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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TRO

cent cavaliers. Cette manière de s'expliquer est sigureei& ces mots qu’on transporte de la choie qu ils ligni-fient proprement, à une autre qu ils ne íignihent qu in-directement , font appelés tropes j ceít-a-dire, termesdont on change & on renverse 1 uíage. Les tropes nelignifient les choses auxquelles on les applique , qu àcause de la liaison 8c du rapport que ces choses ontavec celles dont ils font le propre nom. Ces tropes fontla métonymie , la métaphore , l’ allégorie , Y hyperbole,&c. C'est particulièrement dans les tropes que con-sistent les richesies & la variété du langage. Mais on nedoit les employer que pour exprimer ce qu J on n au-roit pu reprefenter qu'im parfaitement avec les termesordinaires. Art. de P. Les tropes doivent être clairs ;ils font vicieux, s'ils font obscurs, ou tirés de trop loin.L idee du trope doit être tellement liée avec celle dunom propre, qu’elles fe suivent , & qu'en excitant1 une des deux, f autre soir renouvellée. Id. Il ne faut

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Les trophées n’étoient originairement autre choseque des troncs d'arbres que le Vainqueur plantoir furle lieu le plus éminent de la Province conquise, &qu'on chargeoit des dépouilles de f ennemi pour per-pétuer la mémoire de la défaite. Vaill.

Virgile , après avoir tué Mézence éleve un trophéefur un tronc de chêne dont il avoir coupé les branches.

Ingentem quercum , decisis undique ramis ,

Constituit tumulo j fulgent iaque induit arma >

Mezenti ducis exuvias ; tibi , magne , tropaeum ,bellipotens. àeid. lib. XI. v. 5.

En Architecture , Peinture, Gravure, la plupart desotnemens font des représentations de trophées > «Ren-seignes , de piques, de corselets, de canons, ot autresarmes mêlées agréablement ensemble.

Pas'niT a |* 1C r UAj j autre loir renouveuee. id. xi ne raut —-.-t,-

1 " Lle ^ tu âge des tropes soit trop fréquent, ni que Trophée de Marine. Il est composé de poupes , de, es tro P es Noient trop hardis, ou s'ils font un peu har- proues de vaiííeaux, d’éperons , daneres , de rames,i faut les temperer par quelque expression qui de pavillons, &c.a e comprendre qu on a été comme contraint de s'en Trophée de Musique, composé de livres & d’instrumensiervir. Id. de Musique.

Ce mot vient du Grec , mutatio , qui signifie Trophée rustique, composé des instrumens propres au^mutation , changement. Quand il est trop hardi , on labourage & à un ménagé rustique.

1 appelle hyperbole. Quand il est continué, on le nomme - Un ? eut íaire ùes trophées de tous les êtres phy

y-légorìe. Quand il est trop obscur , on le nommeénigme. Et quand il est choquant, ou tiré de loin, on* appelle catachrèfe, c'est-à-dire, abufion , abus.

^^OhEA, TROPIA. Nom propre d’une petite ville

siques & moraux.

Ce mot vient du Grec tçÍtccw, fait du verbe xgí-rrqjcu , je mets en fuite. Les Latins en firent leur motTrophœum , les François celui de Trophée , les Italiens& les Espagnols celui de Trofeo.

Episcopale du Royaume de Naples. Tropìa, TropccUj Trophée , fe dit figurément & poétiquement pour vic-TostrophœUj Trophoca , Tropas. Elle est dans la Cala- toire. Ce Conquérant vient mettre à vos pieds tous

bre Ultérieure, fur le lac de Sre. Euphémie, au nord les trophées d’Allemagne. Von. Il fe dit auffi des

de la ville de Re'ggio, dont elle est fuftragante & éloi- éloges que l’on donne à l'occasion de ces victoires, ou

gnee de quinze lieues. Tropia a été à demi-ruinée par des descriptions que l'on en fait. Les Poctes, les Hif-

un péniblement de terre l'an 1538. Maty. toriens érigent des trophées à la gloire des Conquérans.

TROPÉE. adj. f. Tropœa. Surnom donné à Junoii, par- Faire Trophée de quelque chose, fe «lit, mais toujoursce qu elle étoit censée présider aux triomphes, & que en mauvaise part, pour, Faire vanité, faire gloire, fe

dans ces fortes de cérémonies, on lui oftroit toujours vanter. Se jaclitare. Bien loin d’avoir honte dune si

des sacrifices. Ce mot vient de tropœum ou trophœum. lâche action, il en fait trophée , L Acad. Cette beaute

Tar la même raison on donnoit le surnom de Tropœus fait trophée des cœurs qu’elle a mis en cendre. Les Al-

à Jupiter. lemands font trophée de boire à outrance, & de leurs

TROPES, ou TROPEZ. Nom d'homme. Torpes. Les à qu'ils ont mis fur le carreau.

