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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TRA

Le Juge royal n en pouvoit connoître ; ainsi qu il futjugé par Arrçt rendu en 1545 au Parlement de Paris.

TRAIT, ou TÉD1A. Nom d un bourg ou petite ville dela Turquie en Europe. Terta. Ce lieu est dans la Re-manie , fur la petite Marize, à quatre lieues de Philip-

, popolis j vers le couchant méridional. Maty.

Trait ABLE. adj. m. & f- Q uie st docile, qui a l’espritdoux & facile ; qui entend volontiers raison. Tracta-bilis , facilis , commodas. Il n y a point de procès siépineux dont on ne sorte aisément quand on a affaireà des gens imitables. Esprit doux & traitable.

Philis j pourquoi n’étes-vous plus traitable? S.Évr.

Platon dit que 1 homme seroit le moins traitable decoq£ les animaux, si la science ne le rendoit docile.

& faut parmi le monde une vertu traitable :

■d force de sagesse , on peut être blâmable. Moi.

îìá^^Lir, signifie auffi, Ductile, maniable, qui se peutaisément mettre en œuvre. Duáilis, malleabilis. L otest le plus traitable, le plus ductile des métaux. Le feraigre n est pas traitable pour faire de menus ouvrages.

TRAITANT, f. m. Terme par lequel on désigne cetteespèce de gens d affaires qui se chargent du recouvre-ment des revenus du Roi, impositions, deniers pu-blics , à de certaines conditions réglées par un traité.Vectigalium redemptores. Le nom de partisans qu onleur donnoit autrefois étant devenu odieux , on luisubstitua celui de Traitons. Ce dernier l’est-il moins?& ne rendront-ils pas odieux tous les autres nomsqu ils pourroient prendre, ou qu’on pourroit leur don-ner; La Chambre de Justice fut établie pour recher-cher les malversations des Traitans • Plus on met lePeuple en occasion de frauder le Traitant , plus on enrichit celui-ci, & on appauvrit celui-là. Pour arrêterla fraude , il faut donner au Traitant des moyens devexations extraordinaires, & tout est perdu. Montesq.Les Traitans n’ont pas la puislànce législative ; mais ilsforcent le Législateur de donner telles loix qu’il con-ss j7Ìf nt ^ ^ eurs intérêts.

RAITE. si si Distance d’un lieu à un autre, étenduede chemin qu’on fait d’un lieu à un autre fans se re-poser. Via, iter,Jpatium interjectum. Il y a une bonnetraite , une longue traite d’ici-là. On ira tout d unetraite vous joindre en tel endroit, pourvu que noschevaux puiflènt supporter la fatigue. -

O n appelle aussi traite le commerce, le trafic que*, 0r > fait avec les Sauvages. En Canada on fait la traitero S ?* ors avec l es Iroquois. Il y a des peuples si fa-ouch.es qu on ne peut faire de traite avec eux. Faire/7 ller lte ’ a ^ er en trait£ - La différence qu’il y a entresignifie 2 tr \\\ e & f aire traíte ’ àst que le premierP ’ A ct porter aux Sauvages jusques chez euxdes , chandiscs qui leur conviennent, pour les échan-ger avec leurs pelleteries : & que faire la traite signi-fie, attendre de traiter avec les Sauvages, lorsqu ilsviennent eux-mêmes apporter leurs marchandises auxVilles, Forts, ou Habitations des François » pour lesy troquer.

On appelle Traite des Nègres , Fâchât que les Eu-ropéens font fur les côtes d*Afrique de ces malheureux,pour etre employés en qualité d’esclaves, dans leursco onies. Commerce odieux, qui viole la religion, la«orale, la loi naturelle, & détruit tous les droits dehumanité. Comment des hommes ont-ils pu imagi-i„, r de faire un objet de commerce de la liberté deleu ts semblables;

'Vbv 1 ^^ occ des Banquiers s’appelle aussi Traite.lettres A í IQTJE ’ Banquier. C’est qui caractérise uneTraite se j. - csest la traite de place en place,dises d’u n 11 au ® du transport de certaines marchan-tre. C’est 6 a ^ r p V ' n ? e ^ une autre , d’un état à un au-permet qu e u!,-!r U 0l ! dit traite de vins, de blés. OnOn donne q enc °‘ s l a traite des blés. Exportatio.

qu on lève fur les n-,®!? no , m , de Traite à certain droit

OU qui y entrent. p 0 J a "d“ e s qui sortent du Royaume

TRA

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Traite d’ArsAc , Droit de sortie qui se lève sur lesmarchandises qui sortent de la Province de Langue-doc, & Sénéchauslée de Bordeaux , pour être trans-portées en Chaloffè, dans les Landes, à Dax,Bayonne,&c.

