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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TUB

& par analogie, tumeur , bossé , nœud. Col. de Vil-uars.

Ce mot s’applique particulièrement aux abíces atta-ches à la superficie du poumon.

Tubercule, en Botanique. Tuberculum. C’est un petitcorps saillant qui s’observe fur différentes parties desplantes : toute excroissance en forme de bofle qui sur-

/ vient à une plante, à une feuille, à une racine.

Tubercule , en termes ^Arracheur de dents , est unepetite montagne , ou élévation à la racine des dents.Tuberculum. J ai un tubercule à une des dents de de-vant.

Tubercule, terme de Conchyliologie. Les Tuberculesfont des eminences regulieres & rondes, plus grandesque les verrues, lesquelles se distinguent sur la robedes coquilles.

TUBÉREUSE, f. £ C’est un nom qu’on donne à uneforte de plante, & à fa fleur. Cette plante poulie de faracine quantité de feuilles oblongues, étroites, poin-tues, charnues, listes, couchées parterre. Il fort d entreces feuilles plusieurs tiges à la hauteur de trois ou qua-tre pieds, rondes , grêles , ne devenant jamais plusgroíles que le petit doigt. Elles soutiennent en leurssommités des fleurs blanches, d une odeur fort agréa-ble , semblables à celles de la hyacinthe orientale. Saracine est un tubercule. En Latin Hyacinthus Indicustu berofus, flos hyacinthi orientalis. G. Bauh. Car cettefleur s’appelle aussi Jacinthe d'Inde, parce qu elle enest la seconde espèce.

Le bouquet de cette fleur ne se déploie pas tour àla fois ; elle n’ouvre d’abord que quelques-uns de sespétales qui font d une blancheur éclatante. Les der-nieres fleurs ne font pas moins belles que les premières,forte qu on jouit longtemps de toute la beauté desTubéreujes.

On dit qu’il y a des tubéreuses rouges.

Après que la fleur des tubéreuses est passée, il fautrenverser le pot, & le mettre dans un lieu sec, puisen cirer Toignon fur la fin du liiois d’Octobre , & legarder pendant shiver jusqu’au mois d'Avril : & avant<pie de le mettre dans un pot, il faut durant quatrejours Je faire tremper dans du vin, & ensuite le plan-cer. II f aut aussi prendre garde que soignon ne gèlependant shiver. Morin. Les Parfumeurs se serventbeaucoup des fleurs de la tubéreuse. C’est Robin,Garde du Jardin Royal des Plantes, qui a donné laVogue aux tubéreuses, qu’on ne connoiííoit qu’enProvence. De Vign. Marville.

C’est le savant M. Peiresc qui a eu le premier destubéreuses en Provence. Il avoir envoyé, à ses frais,on p ere Minime en Perse. Ce Religieux s’appeloit leere Théophile Minuti, & étoit fort intelligent dansjr s f- ail gues Orientales. Il rapporta plusieurs manuscritsport ^ litres. A son second voyage de Perse il rap-ti, m. 3 Pcemiere plante de tubéreuse qu’on ait vueRoncro' 1 ^! flà fut mise dans le jardin de M. Peiresc "i ’ S u i est un bourg entre Signe & Souliers,

î ? e Toulon. Il n’étoit point nécessaire d aller

cheicher la tubéreuse en Perse. Elle croît en abondance& sans culture dans nos îles de l’Amérique..TUBEREUSE, adj. f. Epithète qu’on donne aux racinesqui font charnues & étendues en largeur, & dont lachair est soude & continue, n’ayant ni peaux ni écailles,-celles sont les racines de la rave, du safran, de la pi-voine. On appelle aussi santés tubéreuses , celles quiTTìrsotfi 1 ^ ine tubéreuse. Plantes tuberoj'ce.

i -rrj' ; m - Nom d homme. Tiberius. S. Tibère quesn, V r gaire spolie S. Tubéri & S. Tiberge, répanditvill soI pour ^ f™ à J- C. dans le territoire de '

^ ^ Agde - rîu fpinne 77_TìtnrlpnrMi

la

... .... ^ j . v,. uai‘3 ^ piocìétien &

ville d’Âgde , du temps des Ejnp& -y^erge étoit enMaxivnien. On dit que S. Tubéri £ p OU t per

core fort jeune, & qu’il eut son pr P P ste & S. Flo-secuteur. S. Tubéri souftrit avec S. A celui de

rence. Le lieu de leur combat qui iui A jon

leur sépnkure , s’appeloit Cefleron^ o & pézenas,

Ceffaripn en Languedoc , entre A„ âevint !

cinq lieues environ de Beziers. Leur culte Ycélébré, que l’ony bâtit un monastère en leur h ,vers le VIII e siècle, C’est encore aujourd hui u

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baye du nom de S. Tubéri au Diocèse d Agde. Elleest aux Bénédictins de la Congrégation de S. Maur, &l’Abbé en est encore Régulier. Baillet , au 18 e deNov.

