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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TRU

& en ce cas le cens est réputé mort, & il s’áppelleainsi en la Coutume d’Auvergne, C. XXXI. art. 71.Comme nous disons Mortgage, Rente morte, Mort-herbage, & Voire mort. Voyez Galland. Tr. du Franc-alleu, p. 89. & Du Cange. Trutani\are. Il y a un vieuxproverbe cité dans lTndice de Ragueau, qui dit, Quifit Normand , il fit truand: ce qui vient, à ce quedit Pasquier, de ce que les Normands ont été les pluschargés de trus , qui en vieux Gaulois, signisioit im-Pàts.

TRUAND AILLE. f. f. Nom collectif. Vieux mot quisignifie troupe de gueux,de vauriens. Mendicus , ne-quam. , nebulo , vilia capita. On trouve ce mot em-ployé dans la vieille Bible des Noëls ,

Vous ríêtes rien que truandaille j

Vous ne logerez point céans.

^\^ANDER. v. n. Demander saumoné pat libertinage& pure fainéantise. Mendicare , fìipem erogare. Il y ades gens qui font nés avec l’inclination de truander.

_ On dit maintenant trucher.

TRUANGER. Vieux verbe actif. Gourmander. Borel.

. ^ habere , indignum in modum excipere.

TRUAUX. Filets de Pêcheurs.

A Vheureux hameçon du Pere Policarpt

Tantôt pend un brochet , & tantôt une carpe :

Tantôt dans ses truaux une truite Je prend.

Ec.duMonde, Entr.8. p. 157.

Tî ^au , signifie auffi une mesure qui tient un boiíïèauot demi, en usage en certains cantons. Dìcl. des Arts

h Petit filet de Pêcheur attaché au bout

d une

perche, qui sert à prendre des écrevisses, ou

autres petits'poìííbns'r&Ypácher les gros dans les ca-naux & lieux étroits , & à les tirer des boutiq „ entréíervoirs. En quelques lieux les Pécheurs ^ OUBLÎ .des étiquettes , 8 c en d’autres, troubles. Voye{

Ce mot vient du Latin trubla. Du Cang ..TRUBO. Nom d un bourg du Comté de Cornouaà enAngleterre. Truborium. Il a entree au ar ’ ^il est un des quatre lieux où Ion n.arque letamdeCornoiiaille. On le trouve a trois heues de Falmouth,vers le nord-est. , , ,

TRUC. f. m. Est une espèce psss long^u

ceux sur leiquels s>m . In:erp réte

TRUCHEMAN, ouTRUCHtMti ses ]angues ,

nécessaire aux personnes qui P es . Interpres.

pour se faire entendre les unes a Ambassadeurs

Paner p ac Trucheman. Ablanc. Les femme

font toujours accompagnés de Truchen C £n toute s

Indienne furie Truchemanàe Fernand Gott

ses expéditions. Les deux Ecclésiastiques

pagnoient, lui fer voient de Truchetnen -

de S. Xavier. Tìractoman,

Les Orientaux appellent un Trucheman, ,

ou Droguman , & les Grecs d’aujourdhui F - morou r^p-wí, ce qui vient dem^NN ç p f orm eChaldéen, qui veut dire interpréter dou 1targum qui lignifie interprétation , & f ArabeInterprète. Nicod. D’ autres encore du & lesTurgeman, dont les Turcs ont fait Drogue que

François Trucheman. Ce mot Arabe ei terdgni-le Chaldéen. Ménage dit qu il vient <iu I«c ins 6 ont

men, qui signifie la même chose. Q. ue ^ Gauloiscru qu il venoit seulement d’un vieux ^ ossce,trucher , parce qrson s’est servi d abord poe gueux & de vagabonds , qui ayant c0 ,voisins, en f aV oient la langue ; d autres, q j

pat corruption de Turcheman , comme qui dtrort deTurcomanie , pour désigner un pays si eloign -qn en peut entendre la langue fans l’aide de quelqu undu pays. Tout cela est faux-, la véritable étymologieest le mot Arabe & Chaldéen dont on a parle d abord.On dit aussi de celui qui parle, qui négocie par 1 or-

TRU áà9

gâne d’autrui, que c’est un tel qui est son trucheman „Peregrini sermonis explicator. Il se dit aussi au figure.

