Band 
Tome huitieme. [THA - Z.]
Seite
236
JPEG-Download
 

-Z6 TUB tuc tud

«££> TUBULEUX, EU SE. adj. Qui a des tubules, qui estcreusé en tuyau. Tubulatus. Les perires fleurs tubu-le usés de l’Acmela ont une double tête qui les fait pa-roître fourchues. Vòye{ Tube en Botanique.

«80 TUBULITE. f. f. Espèce de litophyte ou de corpsmarin, qui n’est qu’un amas de tuyaux qui font oudroits ou entortillés comme des vers, & que pourcette raison on nomme auíïì tuyaux vermiculaires. Onen trouve dans le sein de la terre qui sont pétrifiés.On en trouve auíïì dans la mer. Ce font des loges d’a-nimaux. Les tubulites font composées de tuyaux quifont ou placés régulièrement les uns à côté des au-tres , comme des tuyaux d’orgue, ou arrangés confu-sément. Encyc.

TUC

TUCCABEL. Ville de l’Amérique Méridionale, entreles îles de la Moccha, & de Sainte Marie, dans lecontinent du Chili.

«SOTUCHANG. Ville de la Chine dans la province deKiangíî, au Département de Nankang. Elle est de o d.54'plus occidentale que Péking, fous les 30 d. 5'delat. #

TUCHÉ. f. f. Etoit, selon Homère , une des filles del’Océan qui jouoient avec Proferpine lorsqu’elle futenlevée. (Test auíïì le nom que les Grecs donnoientà la Fortune.

TUCHO. Nom propre d’une ville de la Chine. Tuchum.Elle est sur la rivière de Cô, dans le Queicheu, auxconfins de Quantung, & elle a trois autres villes fousfa Jurifdiction. Maty. Elle est de 10 d. 3'plus occi-dentale que Péking, fous les 2,5d. 33' de lat.

TUCKEA. f. m. Poids dont on íe sert à Mocha, villed’Arabie, célébré par son grand commerce, particu-lièrement par celui de café. 40 Tuckea font un manu,dont 10 font le treísell, 15 de ce dernier font le hahorsqui est de 420 liv.

TUCUARA. f. m. Sorte de canne du Brésil, qui est de lagrofleur de la cuiíïe. Canna tucuara. Parmi la quantitéde cannes & de roseaux qui se trouvent en ce pays-là,ïl y en a dans les forêts qui croisent jusqu’à ce queleur sommet ait surpassé celui des plus hauts arbres.Ces roseaux occupent quelquefois beaucoup de terre,& même des provinces entieres.

TUCUMAN. Nom d’une province du Paraguai, enl’Amérique méridionale. Tucumania. Elle est entrecelles de Plata, de Chaco, le Pérou, le Chili & leMagellan. On lui donne 300 lieues du sud au nord,& 200 du couchant au levant. Les Espagnols y onthuit colonies, dont les plus considérables- font S. Mi-guel de Tucuman ou de l’Estéro, S. Iago de l’Estéro& Cordoue. Maty.

TUCUYO. Nom d’un bourg de la Terre-ferme, en l’A-mérique meridionale. Tucuyum. U est fur une rivièrequi porte ion nom, dans le Gouvernement de Véné-zuéla, environ à quatre-vingt lieues de la ville de cenom, vers le midi. Maty.

TUD

TUDDERT, ou TUDERT. Nom d’un village du Cer-cle de Westphalie. Tuddertum. Il est dans le Duché deJuliers , fur le Rebeclc, près de la petite ville de Sit-tard. On prend Tuddert pour l’ancienne Theudururn ,petite ville des Ebtirons. Maty.

TUDÉLE, ou TUDÉLA. Nom d’une ville d’Efpagne ,située dans la Navarre, au confluent du Queilles, &de 1 Ëbre ; on y p ailé fur un pont de pierre, à six lieuesau-destous de Cialahorra. Tutela, Tudella. Tudéle estcapitale d un des quatre Bailliages ou Majorats duRoyaume de Navarre. Maty.

TUDELLE. Nom d un village de la Biscaye, en Espagne.Tudella. II est prés de la ville de Vittoria, & desmontagnes de Saint Adrian. C etoit anciennement unepetite ville des Vardules, nommée Tulonium. Maty.

TUDESQUE. adj. m. &f. Qui appartient aux anciens Al-iemans. Teutonicus , a. Il ne íe dit guère que de lalângue de ces sneiens peuples. Le jargon ^udcj^uc ^la langue Tudejque.

