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'quelle soutient. On dit, on a étêté cet arbre, il ne luireste que le tronc. Cet arbre est étronçonné.
Quelques Botanistes , comme Linnatus, emploientgénéralement le mot truncus , pour deírgner la tiged’un arbre & celle d une plante. Mais on ne le diroitpas de même en François. On dit tige ou tronc , decette partie des arbres dont nous parlons. La tige oule tronc d’un oranger, d un poirier. Mais on ne dit quetige en parlant de la partie des autres plantes qui pousseles feuilles 8c les fleurs. Tige de lis, de pavot, &c.& non pas tronc.
Il me parott encore que le mot de tige se dit d’unar >e ur pied considéré avec sés branches. On ditqu un arbte a une belle tige-, laisser monter un arbreur a tige j & c. au lieu que le mot de tronc pároîtconvenir quand 1 arbre est arraché ou étêté. Voilà une f u tfonc d arbre. Quand un arbre est étêté , il ne
re te plus que le tronc. Un arbre étêté repousse dutronc.
Tronc se dit en Anatomie encore du buste du corps hu-main dont on a séparé la tête , les bras & les cuisses.Humani corporis scapus , truncus. C’est la seconde par-
4 tie du squelette qui comprend sépine , le thorax & lebaflrn. Voye\ la Division du corps humain.
Tronc se dit encore en Anatomie du corps principald’une artère ou d’une veine , par opposition auxbranches & ramifications, particulièrement en parlantdes parties de l’aorte & de la veine cave. Voyei ces mots.
Tronc, en termes d’Architecture, se dit du fut ou duvif de la colonne, & aussi de la partie du piédestalqui est entre la base & la corniche, qu’on appelle aussile dé. Quadra , truncus.
Ironc, est aussi un costre de bois ou de fer, fermant àelef, posé dans une église, avec une petite ouvertureau milieu, pour recevoir les aumônes que les gensue bien donnent à l’Eglise, ou aux pauvres. Stipi co-genda arcula. Tronc pour sot uvre, pour la fabrique,pour l’Hópital général. Il y avoir autrefois des troncspour le beurre. Les troncs dans les Eglises furent éta-blis en France fan 1200 par Innocent III, afin que lesideles y postent mettre leurs aumônes. Voye ç lesGesta Innocenta IIIn. 84.
■IRonc, se dit encore en Vénerie, de la perche ou mer-tain de cerf: c’est la ramure où sont attachés les An-douillers.
Tronc , fe dit aussi au figuré en Généalogie , de lasouche dont on est descendu. C’est la ligne direéted’où partent les lignes ou branches collatérales. Gen-tìs j yel Tamiliœ fiirps. Cette maison noble est le troncd °ù font sorties plusieurs branches qui fe font établiesdivers lieux. Ces deux familles font deux branches4 Ul sortent du même tronc.
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C ’ejl ,
d'un tronc fort illustre , une branche pourrie.
Boil.
On dit proverbia
ement, cm’il se faut tenir au tronc
: ^ .1 1 . _ .nr* '
pour dire, au parti le plus asluré.
au gros de l’arbïe,
A fortiori parte fiasse
TRONCE, ou TRONO-m r c n c
de bois de rh^n LHE - C f - Crosse & courte piece
oeuvre Croffh ? lte qui ,/est Pas encore mise en
‘'«"depó* H r rte p,èce d " b “ l! - coi r e un
Pante nnL r , 011 P eut tirer une courbe ram-
ainsi ]a or ?/' c / i . ca ^ ler ' Daviler. Tignum. On nommePeuple C ° llcEe de bois que les. villageois & leVerdie f e 311 feu la veille de Noël, pour Conse r-de les ècì t0 ft' te ^ lniir - & pour le trouver en étati'Oftee j lau ”er quand ils reviennent au logis aprèsç e ae minuit.
TRONcFj£ t - r VÌent Latm truncus - Voyei Tronçonbsilot, ‘ E m. Terme de Tonnelier. Sorte de gros
st 01 sert à dolp° r f Inairement élevé fur trois pieds, &ur ] et ronc / let r à à hacher. Lignea Judes. Travaillerait aussi trouch P f r° Jer une douve fur le tronchet. OnTRONClR x R A ? Vant Dict. de Com m.
loit autrefok ... A 1 JQR. v. a. Vieux verbe qui se di-i0 mpre • _ ... r .
