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Ondit aussi qu’on ne voudroit pas donner àunliomme JTUlN. Ville des Pays-Bas, dans !e Pays d’entre Sambredu feu fur une tuile ; pour dire , qu on ne voudroit Ipas lui donner, fii prêter la moindre choie.
Tuile, chez les Tondeurs de draps. Ils appellent ainsiune forte de petite planche ordinairement de bois desapin, d environ deux pieds & demi de long, & largede quatre pouces, fur un cote de laquelle est étendu& appliqué une espèce de mastic, composé de résine,de grais & de limaille de fer pastée au las. Cetinstru-Iment sert pour nettoyer' les étoiles de laine de la ton-ture qui y est restee deflus, & pour en ranger & cou-cher le poil, C est ce que les Tondeurs appellent Tui-lage.
Battre la tuile. (Test , parmi les Capucins, frapperfur une tuile pour avertir les Peres du Couvent quedes Capucins étrangers font arrivés, & qu il leur fautfaire la charité. Tegulam percutere.
TUlLEAU, & non pas TUILLOT. f. m. Morceau detuile caflée. Laterculi testa , vel testula. Les tuileauxfont des morceaux de tuiles castées , dont on fait lesvoûtes des fours & les contre-cœurs des âtres de che-minée, & dont on fe sert pour sceller en plâtre descorbeaux, gonds & autres pièces de fer ; ils ferventaussi, étant concassés , à faire du ciment. Daviler.
Le ciment fe fait avec des tuileaux. Les gonds qui fescellent en plâtre, font souvent tenus par des tuileaux.
TUILÉE, adj. f. Terme de Conchyliologie. Coquille tui-lée. Concha imbricata. C’est une coquille dont les ca-vites font en sonne de Tuiles creuses. On les appelleen Latin Imbrices.
TUILER. v. n. Ce verbe fe dit de ceux qui en chantantf Office Divin, n’attendent pas que 1 autre cote duchoeur ait achevé le veríet ; mais qui, pour obliger lesautres à fe hâter, commencent à chanter ou a plalmo-dier leurs versets, avant qu’ils aient chanté ou pronon-cé les derniers mots des leurs.
Tuiler nne étoffe. Terme de Tondeur de draps. C’est,quand elle est tondue , faire paster deflus finstrumentappelé Tuile de tondeur. Dans ce sens il est aétif.
Pôjeç Tuile.
a UlLERlE. f. f. Lieu 011 l’on fait des tuiles. Grand bâti-ment accompagné de cours, & d’un halle, qui est unlieu couvert & percé de tous côtés de plusieurs embra-sures , par où le vent paflè pour donner du hâle, &faire sécher à sombre la tuile, la brique 8c le carreau,parce que le soleil les feroit gercer & gauchir, avantque de les mettre au four. Gn rappelle aussi brique-terie. Lateraria. Daviler. Lateraria Officina. Le jar-din du Louvre s’appelle les Tuileries , parce qu’auJfcême lieu on faifoit auparavant de la tuile. On appellees Tuileries non-feulement le jardin, mais encore lènia gnifiq ue palais dont la face occupe toute la lon-f ueur du jardin. Le Roi demeure aux Tuileries. LeKoi , a quitté les Tuileries pour aller loger au Louvrepen ant quelque temps. Le Palais des Tuileries estjoint au Louvre par une grande galerie qui régné le] T on V e ; Ja Seine, & qui a ses vues fur cette rivière.
Les luilenes. ont été bâties par Catherine de Medicis ,femme de Henri II, & mer r e de Charles IX. Elle fitcommencer ce palais fan 1564 pendant fa Régence.
Henri IV le fit achever, & Louis le Grand l’a orne,Arendu très-magnifique. Le jardin des Tuileries futcommencé Tan 1600, & reçut fous Louis XIII plusieursdes embellistèmens qu on y voit. Dans le temps quele Roi demeuroit aux Tuileries, ce jardin a ete ornede plusieurs belles statues & d’un pont pour paflèr auOours & aux belles allées que le feu Roi a fait planter
Tî a T T C T 0 ífdu Cours, & qu’on nomme les Champs Elyfees.
AILIER, f. m. Marchand qui vend des tuiles, ou 1 ou-les fait. Laterarius , laterum figulus-la VU* , illa - Lourg des États de Savoie, U est dansnard j -Aouste fur la Dora, près du petit Saint Ber-prennenr 6 .^orienne. Quelques Géographes lebrigum ^° Ur 1 ancien lieu des Soleflès, nomme Are-lage sitùéT t ^ Itres mettent à Pra San-Didier, vil-Maty. r a ^ ora > un peu au-dessous de la Tuille.
