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TUEUSE, s. £ Vieux mot. Meurtrière. Mehuti, enj'ontestament. Borei.
Tueuse, s.s. Epée. Je laissai tomber celui de mes reversqu’on nomme l’Archi-époUventáble, avec un tel fracas,que le vent seul de ma tueuse ayant étouffé mon enne-mi, le coup alla foudroyer les omoplates de la Nature.Chdteaufort dans le Pédant joué_ de Cyrano , Acl. 4.Sc. L. p. 947. .948. Il est vrai que j’ai fur moi une mau-vaise cape ; mais en récompense je porte à mon côtéune bonne tueuse qui fera venir sur le pré tout leplus résolu de la troupe. Le même , Acle 5. Sc. 7.
TUF. s. m. Tofus. Terre dure , compacte & blanchâtrequi se trouve au-deílous de la bonne terre. C’est unterrain qui fait malle solide, & sur lequel on peut fon-der. Le tuf trop près de la superficie de la terre, rendles jardins 'stériles ; c’est pourquoi on loté pour y met-tre de la bonne terre avant que d’y planter des arbres,parce que leurs racines ne peuvent pénétrer 1 etuf, &la plupart des arbres pétillent quand leurs racines l’ontatteint. Toute cette campagne est stérile, ce n’est quedu tuf. Quand on a percé le tuf, on trouve de lapierre propre à bâtir.
On le dit aufïï dTine pierre blanche, fort tendre, &qui durcit & blanchit quand elle est employée. Dansce sens on dit aulïi tufeau. Lapis tofinus, ou tofaceus.Il y a des endroits où les maisons ne font bâties que detuf , de tufeau, de pierre de tuf. C’est une pierregrossière & rustique dont on se sert en beaucoup d’en-droits d’Ita’ie. On appelle tuf mastiqué celui qui estfort dur, qui à peine se peut arracher à coups de mar-teau.
Ménage dérive ce mot du Latin tofus ou tofellus.
On dit figurément d’un homme superficiel, qui nesait rien à fond, que pour peu qu’on l’approfondisle,on rencontre bientôt le tuf. Ils payent de mine, d uneinflexion de voix, d’un geste ou d un sourire : mais ilsn’ont pas, íi je l’ofe dire, deux pouces de profondeur ;fi vous les enfoncez, vous rencontrerez le tuf. La
Bruy. , . v
Tuf. Terme de Draperie. Grosie etoste de tres-petit prix,qui a environ demi-aune de large, & dont la chaîneest de fil d’étoupe, de chanvre & la trame de ploc oupoil de bœuf filé. Cette étoile sert ordinairement auxTondeurs de draps à garnir les tables à tondre.
TUFFE. f. m. Vieux mot qui le diíòit autrefois duneforte de soldats. Froilíard en parle. Militum genus.
TUFFIER, iére. adj. m. & f. Tofinus. On appelle territuffière, une terre qui approche du tuf, & qu’on en-lève dans un jardin, parce qu’elíe est trop maigre.Solum tofinum.
iJCS' TUFFO. f. m. Les peuples de Guinée donnent cenom à une espèce de corona solis dont ils se servent endécoction dans les inflammations des yeux. FlosJolisGuineenjìs j folio glabro , flore minore.
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TUGAL. f. m. Nom d’homme. Tugdwalus. Pabutugd-valus. Saint TugdwaI, que nous appelons vulgaire-ment S. Tugas fut Evêque de Lexobie en Baíle-Bre-tagne, au Vie tiède. Il est patron des villes de Tréguier,de Laval au Maine , & de Château-Landon, en Gâti-•nois. Les Bretons Rappellent S. Pabut. S. Tugal fut undes moines de la G'rande-Bretagne, qui ne pouvantsouffrir le joug des Anglois & des Saxons, paíìèrenten France du temps de Childeric I. Baill. au go e deNov. Il y avoit neuf ou dix ans que Saint Tugal faisoitla fonction d Abbe dans le Monastère de Tréguier,lorsque 1 an ^ 3 - il fut fait Evêque de Lexobie. Il mou-rut vers le milieu de ce siècle.
TUGDWAL. VoyeiTvGAL.
TUGÉNIENS. f. m. pi. Peuple de l’Helvétie, Habitansdu canton de Zug d’aujourd’hui.