íoit autrefois po-íèBorel.
Torne VIII,
d òu vient un cœur transi.T. Partie.
TRONÇON, f. in. Partie détachée d’un tout. Fragrfien ,frustum. On le dit particulièrement d’un morceaucoupé ou rompu d’une pièce qui a quelque ionguëunUn tronçon d’épée, de lance, de pique. Leurs lancesvolèrent en éclats ; il fut blessé d’un tronçon. (Test lapropre & originaire signification de ce mot. Asthla-.
Tronçon se dit en termes de Cuisine des morceaux cou-pés de certains postions qui ont plus de longueur quéde largeur. On coupe une alose , une anguille, unbrochet, &c. par tronçons.
Tronçon, tranche, morceau. Morceau est en généralune partie séparée d’un corps continu. Tronçon estune partie qui a quelque longueur. Tranche , un mor-ceau coupé un peu mince.
En termes de Forêts tronçon désigne une pièce debois qui failoit partie du tronc d’un arbre. On débitéles tiges d orme par nonces ou tronçons pour en fairedes moyeux de roues. Duhamel.
Tronçon , en termes d’Archiceéture, est un morceau démarbre ou de pierre dure, dont deux, trois, ou qua-tre posés de ht enjoint ; forment le fût d’une colonne.Daviler.
On appelle cplonnne par tronçons , une colonne faitede trois ou quatre morceaux de pierre, ou dé marbre,disterens des tambours , parce qistils font plus hautsque la largeur du diamètre de la colonne. Columnaex variis materiis confecía. On en fait aussi de tron-çons de bronze, chacun d’un jet, dont les joints fontrecouverts par des cintres de feuilles.
Tronçon, en Hydraulique. Tuyau de grès, d’environdeux pieds de long, que l’on encastre avec un autréde même longueur, & que l’on joint par des nœudsde filasse & de mastic. Encyc. Je crois qu’on dit mieuxtuyau que tronçon.
Tronçon. Terme de Maréchallerie, se dit de la queued’un cheval, quand on veut désigner quelques nœuds.On enveloppe le tronçon de la queue des chevauxavec un morceau de cuir qu’on appelle troussé-queue.Voye 1 ce mot.
On dit proverbialement, Faire un tronçon de cherelie, pour dire, Faire un bon repas. Les mots de tron-çon 8c de tronçonner ont été faits du Latin truncio 8ctruncionare. Mén.
TRONÇONNER, v. a. Couper par tronçons. In frustaJècare , dissecare'. Tronçonner une alose, tronçonnesune anguille. Un brochet le mordit & lui tronçonnale doigt. Comme il se baignoir dans la mer, un grospoistòn lui tronçonnais, jambe. Ce criminel le tronçon-na la langue de peur de parler. O11 le dit particuliè-rement des postions. Couper par morceaux ne dit pasprécisément ia même choie que tronçonner ou couperpar tronçons.
Tronçonné, ée. part,
«OTRONÇONNÉ. Terme de Blason sedit d’une croixou autre chose , coupée par morceaux , de mamerepourtant que toutes les pièces ne soient séparées lesunes des autres que par un petit intervalle, & con-servent la forme d’une croix.
TRONE. Voyei Thróne.
Trône. s. m. En Latin Phyllirea. C’est un arbrisseau dela grandeur du troène. Ses feuilles font semblables àcelles de 1 olivier, plus noires pourtant & larges. Sonfruit approche de celui du Itzntisque; il est'noir, dou-catre & range en grappe de raisin. Ses fleurs fontblanches. Cet arbrisseau naît aux lieux raboteux &rudes, & on en fait des espaliers dans les jardins. Ilfleurit enflai & Juin. Son fruit est mûr en Septembre,Ses feuilles font astringentes, comme celles de l’oli-Vier sauvage : étant mâchées elles fervent aux ulcèresde la bouche. Si on se lave avec la décoétion de sesfeuilles, ou qu’on en prenne en breuvage , elle pro-voque surine, & les mois des femmes.
TRONGNON. Voye\ Trognon.
TRONIÈRE. f. f. Terme d’Artillerie. C’est uhe ouver-ture qu’on fait dans les batteries & attaques cse piacespour tirer le canon, Tormentorum bellicorum feneptra.Les trónières doivent être larges de trois, pieds pardedans, & distantes lune de l’aurre de vingt pieds.On les ouvre dans la terre naturelle, quand on tait des
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