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bande d’or qu’ils appliquent fur le bord des livres re-liés en veau qu’ils dorent. . -,
Tranche. Terme de Monnoie , qui signifie la circonre-rence des espèces, autour de laquelle on imprime unelégende ou un cordonnet, pour empecher que les fauxmonnoyeurs ne les puisiènt rogner. On ne peut mar-quer que les écus, de la legende, Domine salvum jacRegem , parce que leur volume peut porter des lettresfur la tranche .; mais le volume des autres pièces, tantd'or que d’argent , ne sautoir porter fur la tranchequ’un cordonnet, un grenetis des deux côtés, oufeulement une hachure. T usage de mettre une le-gende fur la tranche des monnoies a commencé enAngleterre. François Le Blanc, dans son Traité Histo-rique des Monnoies de France avec les figures enTaille-douce, dit qu’il faut espérer qu un jour on pro-tégera la nouvelle invention qui marque les monnoiesfur la tranche en même temps que la tête & la Pile.Ce souhait qif il faisoit en 1690 , ne fut pas longtempsà être accompli dans le Royaume de France.
Tranche de marbre. Terme d’Architecture. On ap-pelle ainsi un morceau de marbre mince, qu’on incrustedans un compartiment, ou qui sert de table pour rece-voir une inscription. Daviller. Voilà des tranches debeau marbre.
TRANCHÉE, f. f. Fosse creusée dans la terre pour di-vers usages, pour faire écouler les eaux d un marais,d un pré, pour détourner le cours d une nviere FoJJa.On dessèche dea marais, à force d y taire des saignées& des tranchées. On appelle auffi transitées , le toilequ on fait dans un terrain pour y construire les fonde-mens de quelque édifice ; dans un jardin, pour y plan-ter des arbres.
Ce mot vient du verbe trancher. Les Italiens disentauííì trincea.
Tranchée , en termes de Guerre , est un fossé qu oncreuse dans la terre conduit en biaisant d angle enangle, pour s’approcher, à couvert du feu de la placeamégée. FoJJ'a caftrenfis vel militaris. Il est large de 6à 7 pieds , & profond de 8 à 10 , & coupé en talus *,ce qui lui donne le nom de tranchée. On 1 appelle au-trement ligne d’approche , ou ligne d’attaque , & il aun parapet du côté des assiégés. On fait aussi des tran-chées fans creuser, en se couvrant de fascines, de ga-bions , & lacs de laine, ou de terre , quand le terrainest de roche , difficile à creuser, ou sujet à faire deséclats. On appelle une tranchée enfilée , quand de quel-que endroit de la place, on peut voir dedans en droitesigne. Ces sortes d ouvrages sont toujours tracés hors^ e *rfilade. Un boyau de truuchcc 9 ccft 1 etendue dca tranchée jusqu à ce qu’elle salle un coude , ou unretour, OL \ p on fait d ordinaire des redoutes. Ouvrirla tranchée , c’est commencer de faire des lignes d ap-proche. On dit qu on a pris une ville en huit joursde tranchée ouverte, c est-à-dire, depuis qu’on a com-mence les app roc hes. Monter la tranchée, relever latranchée , c est monter ou descendre la garde a la tran-chée. On appelle la queue de la tranchée , le lieu paroù on a commencé d ouvrir la tranchée. La tete eitle lieu ou on a porté le travail. On dit que les enne-mis ont nettoyé la tranchée , quand ils ont chaste, outué les soldats qui la gardoient.
Tranchée demur, (lest une ouverture en longueur,& hachee dans un mur , pour y recevoir & sceller unpoteau de cloison, ou une tringle qui sert à porter dela tapiflerie. C est auffi une entaille dans une chaîne deP. le tre au dehors d’un mur, pour y encastrer l’ancre du
T R lrant â une poutre & la couvrir de plâtre. Daviler.
cn terme de Médecine, se dit d une colique,matie Une *^° u ^ eur âe ventre qui est causée par desmes ac , res & piquantes, ou par des vents enfer-femme s nS * loyaux. Tormina , alvi torsiones. Lesf, n c nonvI etes ^ accoucher ont des tranchées. Les en*n elQueS U J' nés des tranchées. Le séné donneEté E» M tT 'T hées ’ Mand il n’est pas bienmaladie des c ° n f ;î ppe , Ile tranch f , une
dans les boyaux par des humeîrs v’“ douleur
Tome VIII. I Pant ° U par deS
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vents. On les appelle tranchées rouges ; Elles sont vio-lentes, ordinairement accompagnées des avives.