TUGE ou TUQUE. £ f. Terme de Marine. C’est uneespèce de couverte, ou de faux tillac, qu’on éleve au-devant de la dunette sur quatre ou six piliers, qui est
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fait de barreaux, pour se mettre à couvert du soleil& de la pluie. Casa , tugurium in summâ puppis con-tignatione. Les tuges de charpente sont défendues,parce qu elles rendent le vaiffeau trop pesant, au lieude quoi on se lert de tentes.
<gC 3 * TUGH. f. m. Terme de Relation. C’est chez lesTurcs l’étendart royal. Le Bacha proclama le jeunePrince Sultan fous le nom de Soliman III. fi fit porterdevant lui le Tugh , qui est la marque de la souveraineautorité. Anecd. de la Mais Ottom.
c£C“p TUGUS. s. m. Plante d’un doux aromate, sort esti-mée en Orient, que quelques-uns prennent pour le vé-ritable amomum des Anciens. Elle s’éleve à la hauteurde huit ou neuf coudées. Ses feuilles, de forme ob-longue, traversées de nervures, couvertes en destòusd’un fin duvet blanc, répandent une odeur aromatiquedes plus suaves. Son fruit vient én bouquet. Chaquefruit contient six ou sept graines d’une saveur aroma-tique également douce & flatteuse.
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TUILAGE. s. m. Terme de Tondeur. Voyeq plusbas, Tuile.
TUILE. f. f. Terre grasse, petrie, séchée, & cuite aufourneau en forme de brique, qui sert à couvrir lesmaisons. Carreau de terre graíîè petrie, séchée &cuite, de certaine épaisseur, dont on couvre les bâti—mens. Tegula. La tuile se fait au grand & au petitmoule ; pour celle du moule bâtard, ou de moyennegrandeur, ellem’est plus en usage. Vitruve appelle ha-matae tegulae , les tuiles qui ont un crochet qui les re-tient fur la latte. Le mot de hamatae vient de hamus tun hameçon, & tegulae de tegere, couvrir. Daviler.Les tuiles plombées & vernissées durent plusieurssiècles. Les tuiles k font de diverses figures. Il y en 2de plates & carrées avec un crochet, comme cellesde Paris. Tuile faîtière, c’est une tuile creuse , dontplusieurs couvrent le faîte d’un comble. Cette fortede tuile étant retournée, sert à couronner un œil debœuf. C’est ce que Pline nomme Laterculus f onta-tus. Daviler. Tuile Flamande, c’est une tuile creuse,dont le profil est en S. Imbrex. Tuile de Guienne, estaufifi une tuile creuse, dont le profil est en demi canal,& de laquelle on se sert en quelques endroits deFrance. Tegula animata, suivant 1 opinion de M. Per-rault dans les notes fur Vitruve. Daviler. Ellescroient autrefois en usage en France, & le sont encoreen Flandre. Tuile gironnée, qu’on nomme auísi giron,celle qui est plus large au bas du pureau qu’au hautvers son crochet, & qui sert pour couvrir les chapi-teaux des tours rondes & des colombiers. Tegula pin-nulata. Daviler. Elles ont la figure d’un trapèíe»plus étroites par en haut que par en bas, pour couvrirle chapiteau des tours rondes : comme les colombiers.Tuile hachée, celle qu’on échancre avec la hachettepour les arêtières, les noues, & les fourchettes. Da-viler. Des tuiles creuses ou faîtières, & des tuilescornières, qu’on met fur les faîtes, & fur les angles& arrêtes. Tuile vernistée , celle qui est plombée, &sert à faire des compartimens fur les couvertures. Te-gula plumbata. La tuile du grand moule a 15 poucesde long, & 8 de large, & 4 pouces 3 lignes de pu-reau ; & le millier fait sept toises de couverture. Lepetit moule n’est pas réglé. Il est de 9 à 10 pouces delong, & 6 de large ordinairement, & a trois pouces& demi de pureau. Les Tuiles , selon Pline, L. VIÍ»C. 56. font une invention de Cinyra, fils d’Agriope-Un certain Byzès de 1 ile de Naxie est le premier qu?ait fait des tuiles de pierre, comme nos ardoises, #il en couVrit le temple de Diane, fous Halyattès , pet®de Crésus & Roi de Lydie.
Ce mot vient du Latin tegula , ou plutôt de tegloft »qui en langage Celtique ou Bas-Breton, signifie I 3même choie.
On dit qu un homme est logé près des tuiles } p oUI -dire, au plus haut étage de la maison ; on dit proveriEtalement, a bas, Couvreur , la tuile est cassée, »ceux qu on veut faire descendre de quelque lieu éleve.