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Ménagé dérive ce mot de l’Eípagnal trocar, ou de1 Anglois truche.
Troquer les aiguilles. C’est les faire passer les unes aprèsles autres fur un morceau de plomb, pour faire ser-tir avec un poinçon le petit morceau d acier qui estresté dans la tête" après quelles ont été percées.
Troqué, ée. part.
TROÇUEUR , eu se. f. Qui aime à troquer. Mutator,permutator. Les gens qui ont des cabinets, font grandstroqueurs. Nos gens font grands troqueurs. La Font.
TROS. Vieux mot ; les Tours d un Château. Borel.Turres.
Tros, f- m. Signifioit encore autrefois un morceau. L’Mmoureux Transi. C est proprement un éclat de lance,d ou vient tronçon. Borel.
TROSA. Nom d une petite ville de la Sudermanie , enSuede. Trofa. Elle est fur une baye de la mer Baltique,a íept lieues de la ville de Nikoping, vers le nord.Maty.
TROSOBIUS. Voyeq_ Tasibis.
TROSQUE. Vieux adverbe. Jufques-là. Vìllehardouin.
Borel. Ujque, usque ad. Vbyeq_ Trosque.
TROSSE, ou DROSSE. Voyeq Í'risse.
TROSSE, ou RACQUEMENT, c’est la même chose queRacage. Voye7 L ce mot. Le P. Fournies dit auffiRacques. Globuli secundarii. Voye\ Raque & Racage , c’est la même chose.
TROSSO. Nom de lieu. C’est la place de FancienneTrcfliilum , petite ville de l’Étrurie. On trouve cetteplace dans le Patrimoine de S. Pierre , province del’Etat de l'Égiise, à une petite lieue de Monte Fiasco-ne, vers le nord. Maty.
TROSTBERG, ou TRONSPERG. Bourg d’Allemagnedans la Bavière , fur la rivière d’Altza.
^^OT. f. m. Allure du cheval entre le pas & le galopC itatus equi gradus. C’est un des pas naturels ducheval. II forme ce pas en élevant deux jambes en l’air& e n posant les deux autres à terre dans le mêmetemps, mais en forme de croix de S. André, c’est-à-dire qu’en marchant il leve en même temps la jambede derrière d’un côté , & la jambe de devant de l’au-í’Vcote, les deux autres demeurant posées à terrejníqu à ce qu’il y ait posé les deux premieres, & dem c nie alternativement ayant toujours deux jambes en1 air, en sautoir.
On distingue le trot en trois fortes de vîtesiès. Lamoindre est le petit trot. Celle qui est plus prompte,est proprement le trot, le bon trot. Le troisième degréE le trot alongé, le trot de chasse. Le trot réglé, est1 silure du cheval qui trotte d’un pas égal, fans aug-111 enter ni diminuer fa vîteílè.
> n dit figurément & familièrement, mener quel-st UUn S r and trot, au grand trot, lui faire faire diliTemps 5 1U1 ía * re stìste beaucoup d’ouvrage en peu de
1 alquier dérive ce mot, par onomatopée, du bruitque ont ies animaux en trottant. U vient plutôt detroat , qui, en langage Celtique ou Bas-Breton, signine pied, ou de trotal, qui signifie troter.
TROTTE, f. f. Étendue, espace de chemin. Vice fiaíium, intervallum. Ce laquais n est pas prêt à revenirst y a une bonne trotte jusqu’au lieu où vous lavezenvoyé. Il est populaire.
^^^st-OTEBEC. Petite rivière dans la baííè Normandieau Contentin. Elle a fa source dans la forêt de Brix, &tombe dans ies Miéles près de Cherbourg.
OTE-MENU. Épithète burlesque que la FontaineLforg 6 auX souris dails la derniere Fable du troisième
Jtí
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la gent trotte-menu s’en vient chercher f V
TROTER, ou TROTTER, v. n. Aller le "'0- ,^e^Cemot. Faites trotter ce cheval, pour voir S i boite,
cheval trotte pesamment, ìl trotte des épaulés,mot Vm- '
P -- e'-ianime
Paumai Tr T^ nt A du Ladn tolutare. Ménage aprèsliter au trot U se'Z"’ ont dk tolunm ire > pourdire,11 le mbie pourtant que tolutarius equus
signifie un cheval qui va l’ambîe, & noiy pas un chevalqui va le trot. Tolutìm incedere. Aller l’amble.rotter se dit familièrement de ceux qui marchentbeaucoup à pied. J’ai trotté toute la journée.
