Vous à telle heure à Fendroit indiqué : je lu y trouve-rai. Il fe trouva bien du monde à cette cérémonie,bien des gens y étoient. Multi aderant. Nous noussommes trouvés tête-à-tête. Il suffit de lui relìembler,pour ne lui point plaire, & elle ne s accommode plusd’elle même, quand elle fe trouve dans un autre. LeCh. d’H. Il y a des gens qui ne fe trouvent pointquand ils fe cherchent, & qui ne fe trouvent que parhasard. Mont. C est une marque ^inconstance, & delégèreté d’efprit, que de ne fe trouver bien nulle part.Bell. On marche maintenant comme l'on fe trouve ,,fans façon. Il faut prendre garde à ne fe point trouver !én mauvaise compagnie» Tout compté, tout rabatu,il s’est trouvé tant de perte, pour dire, on a reconnuquè, &c. On croyoit tìnir cette affaire, il s'est trouvéqu on y a mis de nouveaux obstacles, pour dire, il estarrivé que, &c.
Trouver, fe dit proverbialement en ces phrases. On l atrouvé à deux paroles ; pour dire, il s'est dédit, il n apas tenu ce qu’il avoir promis. PromiJJìs nonjîetit.On dit auíll, Vous me trouvere\ en votre chemin ,pour dire, Je vous nuirai en toutes les affaires que jesaurai que vous aurez. On dit aulíi, qu’on a bientrouvé à qui parler, lorfqu'on a trouvé de la rehstanceà quelque deíïèin. Il est aisé d'ajouter aux choses trou-vées. Facile est inventis addere ; pour dire , qu’il n estpas si glorieux, ni si difficile de perfectionner les inven-tions d'autrui. On dit aussi, qu'on a trouvé bien ducharbon de rabais, quand on a trouvé de la diminutionau prix des choses, de Terreur à un calcul. II croîtavoir trouvé la pie au nid, la Pierre philofophale. Ondit aussi, s'il ne le trouve bon, qu’il le couche auprès,qu il y fasse une sauce. Il s'est trouvé -là comme tabou-tin à noces, comme lard en poids. Il faut avoir dessmis par-tout 5 on ne fait où I on k trouve, Il ne s estjamais trouvé à telle fête , à telle noce ; pour dire , ila été bien battu. Qui bien fera, bien trouverai ouf cri tu re mentira.
Trouvé , à. part. pals.
On appelle un enfant trouvé , un enfant exposé donton ne connoît ni le pere ni Ia mere. Infans expositusrepertus. Les Seigneurs Hauts-Justiciers font condamnés à nourrir les enfans trouvés dans leurs Seigneurie :on les taxe à Paris pour contribuer à la nourriture desenfans trouvés. Le P. Bouhours a dit en parlant de M.Ménage qui fe vantoit d’avoir faic Prosateur , que ceniot n'est pas un de ces enfans trouvés , dont on neconnoît ni le pere ni la mere, &c.
Trouvé de montagne. Nom propre d’une espèce dePoire. La chair du trouvé de montagne est aigre. LaQuin. p. m. v. %r&. On pourroit l’appeler euretorios ,° u e ureJbrios,
f- m - Vieux mot François , qui s est dites premiers Poètes Provençaux, qui étoient inven-teurs des fables que les anciens Ménétriers alloientenanter chez l es Grands. Trouverii Poetcé nunc Pro-vinciales vocantur. On les appeloit áuffi Trouveours,ou Trouveurs , ou Troubadours, dont la Poésie con-Eoit en Sonnets, Pastorales , Chansons, Syrventes,& Tenions. Jean Nostradamus a fait un ample discoursde ces Poetes, qu’il met au nombre de 76. Voyetfzí-quier & Faucher, & ci-desths le mot Troubadour.Huon de Méry au Tournoiement de l’Antéchrist dit,
Li Trou verre qui fa bouche œuvre ,
Por bonne œuvre conter & dire.
