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Tome huitieme. [THA - Z.]
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profit, c est-à-dire, dans des choses où Terreur peutêtre a ion avantage. Falli in juam propriam utìlita-tem , commodam. On dit : Bien aisé est à tromper quià nul mal ne pense. uipol. pour Herodote , ch. art.2.8. t. y. p. 360. On dir aussi, qu’un homme trompe lacalebaílè ; pour dire , qu il prend quelque choie fur cequi est commun, à 1 infu de son atïòcìe. On dit qu’unMarchand tromperait f° n propre pere.

Trompé, ée. parc. & adj. Les plus trompés se rient deceux qu’ils croient trompés. Nicod.

TROMPER > s â dit , pour trompeter, sonner de latrompette. 1 aba canere. Sur quoi a été inventé le plai-sant rebus 0 une mort qui sonne de la trompette, avecces mots, la mort qui tromve. Borel

TROMPERIE, f. f. Voie déguisée pour tromper quel-qu un, pour le faire donner dans le faux. Fraus , fal-Comme nos esprits, dit Pafquier, ne sont quetrop fertiles , Sc trop abondans en tromperies , il n’y apoint de parole que nous ayons tant diversifié quece le-ci ; parce que guille , losange , barat, malengin ,a°i , fraude 3 tricherie , furprijè , déception , circon-vention , signifient la même chose que tromperie. Ilauroit pu ralíembler un plus grand nombre de ces pré-tendus synonymes, qui ne se ressemblent que par Tidéegenerale que chacun diversifie à fa manière par uneidee accestòire qui lui constitue un caractère particu-lier. Voyei tous ces mots. Soyez fur vos gardes, vousaurez de la peine à vous garantir des tromperies decet homme-là. Nous reconnoiíïòns trop tard les trom-peries & les illusions du monde. C est une tromperie

T ™% ne > manifeste.

IROMPERRE. f. m. Vieux mot. Trompeur. Borei.-Deceptor.

seOhiPHTER. v. a. Jouer de la trompette. Buccinare.

Ce

mot est employé

sterne s/dir guère quedes personnes assignées à comparaître au ban de, ^ ^jours, à trois briefs jours. On lui fait 0 p

été trompeté par les carrefours. familier feu-

On d,t figotímcnt. mais dam lelement, trompeter une nouvelle , une ch '1

ladivulguer.VmcnhepenrenpaçIn^cto^

qui devoit demeurer secrete. On tmmveter

mandé le secret sur cette affaite, d a ete k -C-"-?--"

par-tout. p ert d c ce verbe pour exprì-

S' * l'Áigk • >^ lr L e f

^rrcnfia^e^dont.ecti

imite le clangor tubarum.

Trompeté , à part. , . xu-, d’uw

TROMPEÏEUR. f. m. Teinte ÍAnatomte. Nom d ^

rnulcie, appelé autrement Buccìnateur. V J ^ i t . es

Il prend son origine des racines des “ s lacir-de 1 une & de Tautre mâchoire, -& va s inférer àconférence des lèvres. Dionis. . T ,sl-niment

TROMPETTE, f. m . Terme de Lutherie, lâume ^de Musique, qui est se plus noble des > n a j er j e ,vent portatifs, qui sert à la guerre dans la ca ^pour l’avertit du service. Tuba, buccìna. Ond ordinaire de laiton, & on en peut faire de ter ’tain, de bois, ou d’argent. Moise en fit fa j r J; st p 0r ,d’argent qui servoient aux Prêtres, comme u c v -

té dans le X e Chap. des Nombres; & Sa données,faire 20 mille , telles que Moise les avoir o vo j rcomme témoigne Joséphe Liv. VIII, ce q 1 ' m „ et f eque c est le plus ancien des instrumens. La i ar o-eest composée d’un bocal par où on Tembouche, ^de dix lignes , quoique le fond ne soit st u 1 vent ,hgnes. Les deux premiers canaux qui porcei ^

s appelsent branches. Les deux endroits par 01 ellerecourbe & replie, Rappellent potences ; & le c * ,qui est depuis la seconde courbure jusqu à son ^ ,mite, s appelse \c pavillon. Les endroits ou les branchesse peuvent briser & separet ou souder, Rappellent lesnœuds j qui íont au nombre de cinq > & q u ^ cou ~vrent les jointures. On appelle banderolle } le petit«tendart armorie qui est attaché à ses branches ; &