Et figurément, faire bien des pas, des démarchespour quelque astaire. J’ai un procès qui me fait bientrotter.
Faire trotter une chose , la faire paíser par plusieursmains. Soupirs trottoient, dit la Fontaine, pour mar-quer la fréquence des soupirs qui fe fuccédoient rapi-dement les uns aux autres. Tout cela est familier.'rotter se dit auffi. de quelques animaux, des oiseauxde marécage , qui vont en sautillant. Gradiendo Jub -saltare.
'ROTET, s. m. Nom que l’on donnoit autrefois à uneforte de chevaux. Gratian du Pont. Borel.
TROTET. (Saint) V. Beser. Il y a une vieille poésie quia pour titre , Les Pardons de S. Trot et , à cause duplaisir que les femmes prennent à troter, fous prétexted’alìer visiter quelque Chapelle hors de la ville, quel-que Croix plantée fur un grand chemin, quelqueImage miraculeuse, &c. Glossaire Bourg, au motTio-tai. Ce ne font pas toujours les Pardons qui font allerles femmes , c’est l’envie de trotter. Voilà pourquoion dit ici plaifagnnent, que S. Trotet , S. Caquet &
S. Babil font les plus grands Partons de ce sexe dévot.Lettres choisies de feu M. Gui Patin, in-iz. Rotter-dam , 1683. p. zyo. La Lettre, qui est la 79e de cetteédition, est datée de Paris le 17 Juin 1659. Ce passagea été altéré dans sédition de la Elaye , ou plutôt deTrévoux 1707.
TROTEUR, TROTEUX, ou TROTTEUR ayecl’A-cadémie. Cheval qui ne va que le trot, dresié à n’al-ler que le trot dans le manège. J’ai monté ce matinun bon troteur.
Bon troteur se dit ordinairement d’un cheval debrancard, qui avance beaucoup au trot.
TROTIN, ou TROTTIN. f. m. Terme populaire quise dit par mépris d’un petit laquais. Elle n’a qu’unpetit trotin.
Du Cange dit que dans la basse Latinité on appelleTrotarius, un Courier, un valet de pied.TROTINER, ou TROTTINER, v. n. Diminutif detrotter. Faire plusieurs petits voyages. Cursitare.TROTOIR, ou TROTTOIR, f. m. Chemin élevé quel’on pratique quelquefois le long des quais & desponts pour la commodité des gens qui vont à pied.Agger , aggerata semita. Marcher fur le trotoir pouréviter les embarras.
On le dit figurément & familièrement -dans cettephrase : Cette affaire est sur le trotoir, c’est-à-dire,on en parle, on en va parler, on la va mettre fur lebureau. Ea res agitatur , disceptatur. On dit aussiqu’une fille est sur le trotoir, pour dire , qu’elle est àmarier.
TROU. f. m. Ouverture plus ou moins grande prati-quée naturellement ou par art, à quelque chose quece soit. Foramen. On entend par trou une ouvertureronde ou approchant : J’ouverture longue s'appellefente. Les trous se font avec des instrumens pointus,comme poinçons, forêts, vrilles, vilebrequins. On enfait aussi avec des t arriérés, des pinces, des marteaux,des pics dans la muraille, dans la tetre , aux habits. Ilse fait des trous d usure avec le temps. Les vers fontdes trous au bois, aux étoffes. Platon difoit à Diogène,( d autres disent à Antisthene ) qu’il voyoit fa vanité àtravers les trous de son manteau. Le sommier de l’orgueest tout plein de trous , pour distribuer le vent dans lestuyaux.
Ménage dit que ce mot vient du Latin truare, quia été fait de trua, qui signifioit un instrument aveclequel on remuoit la chair du pot, d’où 011 a fait undiminutif truella, c’est ce que nous appelons truelle :ou qu’il vient du Grec t qui signifie perforo, per-cer -, ce que dit auffi Nicod. Borel le dérive de tere-brare.
Trou, se dit auffi des creux que font plusieurs animauxpour se loger, comme les lapins , les renards, sestaupes. Cavus , cavum. Les oiseaux font leur nid dans