Ses regards , truchemens de Vardeur qui la touche .

La Font-,

C'est-à-dire, Interprètes.

Quoi qu 3 ordonnent de moi les destins & les dieux tII faut les conjiilter au milieu des alarmes ,Reconnoître leur voix aujuccès de mes armes -,

Et Jans majfujettir à d’autres jugemens,

Mon triomphe , ou ma mort J’eront leurs truchemens.

Brébeuf.

TRUCHER; v. n. Gueuser , mendier par fainéantise.Mendicare. C’est un vilain métier de trucher , de s’a-donner à trucher.

TRUCHET. f. m. Petit morceau d'argent ou de cuivrequ'on donne aux enfans pour indiquer les lettres quandils apprennent leur ABC. Dicl. des Arts lj$î.

Le mot François est Touche, f. f. Une touche d ar-gent, de cuivre, ou de fil de fer, &c. Fur.

TRUCFiEUR, euse. f. m. Sc f. Terme populaire. Quigueuse , qui demande Fau mone. Mendicus. On a ren-fermé tous les trucheurs dans un Hôpital général.

TRUCULA. Voye\ Tarcola.

TRUCULENT, ad/. Du latin truculentus. Cruel , bru-tal , violent. Le jeune Agrippa aimoit à vivre fur mer;& s'étoit fair donner le nom de Neptune. Auffi dansses yeux & fur-tout son visage il avoir quelques-unsde ces traits que les Peintres & les Sculpteurs donnoientà ce dieu truculent lorfqu’il soulevoit les tempêtes,Hift.Rom. des PP. Catrou & Rouillé, in-4 0 . tome ig.P- S3 8 -

G'est un mot hasardé qui ne fera pas fortune , si IcPublic ne lui est pas plus favorable que l’Abbé DesFontaines, tome 1. des Observations fur les Ecrits mo-dernes, pag. 279.

TRUDAINE. Vieux mot. Mauvaise raison, faux pré-texte , mocquerie. Pathelin. Borel. Imptiœ.

TRUDEN. Sancli Trudonis Urbs. Ville d'Allemagnedans le cercle de Westphalie, diocèse de Liège, entreles villes de Tongres & de Tirlemont. Il y a une fa-meuse Abbaye de Bénédictins, fondée par S. Trudo.

TRUDON. Voyei Tr on.

TRUELLE, f. f. Instrument de Maçon , de Couvreur ide Paveur, qui sert à gâcher le plâtre, ou le mortierScie ciment, à les employer, & à en faire des enduits.C est une lame de fer ou de cuivre, à peu près deforme triangulaire, qui a une poignée par où on lamanie. Trulla. L’équipage d’un Maçon est son mar-teau , son auge & fa truelle. Une truelle bretée est cellequi a des dents. Voye[ son étymologie au mot déTrou. Trulla denticulata.

On dit familièrement qrsun homme a bien joue déla truelle quand il a bien fait bâtir, qu il aime latruelle , qu'il aime à bâtir.

TRUELLÉE. f. f. La quantité de plâtre ou de mortierqu’on prend à chaque fois dans une auge, & qui peuttenir sor une truelle. Gypsi trulla plena. Pour scellercette gâche, il ne faut qu’une truellée de Plâtre.

TRUFFE, Sc non pas TRUFLE. f. f. Tuber. Genre deplante qui n est en apparence qu’une masse charnue iqui ie trouve dans la terre , qui ne pousse ni tige, nifeuilles, ni fleurs, ni racines. Galien, Dioscoride &quelques autres Médecins les metrent au rang des ra-cines, bulbes & oignons , & disent que ce sont desracines rondes, fans tige, fans feuilles & fans filamens.Les nouveaux Botanistes les considerent comme unamas de vésicules qui renferment chacune trois ouquatre semences. On emploie la truffe dans les cuisines*& on la regarde comme un mets très-friand.

Les Botanistes mettent les truffes au nombre desplantes, quoiqu’elles n’aient hi tiges, ni feuilles, mfleurs, ni racines. On a recopnu que d’abord elles ontblanchâtres, & qu’en mûrissant elles prennent a cou-leur grise, en conservant néanmoins des traits ou des