Traite de Charente. Droit qui se leve fur les vins jeaux de vie, & fur les marchandises qui entrent &sortent de la Saintoiige, Aunis, &c. Le Bureau prin-cipal de la traite de Charente est établi à Tonnay, quiest un gros bourg situé fur le bord de la Charente ,à une lieue au-dessus & du même côté de Rochefort ;c’est pour cette raison qu’on a donné à ce droit le nomde traite de Charente.

La Traite Domaniale est une nouvelle impositionaugmentée sur quatre espèces de marchandises, seule-ment quand elles sont transportées hors du Royaume ,blé , vin, toile & pastel, pàr l’Édit de Henri III del’an 1577 ; qui a été jointe à la traite foraine.

Traite Foraine est un droit qui se lève fur toutes lesmarchandises qui entrent dans le Royaume, ou qui ensortent. Ce qui s’entend aussi des provinces du Royaumemême , qui sont réputées étrangères. Mercium extraRegnum aut provinciam exportatio, evectio. C’est unedes cinqgroíses Fermes. Elle a trois noms synonymes,ou trois Fermes réunies en une ; le droit de rêve, quiest le plus ancien, qu’on appelle jus regni', le droit dehaut-pastàge, qui est aum fort ancien, quoique posté-rieur ; & le droit d’imposition ou traite foraine , qui eftun droit du sou pour livre généralement établi fur toutce qui se vend en France par l’Edit de l’an 1300, &réglé par FOrdonnance de Fan 1369, lesquels droitsont été réunis en un par des Edits postérieurs des an-nées 1541 à Tonnerre, & de 1549 à Amiens. Par Editde Henri II de Fan 1556, le droit de traite & imposi-tion foraine a été fixé à 11 deniers pour livre ; celuide rêve au Domaine forain, à 4 deniers ; & celui dehaut-paslàge, à 7 deniers. Et par une Déclaration du30 Juin 1621 il a été ordonné que les Bureaux seroientétablis pour le payement de ces droits fur les marchan-dises qui entrent & sortent des provinces de Bretagne,Poitou, Saintonge, Guienne, Languedoc, Provence,Dauphiné, Lorraine, & autres, où ces droits n’étoientpas perçus ; d’où vient l’établislement des Bureaux d’In-grande*, Montluçon , la traite d’AnjoU & autres lieuxqui ne sont pas fur les frontières.

Traite, parmi les Tanneurs, Mégissiers & Chamoiseurs,s’entend du bord du pelin ou plain , où ils mettent lespeaux pour les préparer avec la chaux. Ainsi, releverles peaux fur la traite, c’est les retirer du plain, & lesmettre égouter fur le bord.

On appelle traite en matières de monnoies, unecharge excessive qui fait la diminution de leur valeur itout ce qui s ajoute au prix naturel des métaux qu’onemployé à la fabrication des espèces, soit pour les re-mèdes de poids & de loi, soit pour les droits de sei-gneuriage & de braslàge. Mixtio , immixtjo mn j lí t‘Ce terme comprend le seigneuriage, le brastage, & leremède de poids & de loi. On le dit aussi, quand onfait fabriquer une si grande quantité de billon & décuivre, qu’on le fait entrer dans le commerce au lieude bonnes espèces. C’est pécher contre la politique,que de charger la monnoie d’une traite excessive.

TRAITÉ, si m. Contrat, marche , accord, convention.Pactum , conventum , pactio, contractus. J’ai fait untraité pour la vente de ma charge, pour Fâchât de cettemaison. H a fait un traité avec le Roi pour les francs-fiefs & nouveaux acquêts, un traité à forfait, condi-tionnel.

Traité, se dit auffi d’une négociation & conclusion depaix, de confédération , de mariage, de capitulation.Pacis compositio. Le Traité deNimègue, de Munster,d’Aix-la-Chapelle , de Vervins. Le Traité des Pyré-nées. L’infraction d’un Traité, les articles d’un Traité.Ces sortes de Traités sont des articles arrêtés entre desPuissances souveraines, qui concernent des objets in~téressans. Il y a des Traités de paix, de mariage, de•confédération, de neutralité, de trêve; des Traités decommerce, de navigation , de marine.

Traité se dit aussi d’un simple consentement, d un ac-