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A'ux Trousses. Façon de parler du style familier, pourdire, -à la fuite, à "la poursuite. H croyoit voir à toute
" heure l’Empereur à lès troussés pour le charger. Fi.Un criminel appréhende toujours qu on ne mette desArchers, des Prévôts à les troussés. Cette mere a tou-jours ion enfant pendu au cou , à ses trousses. NosCavaliers ont été une lieue durant aux trousses de cesfuyards.
Trousse, signifie auffi un faisceau ou paquet qu’on faitde quelque choie qu on replie, qu’on lie ensemble.Fascis. Une .trousse de fourrage, est ce qu'en peut ap-porter un Cavalier fur son cheval. Ce envier est detant de trousses ; pour dire, contient de quoi chargerun i KUt â autant de paquets de linge. Unetroupe de linge. Il porte une grotte troussé fur la croupede Ion cheval.
Ménagé dit qu’en Allemagne on appelle tross , lebagage d une armée : & tro/s b ub , un goujat , un gar-çon. de bagage : d’où vient qu'on a dit auffi, trousserbagage - , pour dire, Ramasser ion bagage, & lui faireoccuper un plus petit espace. Cette signification a étédepuis étendue à plusieurs autres choses.
Trousse, íe dit aufïi de la croupe du cheval fur laquelleon porte les trousses j le bagage d’un Cavalier. Equitergum. Monter en trousse , se mettre eu trousse. Cecheval est vicieux, il ne porte point en troussé.
Que dit-ìU (sâne) quand il volt , avec la mort entrouíte,
Courir chei un malade , un assisjìn en housse f Boil.
•Trousse, se dit aussi dun carquois garni de flèches.Fharetra. Cupidon est dépeint avec son arc & sa troussé.Un Arpenteur porte aussi sa troussé & fes flèches, quifont les piquets dont il se sert pour arpenter.
^Rousse, e st auffi un étui de Barbier, ou une petiteroilette où il serre ses peignes, ses ciseaux, ses rasoirs
autres choses nécellaires à son métier. Tonsoris ap-paratus. L/équipage d un garçon Barb.er consiste seu-
^ tentent en sa trousse.
■trousse, se dit auffi chez les Ouvriers, des cordagesnrediocres qui servent à élever les moindres fardeaux.Funes mediocres.
■trousse, signifie auffi une petite imposture ou trompe-rie qu'on fait à quelqu'un pour lui donner une baie.Levis fraus , dolus. Ainsi Mairet dans fa Comédie duUuc d'Oílòne lui fait dire :
Indubitablement on nia donné la trousse.
Droi
ticeV^ Trousse. Devoir annuel d’oisons en la Jus-tutric\F lo( ' eS - près de Bourges en Berri. Par la Coutrois a o*' Hi - aussi en Berri, art. 4. ce droit est deprendre'if aU f ' un < 3 ue ^ Seigneur est en droit de
Berri nar u -ri Barnaoe. Vovet tes Coutumes de
& M. de MI. dans
-trousseau, im, o» ap pe ii e ce nom ee que íes
ensens & '”'Tír ,,U,r P“ Présent de mariage à leurs
b^vXî d ‘r se te. taP. d-
auxnrér n E e ' d't. On donne le même nomÒS m 11 les P-r-ns ou amis.
fille m .PÇ e %. au ® trousseau ce qu'on donne à unebeaiwr 1 ir ^ssligicuse. Cette mere a donné unousseau a fa fille. Son trousseau est tout prêt.anr - T le!c l ues coutumes 011 l’appelle sérpaut ; & lesPoil a,! f ontrats de mariagè paslés en Berri ciisentsur-D u o 11 de s rou sséau. De Laurière, Gloss.qu'o n a dérivé le mot de trousseau , de tross2 ,On ]a basiè Latinité,
s rUc appd !e auffi
0 àìz
fervoit à masquer la mônnoié qu and on la faBriquoítau marteau. Il étoit pointu par l’autre bout, afin derenfoncer plus facilement dans le billot préparé pourle soutenir. O11 l'appelle auffi poinçon d’effigie. Scal-prum signatorium.
Trousseau. Terme de Fondeur. Longue pièce de boisen forme conique , c'est-à-dire , plus menue par unbout q u ê par l'autre, fur laquelle on forme les moulesdes pièces de canon. Typus fusorius.