Actes de S. Torpets, que nous nommons Tropês en TROPHONIUS, f. m. Un des Héros de la Grèce, quiFrance, disent que ce Saint étoit de la Maison de i’Em- eut un Oracle très-fameux dans la Béotie. Cet Oracle

pereur Néron, & í’un de ceux qui saluèrent les Philip- fubsista’assez longtemps après que tous ceux de la Grèce

Pìens dans la lettre que Saint Paul leur écrivit. Mais eurent ceslë. Il le rendoir avec plus de cérémonies que

ces Actes font faux & apocryphes, comme le P. Pape- ceux d’aucun dieu. Pausanias, qui avoir été lui-même

Ctoch l’a montré dans les Adl. Sancl. Mau , Tom.IV. consulter l'Oracle de Trophonius , nous a laisté une

5. Cela n’empêche pas que le culte de ce Saint Mat- description fort ample de toutes les cérémonies qu il

*? r r ne soit très-ancien & très-certain. Quelques-uns falloit observer pour le consulter ,& M. de Fontenelle,

ailenr nn —> dans son Histoire des Oracles, fait des réflexions tres-

fenfées fur ce sujet. T ,

‘ —— Indes

eilt aussi Tropet.Ce

Saint q 00111 du Latin Torpes par tranlpofition

c mv.^ovàs. Nom d

o. J. orpetiî r p^. 1 _ â?-

France, fur 1 0r P e ^ 0 V°lis. Elle est dans la Provence, enDort k de Grimaut, où elle a un bon

TR nunì T lieues de Toulon, vers le levant. Maty.IROPHEE. f. m. Armes des ennemis vaincus qu on

TriZ: TROPÏLLoVf: nu C'est ainsi qu'on appelle aux Indesville fortifiée. Fanum une efpèce de corbeau du Mexique , presque auffi

gros qu'un aigle. GalUvafa. Il contient beaucoup desel & d'huile volatile ; & on dit que fa chair est salu-bre à manger dans la petite vérole. Lemery , desdrogues.

amoncelle fur un chamn~de Trovheum, ou 1 TROPIQUE, f. m. Qui fe dit de deux petits cercles .éloi-

nn f,} t . , a u<»umc. 1 T , I , \ 1,/ _.. J • m

1 ropœum . C etoit chez ]es Anciens, un amas a armes' - -& de dépouilles des Ennemis, élevé par le Vainqueurdans le champ de bataille, dont on a fait ensuite la re-présentation en pierre & en marbre, comme les Tro-phées de Marius & de Sylla au Capitole. Ces Trophéesantiques font d’armes Grecques & Romaines, & ceuxd aujourd’hui d’armes de diverses Nations de notretemps, comme il s’en voyoitd'ifolésàl'arc de triompheu ^auxbourg Saint Antoine, & fur la balustrade duà L tCa l' de Versailles. Il s'en fait de bas relief, commeLouvR n G Tra î ane ’ & à l’Attique de la Cour dudes Etn" £n vo * t auffi très-souvent fur les médaillesfamas ^reurs , frappées pour des victoires ; outredeux captif! 1 ^ & de dépouilles, il y a souvent un ouUx c °tes du Trophée.

Dormir fa un trophée ^ ^ chamant repos

M. Scud.

gués de l’équateur d’environ 23 d. 30 minutes. Tropi -ci , solstitiorum circuli. Celui qui le trouve dans lapartie boréale de la sphère, pafle par la constellationdu Cancer, & s*appelle le tropique du Cancer : l’autresitue dans la partie méridionale paflé par la constella-tion du Capricorne, & porre le nom de tropique duCapricorne. »

Les deux points des solstices font marqués fur lesdeux tropiques , l'un au premier degré du Cancer , 8cl’autre au premier degré du Capricorne. Lorsque lesoleil est arrivé à quelqu'un de ces deux points, ilpa-roît s'arrêter pour revenir vers l’équateur, parce quecomme il ne quitte jamais fécliprique, dont l'obliqui-té à l’égard de f équateur est de 23 d. 30 minutes, ilne peut ni plus ni moins décliner. C'est pourquoi lesAstronomes appellent cette distance de 23 d. 30 mi-nutes , la plus grande déclinaison du fòletl. ^

Ces deux cercles font donc comme les barrières

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