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Tome huitieme. [THA - Z.]
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de cet Auteur est donc fausse ; ?° rien ne cadre mieuxavec le premier jour de la Charge de Propreteur quifut conférée à Auguste au commencement e anneequi suivit celle de la mort de César, ce a ire, ^ ande Rome 711, selon M. Spanheim, puisque la memeannée il fur fait Consul. comme il paroit par Dion,Liv.XLVI. p. 5 xo. par VelleursPaterculus, L. II .C. 6 f.par App.en' Bell. p f-L-M. & par les Fastes duCapitule. De plus sur la medailie de Marc Aurele, laseconde 'puiilance Tri b uni tienne appelée la huitième,étoit la puissance Tribunitienne civile, selon le P. Har-douin : elle se donnoit pour la premiere fois à cet Em-pereur, elle devoir donc s'appeler la premiere, &nonpas la huitième. Voye\ M. Spanheim , Diííèrt. XII.T. II- P-42.9- & suiv.

Les Savans ne font pas d’accord fur le mois & lejour auquel commençoit la puissante Tribunitienne.•Sigoníus, Comrn. in Fafl. & le P. Pétau, De doclr.Temp. L. XI. C. x6. ont cru que c’étoit le premier jourde Janvier - , d*autres comme Perizonius, Anim. hift.p . 3Z4. prétendent que c’étoit le 5 e devant les Calendesde Juillet, c’est à-dire , le 27 de Juin. Leur raison estqu’Auguste la prit, & dans la fuite la conféra à Tiberece jour-ià. M.Toinard prétendoit que c’étoit le 4 e de-vant les Ides de Décembre, qui est le 10 de ce mois 5parce que Denis d Haiicarnaste, L. VI, dit que les Tri-buns du Peuple entroient en charge ce )our-ià> ôcqueDion assure, L. III, que la puiilance Tribunitienne lerenouvelle* tous les ans pour les Empeteuts avec teTribuns du peuple. Onuphrius , le Cardinal Nons , &le P. Pagi veulent que ce fût le jour que 1 Empereurétoit parvenu à l’Emp.re , avec cette difterence néan-moins que le P. Pagi croit que c’etoit le f de devantles Calendes du mois auquel le Prince avoir ete proclamé Empereur , & que ce jour etoit devenu a cetégard un jour sacré chez les Romains, par la raisonque ce fut le <je devant les Calendes de Juillet, qu Au-guste & Tibère encrèrent dans Fexercice de la puissanceTribunitienne & que ce fut le devant les Calendesde Septembre, qu Auguste dédia s Autel de la victoireaprès la bataille d’Aétium, gagnée fur Antoine & Cleo-pâtre. Le P. Hardouin a encore fur cela un sentimentparticulier, Selecl.Oper. p. 68 %. Il pense que, sur lesmédailles, la puissance Tribunitienne commence le jourde i’anniverlaire de la fondation de Rome, qui etoitI onzième devant les Calendes de Mai, c’est à-dire, le21 e d’Avril. Il en excepte pourtant Antoine Pie, &Marc Aurèle, & généralement routes les médaillesGrecques , sur lelqueiles la puissance Tribunitiennecommence toujours au mois de Septembre ; paréfe quece mois-ià ,' auquel commençoit l’annee Grecque ,etoit près du jour auquel on donnoit ce pouvoir,

0t ? commençoit à l’exercer.

De tous ces lentímens le premier est manifestementtaux, comme Onuphrius & Noris l’ont remarque i &il ne peut s'accorder avec les époques marquées furles médaillés. Le second est vrai d’Auguste & de Ti-bere, & ne lest pas à Fégard des autres EmpereursLe troiheme est réfuté paf Capitolin, qw à C. 4 -qu’Antonin Pie fut adopté le 5 e devant les Ca endesde Mars, & qu il frit fait collègue d’Adrien dans 1 Em-pire Proconfulaire & de la puistànce TribunitienneMarc Aurèle fut auffi adopté & pourvu de la puiilanceTribunitienne le 7° devant les Ca’endes. Ce qui réfutéauffi, íans répliqué , le second point de sopinion uP. Hardouin, qui prétend que la puissance 1 ri uni

tienne de ces deux Princes commence aux a en

de Janvier. Quant aux autres points, elle e ans «•

cune preuve. Ainsi le sentiment le plus P’-° ® f.

celui d Onuphrius , du Cardinal Noris , & "U - ë »

C F ss' soutenant comme les deux premiers, & terrai

chant la restriction qu y met le dernier, touchant le

5 e devant les Calendes du mois où commençoit 1 Em-

''Y°-L e l M. Spanheim déja cité.