handereau , le cordon qui sert à la pendre au cou decelui qui en sonne. Quand on en ménage bien le son,il est de grande étendue, & il paste les quarte octaves,qui font Tétendue des claviers des épinettes & desorgues, & ii petit aller jusqu à 32 intervalles. Le jeude la trompette dépend de Tadreílè de celui qui Tem-bouche , qui est obligé de mettre les bouts des lèvresdans le bocal. A la guerre il y a huit principales ma-nières de sonner de la trompette. La premiere Rap-pelle le cavalquet , dont on se sert quand farinée ap-proche des villes, ou quand elle passe par dedans du-rant la marche. La seconde Rappelle le boutejèlle,dont on use quand on veut déloger ou marcher, &puis on fait suivre ía levée du boutejèlle. La troisièmeest quand on sonne à cheval. & puis à l’étendart. Laquatrième est la charge. La cinquième est le guet. Lasixième Rappelle double cavalquet. La septième la cha-made ; Sc la huitième est la retraite. On fait auíïï desfanfares avec la trompette dans les rejomstances. U y ades gens qui embouchent la trompette ou qui en tirentle son si délicatement, qu’on Temploie non-seuiementdans les Musiques d’Eglife Sc autres grands lieux, maisaussi dans celies de la chambre. Nous en avons vu &entendu à Paris-, Voilà pourquoi on trouve souventdans les Musiques, sur tout d’Italie & d’Alîemagne,des parties intitulées Tromba prima -, ou /, Trompetteprefhiere. Tromba II , fecunda , III, terqa. Trom-pette seconde , troisième, &c. parce qu elles four desti-nées pour être sonnées ou jouées avec des trompettes.Dans Torgue on appelle en général trompettes & clai-rons. Il y avoir à Corinthe, un temple sous le titrede Minerve Trompette 3 qui avoir été bâti par Hégési-laiis, fils de Tyrrhene, pour honorer la mémoire deson pere qui étoit Tinventeur de la trompette.

Ménage dérive ce mot du Grec rpojj. 9 >@-, turbo, quisignifie une conque dont on usoit autrefois au lieu detrompette. Du Cange le dérive de trumpa , mot de labaise Latinité, ou de Tltalien tromba ou trombetta ,qu’on a dit dans le même sens. U vient plutôt de trom-pill , qui en langage Celtique & Bas-Breton signifietrompette.

On dit figurément qu’un Ange viendra avec latrompette annoncer le jour du Jugement, & réveillerles morts pour y comparaître. Veniet cum tubâ. S.Paul dans ses Epîtres, & Saint Jean dans son Apoca-lypse , parlent de cette trompette , au son de laquelletous les hommes se rendront devant le tribunal de Jé-sus-Christ pour y être jugés.

Les Payens ont mis une trompette à la bouche de laRenommée, dont ils sont une Divinité fabuleuse.

On dit figurément & poétiquement la trompette dela Renommée.

Entonner la trompette , en matière de style, prendreun ton haut, élevé, lubiime, enfler son style.

Quelquefois un rimeur , dans fa verve indiscrete

Au milieu d’une églogue entonne la trompette.

Bon.

En style d’écriture, faire sonner la trompette , infla-re buccinam , faire une choie avec éclat, pour en tirervanité. Lorsque vpus donnerez saumoné , ne faitespoint sonner h trompette, comme les hypocrites. Port-R. Cum faciès eleerriojynani , noli tubâ canere.

On dit figurément & familièrement d’u n hommeaccoutumé à publier tout ce qu’il fait, que c’est unevraie trompette. C’est la trompette du quartier.

Il y a aussi dans Torgue un jeu de trompettes , quia huit pieds de long, & qui s’élargit par en haut,comme le pavillon des trompettes militaires. Tuba or-ganica. Ii a environ un demi-pied de diamètre par enhaut, & un pouce & demi par en bas. U y a aussi unetrompette de pédales, qui est de huit pieds. Ce jeu estaccordé à Toctave de la montre.

On appelle en général trompettes Sc clairons, lestuyaux qui s’élargilïent par en haut. Tuba , lituus.Dans une des XV Dissertations que Jean d’O u t rein afaites en Latin fur la trompette Evangélique, DeUan-gore Evangelii j TAuteur à Toccasion de ces paroles,