Tubéri. (Dans la Congrégation de S. Maur on pro-nonces. Tibéri.) Nom de lieu. SancliTiberii Fanum,.Monasterium , Cœnobium, Abbatia. Voye\ l’articleprécédent. Ancien bourg situé dans le Languedoc, furîa petite rivière d’Erault, entre Agde & Pezenas, àdeux lieues de chacune de ces villes. Fanum SancliTiberii, anciennement Araura, Cessero, Cœfliro. Mat y.

TUBEROIDES. f. f. Nom que M. Duhamel donneà cette espèce de plante parasite , qui s’attache à l’oi-gnon du safran, & le fait périr. Voye\ Mort du sa-fran , au mot Mort.

TUBÉROSITÉ. f. f. Terme deMéderìne, qui se dit d’unepetite bosse ou tumeur qui vient naturellement à quel-ques parties. Condylus. Grœcè jwJVa©-. On le dit paropposition «ux tumeurs qui viennent d’accident, oude maladie.

Tubérosité se dit en Anatomie d une emjnênce ou in-égalité qui se trouve sur un os, & o.ù s attachent lesmuscles. La tubérostté du tibia. La tubérofité de 1 ischionestl’extrémité de cet os qui donne origine aux musclesde la verge, aux reieveurs de l’anus, & à beaucoupdes fléchillèurs de la jambe. Dionis.

TUBIANÉEN, inné. £ m. & f. Quelques Auteurs ontmis au nombre des Sectaires Juifs les Tubianéens dontil est parlé au Liv. II. des Maccab. Ch. 12. v. 17. Tubia -nœi. Sérarius a cru que par les Tubianéens il falloirentendre les Juifs de la Terre de Tob, de laquelle ilest fait mention au Liv. des Juges, Ch. 11.v. 3. peut-être seroit-il mieux de dire que le paflage des Macca-bées doit s’expliquer des Juifs qui habitoient la Terrede Tobìa, parce que cette interprétation est plus con-forme à l’analogie de la langue ; & ainsi il n’est pointparlé de Sectaires en ce lieu-là, mais seulement desJuifs qui habitoient un certain pays.

TUBIEU, se dit quelquefois par exclamation-, par admi-ration ; d’autrefois par manière de jurement. Ce motvient par corruption de tête-Dieu.

TUBILUSTRE. £ m. Nom d’une fête ou cérémonie desanciens Romains. Tubilustrium. Ce nom se donnoit aujour que l’on purifioit les Trompettes sacrées, & à lacérémonie par laquelle on les purifioit. Cette cérémo-nie se faisoit le cinquième ou dernier jour d’une fêtede Minerve appelée Quinquatrus , ou Quinquatria,qui se célébrois deux fois Tannée, i° le XIV e devantles Calendes d’Avril, c’est-à-dire , le 19 e de Mars; &2 0 le XIV e devant les Calendes de Juillet ; c’est-à-dire,le 18 e de Juin. Ainsi les deux tubilustres tomboient lepremier au 2;- de Mars, & le second au 22 e de Juin.VoyesV aron, De Ling. Lat. L. V. Pompeius Festus,Ovide, Fafi. L. VIII. v. 8 49 . & L. V. y. 725. & Stru-vius, Antiq. Rom. Syntagma. L. VIII. P- 355 - &£•IX. p. 404. ÙP.4ZZ. Ovide dit qu’il y avoir cinq Trom-pettes sacrées qui se purifioient. Rabelais s’est servi dece mot.

Ce mot vient de tuba, trompette, & lustro , je pu-rifie.

TUBINGE , ou TUBINGEN. Ville du Duché de Wir-temberg en Suabe. Tubinga, Tibìnga, anciennementAugusta. Elle est sor le Néckre ou Necker, à six lieuesde Stugard, vers le midi. Tubinge a une Universitéfameuse, & un Palais des Ducs de Wurtemberg, qui1 acheterent des Comtes de Tubinge Tan 1342. Mat y.M. Harris met Tubinge à 48. d. 34. m. de latitude, &a 25. d. 5. m. de longitude.

«STUBULAIRE. £ f. Tournefort fait un genre deplante de cette espèce de Madrépore, qui croît sousPeau , imitant le corail par fa dureté, & qui est com-posée d’un grand nombre de petits tubes placés lesuns à côté des autres.

c 8 £ 3 “ TUBULE. £ m. Terme de Botanique. Diminutif detube. Petit tube. Tubulus. Les fleurs de TAcmela sontcomposées de plusieurs tubules jaunes.

TUBULÉ , ée. adj. Qui est garni d’un tube ou tuyau.Tubo instruclus. Une cornue tubulée. On dit dans lemême sens, tubulure,

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