On appelle proverbialement des tranchées de S. Ma-turin, des actes de folie, qui prennent par intervalles-.Deliria.
TRANCHEFILE. f. f. Petit ornement de fil ou de soieque les Relieurs mettent au dos d un Livre fur látranche pour la tenir en état. Exterior libri jutura.
Tranchefile. Terme de Cordonnier. C'est une couturéde fil, en forme de bordure qu’on fait en dedans dessouliers de maroquin, pour empêcher que le cuir nése déchire, ou ne s’étende trop : ce qui est sor-toutnécesiaire aux oreilles par où on les attache. Calcei su-tura interior.
Tranchefile, en termes de Manège, est unèchaînettequi pasiè le long de l’embouchure d’une des branchesdu mors jusqu a Fautre. Adjuncta lupato catenula.
TRANCHEFiLLE,estauffi un terme de Bourrelier, quisigni-gnifie, un morceau de cuir tortillé pour soutenir le lur-nez & la soubarbe da la bride des chevaux de carosteiCorium intortum.
TRANCHEFILER. v. a. Il n’y a que les Relieurs qui seservent de ce mot ; pour dire, Mettre de ia so^H furune tranchefile. Serico exteriorem libri juturam in-struere.
TRANCHE-LARD. fi m. Couteau de cuisine fort mince,qui sert à faire des lardons. Scalprum Juillarium.
TR AN CHE-MONT AG NE, se dit, d un fanfaron. C est lèMiles gloriojìis des Anciens.
TRANCHE-PLUME. f. m. Canif qui sert à trancher, àtailler les plumes à écrire. Scalpellum pennis acuendis.
TRANCHER, v. a. Couper, séparer avec un instrumenttranchant. Secare , Jandere. Herennius trancha la têteà Cicéron. L’acier de Damas tranche le fer. Voilà unCouteau qui tranche comme un rasoir.
Ce mot, selon Nìcord, vient de truncare.
En style poétique & figuré , les parques tranchentles jours de quelqu'un, le fil de ses jours. Fatalia /la-mina.
On dit encore figurément trancher une difficulté, lénœud d’une difficulté, nodum expedire , quczjiionernsolvere , résoudre tour d’un coup une question diffi-cile.
En parlant d’un homme qui a été long-temps indécis,trancher le mot, c’est donner une réponse décisive : &en parlant de celui qui a hésité quelque temps à direquelque chose, c’est lâcher un terme fâcheux; Il s’estenfin déclaré fur cette affaire •, il a tranché le mot. Pouftrancher ronces sortes de discours, vous ferez mariée;
Je veux qu’on me distingue , <& pour le trancher neti
L ami du genre humain n’est point du tout mon f ail»
Mol.
Trancher, se dit auffi neutralement au figure , poufdécider hardiment, avec confiance. C’est un hommequi tranche fur tour.
Trancher court, terminer une conversation en peu démots. Trancher net, s’expliquer avec quelqu’un fansménagement, & en peu de mots.
Trancher, en termes de Peinture, est auffi neutre, si-gnifie, Palier d une couleur vive à une autre couleurvive, fans aucilne nuance ni adoucissement. Ab uno actalium colorem immediati procedere , transire. Toutesles couleurs qui tranchent , ne sont point agréables à lavue. On dit de même qu’une chose tranche dans undiscours, pour dire qu’elìe est d’un caractère trop diffé-rent de ce qui précede & de ce qui fuir. Prioribus poste-rioribus increpare, dij convenire , dijeordare. En Écriture,on appelle un e tranché , un e en cette figuré &, qui estl’abréviation de la conjonction Et > dont on se sert parti-culièrement pour marquer les & cœtera. Dans Flmpri-merie ancienne on tranchoit les e féminins, pour mon-trer qu’ils foudroient Félision, qu’on ne les devoir pasprononcer. En Arithmétique on tranche auffi les chiffres,& fur tour dans la division, pour distinguer les nom resdéjà soustraits & divisés, de ceux qui ne le lonr pas en-core, ^