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batteries de pièces enterrées. Les trônières & épaulesdoivent êtres faites & élevées, avant que l’ennemis'en apperçoive. Il faut que la premiere planche del’esplanade joignant la barbe de la trônière , soit deneuf pieds.
TRONQUER, v. a. Couper, retrancher une partie d’untout, ensorte qu il ne soit plus entier. Truncare. C'estproprement faire qu'une choie n ait plus la totalité desportions qui la constituent dans son intégrité. On le ditparticulièrement des statues, & il n’a guère d’autreusage au propre. Les Goths ont tronqué la plupart desstatues de Rome. U a la même signification que muti-ler y avec cette diflérence que tronquer se dit particu-lièrement des statues, & mutiler des statues & du corpshumain. Vaugelas a pourtant dit, nous sommes tron-qués de la plupart de nos membres : mais on croit quemutilés conviendroit mieux. Mutiler quelqu'un d unbras, d'un pied.
En matière de Littérature, on dit figurément, &presque toujours en mauvaise parc, tronquer un livre,unpaslàge, pour dire , en supprimer une partie.
On dic auíïï figurément, tronquer les droits de quel-qu'un. Les Religieux pourront tronquer les droits del'Abbé. Pat.
Tronqué, ée. part.
Tronqué, en Botanique, truncatus , fe dit des partiesqui fe terminent comme si l’on avoir retranché leurextrémité. Ce terme convient à plusieurs parties desplantes, feuilles , fruits , pistils. Une feuille tronquée.
Tronqué , terme de Géométrie. On appelle Pyramidetronquée , celle dont on a retranché la partie supérieurepar un plan , soit parallèle à la base, soit incliné d unemanière quelconque. On dit de même un cône tron-qué.
Tronqué, en termes de Blason, fe dit d’un arbre cou-pé par les deux bouts.
Tronquer vient du Latin truncare , ôter une partied'un tout.
TRONSOND ou TROMSOND. Contrée de la Norvègedans fa partie septentrionale , au Gouvernement deWardus.
TRONTHEIM. Foyq; Drontheim.
TRONTINO. Nom propre d’une petite rivière duRoyaume de Naples. Trontinus fluvius , anciennementBatinus , Juvantius. Elle coule dans l'Abcustè Ulté-rieure , baigne Téramo, & fe décharge dans le golfede Venise. Maty.
TRONTO. Nom d’une rivière d’italie. Truentus. Elleprend sa source dans l’Abruííe Ultérieure, entre dansla Marche d’Ancône , y baigne Aícoli, & fe déchargedans le golfe de Venise. Maty.
TROP. adv. Qui marque l’excès & la surabondance.Nimis , nimium , plus esquo, plufquam fatis , plus ]u-Jlo. Ils sont trop de gens. Vous allez trop vîte en be-sogne. Cet homme a trop bu d un coup. Lqs avaresn'ont jamais trop ; ils disent qu’on n'en peut trop avoir.Avari numquam dicunt Jatìs. Quand on se plaint dequelque excès , on dit, Trop est trop. Quand on lefâche, on dit, C'est trop endurer , ou absolument,C'en est trop .
Ah ! parbleu , c’en est trop, ne fuive\ point mes pas.
Mot.
Quand on dit trop avare , trop■ extravagant, c’estpour exprimer l'excès d’une méchante qualité. S. Évr.Le meilleur style perd la vigueur en le limant trop.LaM. le V. Tout ce qu’on dit de trop , est ennuyeux& rebutant. Bo il Cette belle maxime, rien de trop ,est un abrège de Morale. M. Scud. Elle répond au NeûiLid nimis des Latins^ & ALI iviHcftsp cíya,v des Grecs
U n y a rien de plus mile d,„, v f c ^^de ce précepte, Rien de trop. r
- - - — ------- Jd arbitror
Adprimè in vita ejse utile , ut Ne quid nimis.
Ter. Andr. Acl. r. S ce. i. v.33. ù 34.
TRO
Madame Dacier remarque que ce proverbe est siancien, que les Grecs- ne connoissant pas son origine,Pont attribué à Apollon, fur le Temple duquelil étoitécrit à Delphes.
-- - Rien de trop est un point
Dont on parle sans cesse , & qu’on n’observe point.
La Font. Part. 4. Liv. 7. Fab. r r.
Trop , avec la négative pas , veut dire , Guère. Je nevoudrois pas trop m’y fier. Perpaulum confiderem.Cela 11'est pas trop bon. Et avec la particule peu , ilsignifie, pas alsez. Il y a trop peu à manger pour tantde gens. Quid hotc inter tantos ?
Trop , est aulÏÏ f. m. Oter le trop. Nimium tollere. Jeme plains du trop. On fait maintenant payer aux pay-sans , le trop bu. Il y a des gens que ie trop d’eípritgâte. Mol. Le trop est vicieux par-tout. Bouh.
Le trop cte promptitude d l’erreur nous expose. In„;
Le trop d’ejprit ne Vincommode pas. La Font.
On dit proverbialement, A chacun le sien n'est pastrop. Trop grater cuit, trop parler nuit. On dit auísi,il y a deux sortes de trop ; pour dire, qu'ìl y en atrop peu.
TROP,s'est dit autrefois pour beaucoup, bien, très, fort.Valdè j nimis. Il se trouve en Latin dans ie mêmesens. Le Roman de la Rose panant d’une épée ou dagueappelée miséricorde , dit :
Perceroit pierres , diamans ,
Partant qu’il f u de lire peinte *,
Car elle a trop aiguë pcìme.
C’est-à-dire , très-aiguë , selon Borel.
------- SaintGeorge t
Quest-il venu à bonne forge 1Lui qui est ft très mécréant ,
11 est en lui trop mieux séantQu’un Crucifix en un monsuer,
C’est-à-dire, bien mieux séant.
Car une Joif trop grand le prit. Perceval.
Borel croit qu'en ce dernier exemple , il est prispour ji.
TROPAIRE. f. m. Terme Ecclésiastique ou de Rubriquedans l'Église Grecque. Troparium. Le tropaire étoitun verset qui se chantoit après les Heures, & qui pourl’ordinaire étoit à 1 honneur du Saint dont on faiíoit lafête ce jour-là. L Hirme se chantoit avant le tropaire.Vòyei Hirme. On chantoit en certains jours des Ca-nons , c'est à-dire, des Hymnes composés de 30 tro-paires , & quelquefois plus. Il y en avoir même un,qu’on nonunoit Je Grand Canon , qui avoir 1 <50 tro-paires. Le tropaire devoir se chanter fur le ton desHìrmes. C’est de-là que venoit à ces versets le nomde tropaire , comme le dit Zonaras ad Can. Anaft.Damasceni car il est formé de /o-to, converto , utquœ ( trop aria ) ad hirmos convertuntur , & modulatio-nem ad eos faciunt , parce que les tropaires iè tournentaux Hirmes , c’est-à-dire , se chantent iur ie ton desHirmes. C’étoient Antinius & Timocies qui avoientfait la plupart des tropaires. Justinien en avoir auísicomposé quelques-uns. Pbyq se Glossaire de Meur-sius, & le Trésor Ecclesiastjq ue Suicer.
TROPE. f. m. Terme de Rhétorique, qui signifie autre*ment figure. C est une éiocution par laquelle la signifi-cation propre & natureise d’un mot est changée eoune autre. Tropus , feu orationis immutatio in aliumsensum , translatio , commutatio. Par exemple, on ap-pelle un grand Capitaine un Foudre de guerre. On ditcent voiles pour cent vailìeaux ; cent chevaux pour