SOEURS. Voye^ l'arr. précédent. , . ,
de ctue^' Cn termes Chasse, fe dit d’une efpece
renard
ns qui ont le nez si fin, qu’ils vont requír^heures après qu’il est pasté. Canes ja,
requérir un
acres naribus
T ^ 9 W , IS > «o ERN. Noms d’une rivière àeWltomeeuIrlande. Troy lU s, Ermus , anciennement R aVlt f s : , Ellea la iource dans le lac d’Éarne ; baigne luis Killing ,
it travB—rx , .
de Troye , originaire de Trpye. Trojanus , a. LesTroyens fe défendirent pendant dix ans contre lesGrecs. Dans cette guerre, les dieux étoient partages - ,les uns étoient pour les Troyens , les autres pour lesGrecs. Mais enfin les Troyens qui n’avoient pu succom-ber à tous les efforts dès Grecs, perirent par strata-gème & par artifice-.
Si la Grèce pour elle (Hélène) a pu prendre les armes j-Si pour la conserver nous bravons tant d’allarmes ,Elle excuse à la fois le Grec & le Troyen,
Qui peut la regarder , ne s 1 étonne de rien.
De la MottBo
Ce mot est aussi adjectif. C’ést Chalcas
Qui jufqu’aux bords Troyens , fur les champs dçNeptune ,
Des Grecs impatiens conduis t la fortune. Id.
Troyen ne fe dit qu’en parlant des habitans del’anciehneTroie. S’il est question des habitans de Troies en Cham*pagne , on dit ceux de Troies, & en termes d’Anti-quité, TricaJJes. Voye\ Troies.
JeuxTroyens. Ludi Trojanis TrojaniCircenfes, Troja.Ces jeux furent institués par Ascanius fils d’Énée, Ilspalïèrent ensuite aux Romains, & fe célébraient dansle Cirque par les jeunes garçons grands & petits. L’urtd’eux présidoit à ces jeux fous le nom de Prince de lajeunestè. C’étoit toujours un enfant des premieres fa-milles de Rome. Voye\ Suétone dans Jules Célar,C. 39. dans Auguste , Ch. 43. & dans Tibère , C. 6.D’abord on prétend qu’ils ne combattaient qu’à cheval,parce que Virgile, qui décrit ces jeux dans l’Énéïde,L. V. v. 545. & fuiv. ne parle que de chevaux & decavaliers, & nullement de biges ni de quadriges, quine furent en usage à Rome que longtemps après As-canius. Cependant Dion, L. XLIII. en p'arlant des jeuxde César, dit que les jeunes gens y combattirent enchar ; mais on prétend que ce ne font point les jeuxTroyens , mais des courses & des combats disterensde ceux-ci, & propres des jeunes gens plus avancésen âge, & des hommes. Voye1 Fortun. Licetus, Schem.Annul. Gemmar. 4?. C. 130. Ces jeux s’appeloientsimplement Troye, Troja-, &l’ondisoit, jouer la Troye,Trojam ludere.
Troyen, ou Troïen. f. m. Nom d’homme. Trojanus.S. Trojan , ou Troyen est plus connu dans l’Ëglife parles choses que Dieu a faites en fa considération après famort, que par les actions de fa vie. Baillet. Au 30 eNov. S. Troyen succéda à l’Evêque Pierre dans lTpif-copat de la ville de Saintes, vers Tan 5 11 . Id. S. Troyenmourut Tan 532, comme il est aisé de le prouver parson fuccestèur Eufébe, qui assista l’an 5 3 3 au 11 « Con-cile d’Orléans. Id.
T R U
TRU, ou TREU. f. f. Vieux mor. Truage, subside;treu, de tributum. Et envoyoit chacun à truages decent befans d’or. Bible Historiaux. Philippe Mousch,en l’histoire de Jules César,
Ki tant fu prous & conquérant ,
Ki par tout le monde tru ot >
De ceux d’Espagne avoir ne pot son treu.
Boutillier, en la somme Rurale, s’en sert ; de-làest venu truage. Martial de Paris , ès Vigiles d#Charles VII.
-«i, ie lac c „ r -
& ayant traversé le lac de Broad , elle se déchargédans la baie de Donegall. Maty.
TROYEN j enne. f. m. & y Nom de peu pl e . Habitant
Point n’y avois en tant de lieux truage.
Être fait fous treu , c’est être rendu tributaire. Labible Historiaux : Et celle qui étoit Dame déscoutrées,est faite fous trìu. R. de la Rose commenté,
lors fe taillèrent rreus, & rentes U baillerentt
F f ij