». ^ìuûanee Tribunitienne marquée furies médaillés

pour la Chronologie. Elle fait cependant

? u ! 1 embarras. C’est , dit le P- Jobert,

or q > S(W ni ;£ es o'étoienr pas de bonne intelligenceaYecleoenat, òc q r -i <-

Tome VIII.

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qu ils s e voyoient en état de lui faire

I. Partie.

sentir qu’ils croient les maîtres : car alors ils se faisoientmarquer la puistànce Tribunitienne absolument & sansnombre , comme attachée pour toujours à lèur digni-té - , au lieu que le Sénat qui prétendoit que ce pouvoirn’étoit accordé au Prince que par grâce, l’exprimoit,tant qu’il pouvoir, année par année. Ainsi dans Tibèrenous trouvons souvent des médailles simplement avecTribun. Pot. & d’autres Tribun. Pof.XII. XXIIII. &c.Les bons Princes qui vouíoient laiíïèr toujours uneimage de la liberté, aftectoient de la marquer toujoursannée par année. Antonin le Débonnaire & Marc Au-rèle en userent ainsi par politique , & méritèrent par-la de grands éloges lur les médailles que le Sénat fai-soit frapper. Cette conjecture est ingénieuse ; maisquelles preuves en a-t-onî Pour moi je crois qu’il n’ya point de mystère. Il importoir aux Empereurs qu’onfût qu’ils avoient la puissance Tribunitienne ; mais illeur importoir peu qu’on íût que c’étoit la premiere,la seconde ou la troisième, &c. l’une ne leur donnoitpas plus d’autorité que l’autre. Ainsi s’en tenant au so-lide & à futile , souvent ils marquoient feulementqu’ils avoient cette puiilance, fans s’embarratlèr d’ap-prendre aux peuples à quelle année ils en croient,chose très-peu nécessaire pour leur autorité. Souventils marquoient auffi l’année.

Puistànce Tribunitienne le dit auffi des médailles,fur lesquelles certe époque est marquée. J’ai deux jo-lies Puisiànces Tribunitienne s de Posthume en petitbronze. Une XXXVII e puistànce Tribunitienne d’Au-guste l'eroit une belle médaille ; on ne Fa point encoretrouvée.

TRIBUT, f. m. Redevance qu’un Etat eft obligé de payerà un autre, en vertu de quelque traité qu’il a fait aveclui pour acheter la paix, ou pour marque de ia dé-pendance. Tributum. Les Romains faisoient payer tri-but à tous les peuples qu’ils fubjuguoienr. Les Vaiaques,:les Moldaves, &c. payent tribut aux Turcs,

Dans ce sens on appelle, enfans de tribut , les enfansque le Turc leve en certain pays par forme de tribut ,fur îes Chrétiens qui font ses lujets, pour en faire desJanissaires. Acad. Fr.

Ce mot vient du Latin tributum.

Tribut, est auffi une contribution personnelle que lesPrinces levent fur leurs sujets, pour soutenir les dé-penses de l’Etat. En latin tributum , la capitation estun tribut. Imposer, lever un tribut. Tirer de grandstributs. Payer le tribut.

Chez les Romains il y avoir plusieurs fortes de tri-buts. Celui qui fe payoit au fisc de l’Empereur pourmarque de ía Seigneurie universelle , cenjits ou tribu-tum. Quand cette redevance fe payoit aux provincesqui é-oient dans le parcage du peuple, Stipendium.Dans ia fuite Jìipendium & tributum furent confondus.Le droit qui fe payoit pour Feutrée & la sortie desmarchandiles, vecíigal , eh quòd vehuntur .

Chez nous les mors de tribut , impôt & impositionont auffi une signification particulière. Tribut paroitêtre une contribution personnelle, comme la raine , lacapitation. Impôts droit qui fe leve fur les denrées,les marchandiles. Imposition paroit etre le terme gé-nérique qui comprend toutes sortes de tributs , d’im-pots, de droits.

( Il àut pourtant convenir qu’on n’a pas toujourségard au caractère propre de ces mots, & qu’on lesprend assez souvent l’un pour l’autre. Le peuple gémitsous le poids des tributs qu’on lui impose. Fiech. Onitnpoie des tributs jusque fur la misère du peuple. LsMaître.

Et l’on appelle généralement tributs royaux les im-pôts que les Princes levent fur leurs sujets.

Ce mot fe prend au figuré dans plusieurs acceptionstout-à-fait différentes, suivant les verbes auxquels il estjoint. On dit d’un homme qui est incommodé la pre-miere fois qu’il s’embarque lur mer^ qu’il paye le tri-but à la mer. On dit dans le même sens que tous leshommes payent le tribut à la nature, pour dire quela mort est inévitable. Jujìa natures perjòlvere.

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