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Tome huitieme. [THA - Z.]
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vîníe du Royaume de Naples, près de la rivière deSabbato & de la petite ville d’Aveline. Maty. ^TRIPARTITE, adj. f. Qui est divise en trois. Il n estguères en usage qu’en cerre phrase : Histoire tripartite,celle qui est sabrégé des trois compostes par Eusebe,par Socrate & par Sozornene. Tripartita,

« 5 - TRIPARTITION. 1- r- ierme de Géométrie. Ac-tion de diviser une grandeur en trois parties égales.Cest la même chose que Trisection.

TRIPE. s. f. Terme coJectif, qui déíìgne les boyaux desanimaux, & certaines parties de leurs intestins. Oma-sum. Manger de la tripe. Cela est mou comme tripe.

Ménage tient que c est un vieux mot Gaulois quis’est étendu par toute 1 Europe. Les Anglois disentauin tripe j les Flamans trjip, les Espagnols & les Ita-liens tripa. Borei le dérive de thrips, qui est une fortede vers fort long, dont les boyaux ont la ressemblance,ou parce que les boyaux contiennent ordinairementdes vers : d où vient un tripou; c'est-à-dire, un bou-din. Borei,. La premiere raison est meilleure ; c’estpour cela qu on appelle le mouvement péristaltiquedes iatestins , mouvement vermiculaire.

Tripe , se dit plus ordinairement au pluriel, de ce quiest enfermé dans le corps de f animal, soit au-deilus,soit au-destòus du diaphragme. Intestina , exta, inte-ranea. Un sanglier a donné un si furieux coup de de-fenles à ce chien, qu’il lui a fait sortir les tripes duventre. „ r v u •

En termes de Boucherie, on appelle tripes a Parisles abatis & iíïues des bœufs & moutons, que les tri-piers achetent pour les revendre après les avoir net-.]royés, lavés & fait cuire. La rate, f estomac, les piedsdt les têtes de moutons íe vendent parmi les tiipes.Comment Gargameìle mourut pour avoir mange ungrand plat de tripes. Une fricalíée de tripes. Les iíïues,intestins, ou tripes des bestiaux. Ce n’est pas d’aujour-d'hui, ni dans l’Europe feulement que cette partie desbestiaux a été au nombre des alimens. Les Anciens,Jur-tout les Grecs & les Asiatiques , s’en servoientcommunément dans leurs repas. Homère rapporte,ïliade I. y. 464. qu’on mangeoit les entrailles, ou lestripes ^des victimes. Il dit la même chose au II Livredu même poème , v. 427. Virgile dit la même choieeu L. VIII de l’Énéïde , v. 179. Athénée , en parlantde différens festins splendides & délicieux, comptetoujours parmi les mets des intestins d’animaux..

Tripes , se dit figurément & par mépris , des paííages& lambeaux q Ton rire des Auteurs Grecs & Latins,pour en faire des citations inutiles, ou affectées, ouPédantefques, pour faire paroître quelque érudition‘^ contretemps. Textus excerptus ex vanis Auctoribus.

l ? e Ptenoit pas moins de plaisir à mes tripes Latines,«N anx petites histoires & sornettes de M. Renaudot.M rí CV ^' ° n ne parierait pas ainsi aujourd’hui.

1 "ìr proverbialement cTun homme qui a beau-coup vomi & avec grand effort, qu’il a vomi tripes& boyaux, trip es & boudins. Multum evomuit. On ditbattement de celui qui s est dévoué à un autre, qu ilest a lui tripes & boudins. Dans les propos des buveursde Rabelais on dit, N avez-vous rien à mander a arivière, celui-ci va laver les tripes du veau que ) aibabillé ce matin.

On dit en style de tripières, il est blond comme unbaslin à cuire des tripes, en parlant d’une personnequi a une belle chevelure blonde.

5 pu Tripe de velours, s. f. Etoffé de laine & de. qu’on manufacture , comme le velours. Textumsiofiim. Le côté de l’endroit est tout de laine, & laure qui forme le fond est entierement 61 de chanvre,qui C “Orient apparemment de tercio pelo Espagnol,lours de T R re Ve ^ ours -> parce que c’est en effet du ve-

potagè^P^R' 1 6 On dit aussi triquemadanie. Plantepetites PeC j de Ì ou barbe , qui pouffe plusieurs

terre,revêtues 0 ,?^ ' graííès > foibles » couchées paroblongues, sinìfl a ,, 5 aucoup de P etites feuilles, épaifles,au commencement ^ n T? infe - pleines de suc, bleuesà six feuilles disposées ef/ r ° U s geâ " es - Ses fleurs fonten rose , de couleur jaune.

