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pellent Traduaens , ceux qui disent que les smes fonttransmises aux enfaiis par ies peres.TRADUCTEUR, f. rn. Celui qui tourne un Livre d unelangue en rme autre^ qui le traduit. 'Interpres. Gn ncvir jamais un Traducteur plus maigre & plus décharné.LaFont. Amyot est un illustre TraduBeur de Plu-tarque. D’Abíancourt est un des plus excellens 'Traduc-teurs de notre íìècle. Boileau appelle ceini qui avoirvoulu réformer le vieux langage d Amy ot dans la tra-duction de Plurarque, le rto.d Traducteur du Françoisd’Amyot. Les matières de ícience & de dogme exigentd un ï raducleur une grande précision dans les termes.Ab. Regn., Tout Traducteur doit un tribut de louanges& de préférence à son original. De Sac y. Les Traduc-teurs cherchent souvent à s'excuser aux dépens de leurlangue, & en demandant grâce pour elle, comme si ellen etoit pas astèz riche, ni aííèz féconde pour exprimerles beautés de soriginal, ils acculent la langue Fran-çoise de la foiblesse qui est dans leur genie, & rejettentíur elle les fautes dont ils devroient se charger eux-mêmes. Gili. On accuse d’ordinaire les Traducteurs'dc faire des paraphrases, ou des commentaires, plutôtque des versions, parce qu’ils ne sauroient garder labrièveté du Latin, qui dit en un mot ce que le Françoisne peur exprimer que par circonlocution. Id. Quelquefoin que les Traducteurs prennent de représenter fidè-lement toutes 1 es parties, & tous les membres de leursPo'étes, ce ne íont que des cadavres inanimés. Bail.Dans une traduction en prose, où l’on abandonne tousles termes de Ja langue au Traducteur , il demeurebien souvent au-deííòus de Poriginal, parce qu’il y ades beautés de langue qui font incommunicables. UnTraducteur e n langue vulgaire est responsable détour,& on lui impute juiqu’aux fautes de PAuteur. Boil.Un Traducteur qui veut être trop littéral , trahit sonAuteur - , c’est-à-dire, le rend souvent méprisable, sui-vant l’expreffion Italienne , traduttore , traditore.
M de de la Fayette comparoir un sot Traducteur àUn laquais que la maîtrelle envoie faire un complimentà quelqu’un. Ce que fa maîtrelle lui aura dit en termespolis, il va le rendre groffierement, U 1 estropie. 1 lusil y a de déíicatelle dans le compliment, moins lelaquais s’en tire bien - , & voilà la plus parfaite image 1d un mauvais Traducteur.
TRADUCTION, f. f- Version d un Livre ou d un écrit,d’une langue en une autre pius connue. Veifio , con-versio. Une traduction litterale est sèche & triste. S.É vr.La traduction doit garder un juste milieu , ctssioignerégalement de la licence, de ia paraphrase & de ía lèr-vitude littérale. Quand on s attache trop scrupuleuse-ment à Ja lettre, on détruit Teiprìr, il n en peut reíul-ter qu’un ouvrage triste, sec & languissant. Loriqu’onprend trop de liberté, on devient infidèle. Le vraigoùrjdemande que dans une traduction on marche à côté deson Auteur sans le suivre en rampant, & lans baiserhumblement tous les pas. On doit le naturaliser dansnos mœurs, oublier ses tours, ses expressions, Ion styleétranger au nôtre ; ne lui laislèr enfin que ses pensées J& les"exprimer comme il auroit du faire lui-même,s’il avoir parlé notre langue.
On a justement comparé le commun des traductionsà un revers de tapisserie, qui rout au plus retient lesJinéamens grossiers des figures finies que le beau côtéreprésente. Tourreil. Nulle langue n’a dans son pro-pre fonds des équivalons suftìsans pour exprimer par-faitement tout ce qui a été heureusement dit dans uneautre, sur-tout lorsque les beautés de l’original dépen-dent de l’expreffion.
L’ouvrage de Jean de Meun fous Philippe le Belavoir pasté pour la premiere traduction faite en notrelangue. M. Falconet dans une Diflertation fur nos pre-miers Traducteur François, rapportée dans le VII e vol.des Mémoires de l’Académie des Belles-Lettres, encite plusieurs autres antérieures à celle-ci.
Traduction & version, synonymes. La traduction ,dit M. 1 Abbé Girard, est eh langue moderne ; & layersion en langue ancienne. Ainsi ia Bible Françoise deSacy est une traduction ; & les Bibles Latines, Grecques,Arabes, Syriaques font des versions. Une nouvelle tra-
duction d’Horace pourroit encore plaire après toutescelles qui ont paru. L’Auteur & le temps de la versiondes Septante sont inconnus.