TUD TUE

Tudesque. f. m. ou adj. m. & f. Lingua Celtica , vetusTeutonica. Le Tudejque étoit fort disterent de 1 ’ Alie-ni and moderne. Le IV e Concile de Tours, Can. 17,ordonne que chaque Evêque aura des homélies con-tenant les instructions néceflàìres pour son troupeau,& qu’il prendra foin de les traduire clairement enlangue Romaine rustique , ou en langue Tudejqueafin que tout le monde les puisse entendre. Ce Canonde ce Concile, qui fut tenu en 8iz , montre qu’aucommencement du IX e siècle on parloir encore deuxlangues différentes en France. La Romaine qu’ìl ap-pelle rustique, & qui étoit un composé de l’ancienCelte & du Latin que les Romains avoient apporté enGaule. La Tudesque étoit celle des Francs , & des au-tres peuples de Germanie répandus alors dans lesGaules. Le Concile de Mayence en 847, Can. 2, or-donne la même chose. Voye[ Théostique.

TU-DIEU. Sorte de serment burlesque. Tu-Dieu quelleégrillarde ! Moi. Hercle , me Hercle , TEdepol.

TUE

TUE-CHIEN. s. m. Plante assez connue qui est cultivéepar les Fleuristes, & qui tire son nom de ce qu’elle estpernicieuse aux chiens. Le Tue-chien s‘appelle autre-ment Colchique. Voye^-en la description sous ce nom.

TUE-LOUP. Terme de Botaniste. Epithète qui se donneà une espèce d’Aconit. Lupicida , Lycophonos, Lycoc-tonos. M. Tournefort a trouvé vers Trébisonde uneespèce de renoncule dont les feuilles font semblablespar leurs découpures à celles de 1 Aconit Tue-loup.ybye\ son Voyage, T. II. p. 2.45. Il trouva auíïì enArménie une espèce d’Aconit semblable à celui quel’on appelle Tue-loup, ses tiges formant une pyramidede fleurs, haute d’environ un pied & demi. Chaquefleur est blanche. Le casque qui a 15 lignes de haut,est arrondi par le bout & large de trois lignes. Lescroflès font purpurines. On voit fur quelques piedsdes fleurs qui tirent fur le blanc-íale. Tournef. T. II.P■ 3 ° 4 -

TUER. v. a. Faire mourir de mort violente ; ravir la vie.Occidere , interimere , necare , cadere , trucidare.Meurs ou tue. Corn. Les soldats tuent justement,parce qu’ils ont reçu ordre de tuer l’ennemì, de la parcde l’Etat. S. Réai. L’art de la guerre consiste à savoirbien faire tuer des hommes. Id. Annibal savoir feule-ment sart de tuer des hommes, & de désoler la so-ciété. S. Evr. La guerre a ses préceptes comme lesautres sciences : on s’y tue méthodiquement. La Bruy.Le peuple fut plus animé contre Tarquin par la mortque Lucrèce se donna, que s’il savoir tuée véritable-ment lui-même. S. Évr. C’est une erreur populaire,de croire qu’il y ait des basilics qui tuent de leur regard.Caron d Utique se tua lui-meme, de peur de tomberentre les mains de ses ennemis. C’est l’orgueil qui por-toit les Stoïciens à louer ceux qui pour éviter quelquehonte, ou quelque malheur, íe tuoient eux-mêmes.M. Scud. Ceux qui íe font tués eux-mêmes, ne cou-roient à la mort que pour tourner le dos à l’adversité.M.Esp. Ceux qui se sont tués eux-mêmes, ne mépri-soient point la mort ; ils s’y précipitoient comme enun lieu de repos. Nie. La vie est trop courte pour setuer ; ce n’est pas la peine de s’impatienter. M. de S.

Les amans d'à-présent ont certaine méthode 3De ne se plus tuer qu envers. P. Com.

On dit auíïì, Tue , tue 3 pour exciter quelqu’un aucarnage.

Tuer se dit en parlant des morts violentes arrivées 'paraccident, & des morts naturelles causées par des ma-ladies. On est tué d’un coup de tonnerre, d’un coupde fusil, d’une chute. Un coup de sang, une apoplexie,une médecine prise à contretemps tue.

On Ie dit de mênie en parlant de ce qui cause lamort. Les Médecins, les Charlatans ment impunémentleurs malades. La débauche tue les jeunes gens.

On ne le dit point de ceux qui font noyés, étouffesou empoisonnés.