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Lorsque cette fleur est paflëe , il lui succède un fruitcompolé de plusieurs graines remplies de semences.Sa racine est garnie d une infinité de fiiamens. En La-tin, jecìum minus luteum folio acuto. G. Bauh. La tri-pemadatne est astringente , on en mange en salade, ilen croît fur les murailles une sorte qui fleurit jaune »elle est acre & caustique.

TRIPER. Vieux mot qui s est dit pour danser : ce quivient de trépigner , ou du Latin tripudiare : & en Lan-guedoc fatripet, c’est-à-dire , rire extraordinairemeut.Borei. Voye{ Ribaud. Voyei auffi Tripette.TRIPERIE, f. f. Lieu à Paris où son distribue les tripesaux Tripières. La triperie de Paris. Aller à h triperie.TRIPÉTALE. adj. f. Fleurs tripétales , ou à trois feuilles,qu’on appelle pétales pour les distinguer des feuillesdes plantes. Tripetali flores.

TRIPETIA. Vieux mot, un trépied. Boree. Tripus.TRIPETIA. f. f. Herbe dite Selulla tripes. Grand Atlas.’Borei.

TRIPETTE, f. f. Petite tripe. Avant que la bonne De*moifeííe eût à moitié mangé fa potée, il n’y avoirtripes ni tripettes dans le plat. LXXXIII. des centNouvelles nouvelles , tom.í.p. z%6. On dit en Cham-pagne, il ne vaut pas tripette-, & cela signifie, il nevaut rien. Je n’en donnerois pas tripette , je rien faisaucun cas. Le peuple de Paris le dit auíïi dans le mêmesens. En Lorraine trupet ou tripet signifie chose denéant. Notez. Jùr le ch. g. du 1 liv. de Rabelais. C’esten ce sens que triper, qui íe trouve dans les vieuxDictionnaires, est encore employé parles Provinciaux,pour dire, fouler aux pieds, mépriler.TR 1 PHTHONGUE. f. f. Terme de Grammaire. Syllabecomposée de trois voyelles ; comme u a e. Triphthon-gus. Quintii. L. I. Chap. 6. soutient qu’il n’y a jamaiseu de syllabes de trois voyelles , fans que Tune fechange en consonne. Scioppius a prétendu le contraire.Quoi qu’il en soit du Grec & du Latin, qui étoient lesleules Langues dont Quintilien avoir connoiffance, ilest certain qu’il y a aujourd’hui bien des Langues vi-vantes en Europe , dans lesquelles les Triphthonguessont en usage.

Les Italiens ne s’embarraflènt point de Y Hiatus. LeP. Morgues , qui depuis a changé son nom en celuide Mourgues, dit que la troisième syllabe d’un versdu Taise qu’il rapporte, fait entendre à soreille unemanière de sifflement ou de triphthongue, composéedes sons de Y a , de Ye, & de Yi , ce qui rend la mesurerout à-fait languiílànte. Tr. de la Poëfie Françoise p.izi. Lancelot, p. 723. de la troisième édition de faMéthode Latine, a agité la question, s’il y a des triph-thongues. Il est pour k négative dans cet exemple:eau , beau, ieu, Dieu , ne sont pas des triphthongues,comme quelques-uns ont voulu dire , parce que eu& au ne valent dans le son qu’une simple voyelle,non pas deux. Grammaire générale & raisonnée, p art.z. chap. p.pag. ig. , ,

TRIPIER. 1 . m. Celui qui achete toutes les entrailles desbêtes que les Bouchers tuent, Sc qui les fait cuire pourles vendre à des femmes qu on appelle Tripières .Vòyei les Règlemens qui concernent les Tripiers parrapport à la santé, rapportés par M, de la Marre dansson Traité de Police, T.L p. 538. Les échaudoirsdesTripières doivent erre éloignés du milieu des villes.Id. p. 554. Les Tripières ne doivent faire aucun lave-ment en temps de contagion. Id. p. 6x'6. Vcye\ en-core fur les Tripiers & les Tripières, le Traité de Po-lice, T. II. L. V. Titre XX. C. n. p. 1300 & 1301.Tripier, adj. &f. Terme de Fauconnerie. C’est un desnoms qu’on donne aux oiíeaux de proie qu’orinepeutaffairer , ni dreffèr, & qui donnent fur les poules &les poulets. Le Milan & le corbeau sont des oiseauxtripiers , ou absolument des Tripiers qui font de mau-vaise affaire.

TRIPIÈRE, s. f. Femme qui vend des tripes. Un baiîm,un bacquet de tripière.

On appelle populairement & par dénigrement ,groflè tripière, une femme qui a un gros sein & utigros ventre , grostè & courre. .

On appelle proverbialement, Couteau de tripkrel