TROUSSE-GALAND. f. m. est un nom qu’on donné àune maladie dangereuse, qui emporte un malade enpeu de jours. On l'appelle autrement cholera morbus .Il n est employé que dans le style familier.
On a aussi appelé trousse-galand, un certain acci-dent de peste qui affligea fort, il y a quelque temps,la ville du Pui en Vêlai, qui eut cela de remar-quable, que les malades les plus robustes étoient plu-tôt emportés qúe les foibles, & les riches que les pau-vres , avec des délires fi furieux qu ils meuroientcomme enragés, eníorte qu'il les falloir lier.
TROSSEL. Vieux mot Trousseau.
TROUSSE -QUEUE, en termes de Manège, est un groscuir qu'on attache à la queue des chevaux lauteurs,pour les tenir en état, & empêcher qu'ils n’enjouent.Caudee equince involucrum.
On appelle auffi troussé-queue le sac de cuir ou detoile dans lequel on enferme la queue des chevauxde carotte qui ont leurs crins.
TROUSSEQUlN. f. m. Terme de Sellier. Pièce de boiscintrée qui s'éleve fur l’arçon du derrière d’une selle,& qui sert à en affermir les battes. Pofiicus ephippiiarculus.
TROUSSER, v. a. Relever, replier, mettre plus haut.Cogere , recolligere } substringere t recingere. On trousséles habits longs, les jupes, de peur des crottés, de peurqu'on ne marche delílis. On trousse ses bas, ses chausses,quand ils sent avalés. On troussé les houíles d un litpour voir le jour. Les Jardiniers disent, trousser lesbranches d’un arbre ; pour dire, ses hausser , les re-lever, quand elles fû#t trop balles. Troitsseq-moì toutesces menues branches qui péhdent trop bas. La Quints . 1
On dit auffi trousser quelqu'un , relever les habitsqu’il porte. Troussées cet enfant. Cette femme s’esttroussée de peur de le trotter.
On dit figurément & familièrement j troussèrbagage,déloger, déménager brusquement. Convasare , colli-gere vasâ j sarcinas. Comme il avoir de mauvaises af-faires , il a troussé bagage.
On dit en ce sens, qu’une maladie a troussé unhomme en vingt-quatre heures ; pour dire, qu’en cepfeu de temps elle Fa emporté, elle l’a fait partir déce monde. On dit auffi, que des goinfres ont bientôttroussé une bouteille de vin, un gigot de mouton,qu un écolier a bientôt troussé fa leçon; pour dire,'ils ont bientôt fait. Trousser une affaire, 1 expédier
«te clefs
c., - Tin trousséau de clefs, un paquet
Clavíarius\ e a es ,f ans une corde ou dans un clavier.
d’un trousJen )j ,• Te Geôlier a frappé ce prisonnier
un trousseau de fl' C ^ bien bielle. On dit auffineches
Trousseau ,
qui porte
en te rmes d
, nrrp , . - ancien Monnoyâge, est le coin
Tome deIïcroiï ’ **
qu us ont mentor tait. Trousse. précipitamment.
On dit encore figurément & populairement, trous-ser quelqu'un en malle, l’enlcver. Si les archers letrouvent, on le troussera en malle.
Trousser en termes de Cuisine. Trousser une volaille,une perdrix, &c. C est appliquer les pattes de F animalcontre la cuisse, ou les passer dans un trou qu'on y fait,
& ramener le bout des ailes fur ie dos en les retournant.
Trousser se dit aussi en termes de mer pour, courberen dedans. Intus curvare .
Troussé , ée. part.
, On dit figurément, dans le style badin & familier,dun petit homme bien fait, bien proportionné, bienpropre, bien ajusté, que c'est un petit homme bientroussl. Ad unguem f âclus homuncio. On dit de même,un cheval bien troussé , pour dire , bien fait, bien pris& bien ramallé. Une petite maison bien troussée , jo-lie , agréable. Comtus , elegans. Un compliment bientroussé , bien fait, bien tourné. ' ■
TROÙSSÍS. í. m. Pli qu'on fait à une étoffé repliée,pour la rendre plus courte. Vestium sinus. Elle a raiÉun trouffis à la jupe pour i’empêcher de tramer;
TROUSSOIRE. f. f. Vieux mot qui lignifioit Relevs-moustache; Borel,
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