terme de comparaison souvent employé dans le discours. Si son me demande, f autre estil comme cela ? & que je réponde tout de même-, ce

espèce de ressort de certaines montres à répétition, &des montres de cette espèce. On les appelle ainsi ,parce qu’en poussant le bouton qui doit faire jouer ceressert, elles sonnent précisément f heure qu'il est,avec les quarts, ou qu eile ne tonne rien du foui, si onn'a pas pouffé le bouton aiiez fort.

sera bien parler, dit Vaugelas. Sans interrogation je TOUTE-BONNE. f. f. Plante dont la tige est hautedirai encore fort bien, Vous voyez celui-là, l'autre est d'une coudée & demie , & qui a ses feuilles quatre

tout de même. Il n'y a point de style otì ce terme ne fois plus larges que 1 horminum , ce qui i’a fait appe-

puiffè entrer. Mais s'il y a un que après, comme Celui- 1er grand Horminum par Matthiole. Cette plante , dit

là est tout de même que {'autre , il n’est pas absolument M. Tournes, est à fleur monopetale, labiée : la lèvrenuit il>st extrêmement bas. supérieure reísemble à une faucille, & 1 intérieure est

divisée en trois parties, dont celle du milieu a ía formed'une cuiilière. Le pistil fort du calice ; il est attachécomme un clou à la partie postérieure de ía fleur, &entouré de quatre embryons qui deviennent dans sefuite autant de semences arrondies renfermées dansune capsule qui a servi de calice à la fleur. Vojjt\ Or-

. . ... . , — --. , — - . i V ALE.

En tout. Adv. dont on lé sert pour supputer, pour j TOUTEFOIS, adv. Qui marque quelque correction, ré-

mauvais, mais il est extrêmement bas.

tout. Adv. Il 1e joint avec rien Sc point, pour ren-dre la négative plus forte, & signifie, En aucune fa-çon , nullement, absolument rien. Il n’a rien du tout.

Tn tout et par tout. Adv. Entierement. Je fuis devotre avis en tout & par tout. Il est de style familier.Acad.Fr.

Tout-a-fait, signifie entierement, penitus , omninò .

flexion ou changement d'avis , & qui signifie, Cepen-dant, néanmoins. Toutefois , quand j’y pente, &c. Javous conseille cela, toutefois prenez garde, ccc. Ta*

men, attamen, veruntamen j nihilominus.

compter, & qui signifie, Sans rien omettre, tout étantcompris. Sine omissione , omnibus supputatis. Cela luirevient en tout à cent pistoles.

Par tout. En tous lieux. Quocumque, quacumque , ubi-cumque. Ilva par tout , il patie par tout , je le trouvepar tout.

Surtout, adv. Principalement. Prcefirtim , imprimis,rnaximè , prœcipuè. Il faut fiir tout s'accacher au fer-

vice de Dieu. S. Paul veut, que nous ayons fiir tout J Toutefois , marque souvent f affirmation. Tamen ve-rum, Cette proposition est bien étrange& toutefoiseile est tres-vraie. li iajr bien que cela est mauvais* Sstoutefois il ne laisse pas de le faire.

Toutefois, ft quelqu!un de mes foibles écrits ,Des ans injurieux peut éviter h outrage. Bou.

nne ardente charité les uns pour les antres. Ànic om-nia caritatem habere , quod eft vinculum perfectionis.

Après tout. Façon de parier adverbiale. Tout coníidéré. Vos raisons font fort bonnes ; mais après tout ceque vous proposez est impraticable.

En termes de Blason on dit, sur le tout , quand onlmet un écusiòn en cœur, ou en abyme, &loríqu'ii|pose fur les quartiers donc un écu peur être formé,qu’on appelle alors surchargé -, & en ce cas il tient ordi-nairement le tiers de f écu. Totifcuto impostus. Ondit aussi, fur le tout du tout, quand un moindre écus-son se met encore sur celui qui étoit sur le tout de

Nous avons dé j a marqué d’apres M. f abbé Girard,ses différences qui le trouvent enrre pourtant , cepen-dant , néanmoins 8c toutefois. On remarquera que cedernier dit proprement une chose par exception, &sert à faire entendre qu'elle n est arrivée que dans l'oc-casion dont on parle. Que ne hailíoit pas Néron ? tou-tefois il aimoit Popéa.

On dit aussi toutes les fois qu’il me souvient. Toutes

met encuit uu v,... .... --- fois 8c qu affres , en style de Palais, Quoties.

l'autre. On dit aussi, Sous le tout, lorsqu'en la pointe =8C> T OUTENAGUE. l.s. Póyq; Tutanego.d'un écu, & tout au bas des Armes principales, & au- TOUTE-PseESENCri. f. fi N est pas un rerme^reçtm

deffòus de tous les autres cantons ou quartiers , i onmet un dernier écuffòn, qui n’a pour hauteur, sinonfelpace dans lequel 1 écu commence à se courbes pourse terminer en pointe, ce qui forme une eípcce de re-battement appelé , en plaine fous le tout.

Tout , se dit proverbialement en ces phrases. A tout

même en Théologie. On dit partout l’immensité, &non pas la toute-préfence de Dieu.TOUTE-PUISSANCE. f. f. Qualité de ce qui est tout-puiflant. Omnipotentia. Latoute-puiffan.ee est une puis-sance infinie, sans bornes. Elle n appartient qu’à Dieu;j] n'y a de puistancg absolument souveraine & indépen-

oerdre il n’v a qu un coup périlleux. ‘ Omnem aleam dante que la „ sie j ne Âj° Ur L a ll tre puiffance doit erre

vericlitari On dit qu’on met un homme a toutes sauce s, soumise à celle de Dieu. C est par sa toute-puissance

qston f rnnHoie àCL sortes de services, qu'il se que Dieu a créole monde & qu'il 1e conserve,met à tout 1 , qu’il est valet à tout faire. Tout y va, la TOUT-PUISSANT , ante. adj. Qm peut tout, qui a unepaille & 1e blé ; pour due , qu’on n'y épargne rien. puissance in&f ’ ^5 bornes. Omnipotens Ce terme

fous les doigts de la main ne se ressemblent pas. Ce ne peut s appliquer qu à Dieu. Lui seul est tout-puij-

n est pas le sens que des choux , il faut encore de la fant. , ,

graille : ce qui le dit, quand on n'a qu’une partie de On dit nyperboliquement^ qu un nomme est tout-

çe qui ?st neceilàîre. A tous Seigneurs, tous honneurs.

On reprend son bien par mut ou on le trouve. Ondic __

homme fourre son nez par tout; pour dire, qu'il I est toute-puissante sur 1 esprit d'un tel, pour d.re beau?ru —*i_ j., -a- ■— | -j’-... AUx .... t/u_L_

puissant j pour marquer qu'il a un très-grand crédit.Cet homme est tout-puiffant à la Cour. Cette femme

est importun, qu'il se mêle des a fiasses d autrui.’Onl cou P d’autonté ou d empire, Voyei ces mots.