TUILLOISE. f. f q- , ,
rouge & blanc. Mor^ de Curiste. Tulipe colombin,
& Meuse. En Latin Tudinium ou Tuinum.
TUiNlEN , enne. f. m. & f. Guillaume de Rubruquis,Cordelier, que S. Louis avoir envoyé en Tartarie,dans la relation qu’il fit de son voyage, & que nousavons encore, appelle Tuiniens les Idolâtres Tartaresou Mogols. Tuinius, Tuinianus , a. Tartarus idolo-rum cultor. Il y eut par ordre du Kan une conférencede Religion entre les Chrétiens , les Sarrasins & lesTuiniens , que Rubruquis a décrite. Rubruquis décritune conférence qui 1 e tint le Samedi 30 Mai, veille dela Pentecôte 1x54, entre les Chrétiens, les Sarrasins& les Tuiniens par ordre de Mangon-Kan, & qui com-mença par les Tuiniens.
TUISCON, ou TUISTON. f. m. Nom d’un homme queles anciens peuples de Germanie adorèrent commeun dieu. Tuifio. C’étoit le Patriarche des Germains.Il étoit fils d’Afcenez , petit-fils de Gomer, & arrière-petit-fils de Japhet. Les Germains defeendoient delui.Tacite, de Morib. German. C.z. §. 3. dit qu’il paflòitpour un dieu, & qu’on l’adoroit - , qu’on le faifoit filsde la terre, & pere de Man. C’est de Tuifcon que les-Germains prirent le nom de Teutons ou Théotifques.
Au lieu de Tuifcon , quelques Auteurs veulent qu’ondise Tuifton ou Teuton ; & de ce nom ils font venirTeutons , peuple de Germanie, voisin des Ombres.Il y en a qui croient que ce Tuifton ou Tent est leMercure des Romains. D’autres disent que Tuiftonétoit fils de la terre. Voye\ les notes de Vetter fur laGermanie de Tacite. Une des principales cérémoniesde son culte, étoit de chanter ses louanges qu’on avoirmises en vers.
TUIT. Vieux mot. Tous & toutes» Borel.
Se avenoit que Gentilhomme allast de vie à mortfans fere partie à fes enfans, & il n’eustpoint de famé,tuât li mueble feront à l’aifné. Établijfemens de saintLouis , Liv. I. chap. 8. Nos Anciens , après avoir misdans leurs Patentes les qualités des Parties, & exposéle sujet dont il étoit question, avoient coutume decommencer les articles de leurs Traités, ou le disposi-tif de leurs Sentences, par ces mots, Saichent tuitque , &c. Cela fe voit dans deux titres de f Abbaye deSaint-Urbain proche loin ville , l’un du mois de Sep-tembre 1358 , & f autre du 13 de Janvier 1363. DuCange , à la fin de la page 163 de fes Observationsfur les Etabliflèmens de S. Louis, cote un autre titrede fan 1 z6 5, qui est au Cartulaire du Comté de Mont-fort, dont le commencement, plus François, quoi-qu’antérieur de près d’un siècle, est conçu en ces termes:Sachent tous que , (S ’c.
Au tref Garìn furent tuit arouté. R. be Garin.
Ce orent bien tuit cift Baron. Perceval.
C’est-à-dire, tous ces Barons entendent bien cela.Borel.
Tuit ces choses que fiai nommées ,
Qui de tout mal font renouvées. R. de Fauvel.
Tuit , est encore un mot qui s’est dit pour Toi, c’est-à-dire , pour cour & masure. Defcript. Géogr. & Hifl dela Haute-Norm. tom. z.pag. í 44 . Voye ÏTot.
TUK
' 8 ^ 3 ' TUKIE. Ville de la Chine dans la province deQuangsi, au département de Taping. Elle est de 12 d.plus occidentale que Péking, fous les 23 d. 52' delat.
TUL
TULBENT. Voye\ Turban.
TULBENTOGLAN. f. m. Nom que porte celui d entreles Pages du Grand-Seigneur qui a foin de son turban.Galeriphorus. Le cinquième (Page de la cinquièmeChambre qui fe nomme Khus Oda) s appelle Tulben-toglati , qui a le foin de son turban. Du Loir. p. 92.