On peut ajouter à cela que la version est plus litté-rale , & la traduction plus libre. Dans la version desSeptante tout est rendu mot à mot , en forte que leshébraïfmes mêmes ont paste dans cette version. LeTraducteur est moins attaché à la lettre. Toute sonattention va à bien rendre les pensées.
TRADUIRE, v.a. se traduis. Je traduisiois. Je traduisis.'T ai traduis. Je traduirai. Que je traduise. Que je tra -duisisije , ou je traduirois. Traduij’ánt. Tourner quel-que écrit, quelque livre d’une langue dans une autre.Vertere. Pour bien traduire, il faut s’attacher le plusparfaitement qu’il est possible à rendre le sens & Fes-prir de l’Auteur que l’on traduit. Ab.Regn. Les Livresdes Poètes & des Orateurs ne se peuvent traduire avectoutes les grâces de i’oríginal. On ne doit point tra-duire les Poètes en proie. Jean-Baptiste Lalli a traduitVirgile en vers burlesques Italiens j Scárron en versburlesques François. En traduisant le Latin en Fran-çois, on afloiblit nécestalternent l’expression des mou-vemens ; mais on F affaiblir en suivant le génie de lalangue Françoise, qui souffre certe sorte de langueurplus conforme à la nature - , au contraire en traduisantle François en Latin, & en lè contentant de représen-ter la pensée, lans y ajouter des mouvemens, ontom-»beroit par nécessité dans un style plat & languissant,très-éloigné du génie des Latins. Dan. Ablancourtentraduisant donne de Ia force à ce qui n’en a point.S. Évr.
Ce mot vient de traducere. Nicod.^
On dit figurément traduire quelqu’un en ridicule,Je tourner en ridicule. Vbye £ ce mot. On a dit d’unméchant Traducteur , qu il a tant traduit , qu’il s’estenfin traduit lui-même en ridicule ; c est une pointe,un mauvais jeu de mots.
Traduire, en termes de Pratique, se dit pour transfé-rer d un lieu à un autre. Traduire un prisonnier desprisons du Châtelet à la Conciergerie. Transferre. Lefaire passer d’une prison dans une autre.
Traduire quelqu’un devant un Juge , devant unTribunal, c’est le faire pafíèr d’un Tribunal à un au-tre, le tirer d’un Tribunal pour le mener à un autre.Abuno judice ad alium evocare. Il m a traduit devanttous lesTribunaux, devanttous les Juges du Royaume.
Traduit, ite. part.
TRAEN. Noin d’une petite rivière de l’Electorat deTrêves, en Allemagne. Draconus , Drahonus. Ellebaigne le bourg de Budelich, & se décharge dans laMoíeiie, à derni-lieue au-defíusde Numagen.MATY.
TRAERBACH. Nom d’une petite ville du Paíatinat duRhin, en Allemagne. Traerbachium. Elle est fortifiée,capitale d’un des bailliages du Comté de Spanheim,& située fur la Moselle , vis-à-vis de la forteresse deMont-Royal, & à huit lieues au-dessous de Trêves.Maty.
TRAFALGAR. Nom d un Cap. Trafolgarium promon-torium , anciennement Junonis Ara , ou Fanum. CeCap est dans 1 Andalousie, en Espagne, à 1 entrée oc-cidentale du détroit de Gibraltar, à neuf lieues deCadiz, vers le midi. Maty.
TRAFIC, f m. Commerce, négoce, vente, ou échangede marchandises, de billets, d’argenr. Commercium ,mercatura, negociatio. La tromperie est Ia science dutrafic. B a y. Le trafic, en détail seulement, est interditen France aux Gentilshommes, par un Edit de 1 669 .ils ne dérogent point en négociant en gros. Il y a en-core un nouvel Edit la-dessus de ijox. Les NoblesVénitiens & Génois font Je trafic en gros. En Bretagnele trafic même en détail ne déroge point à la Noblesse,
& ne l’abolit point ; quoique, tant qu on demeure dansle trafic, on ne jouiíïè point des privilèges des Nobles.La Noblesse dort pendant ce temps-là, comme parlentles Lorx & Coutumes du Pays» & elle revit dès quele trafic a ceíìé. II entend bien le trafic. Voiîà un traficinconnu. Les Hollandois veulent faire tous seuls letrafic des Indes.