VAH VAI
VAH
VAHATS. f. m. Arbrisseau de Ilie de Madagascar, quia'une racine dont sécorce est propre pour la teinture. Va-hatus. Lorsqu’on veut s’en servir, on la fait bouillir furun petit feu avec la foie ou la laine qu on a à teindre,dans une lesstve faite avec les cendres dc la même écor-ce ; cette foie & cette iaine prennent un beau rouge defeu, & fi on y ajoute un peu de jus de citron, elles pren-nent un fort beau jaune.
tSOVAHON-RAN O U. f, m. plante de liste de Madagas-car, qui vient d’un gros oignon. Sa racine qui est très-forte, est un excellent vermifuge - , &son en mêle dansles alimens des enfans pour chasser les vers. Ses fueil-les battues dans seau la font écumer comme le savon,& 1 on ssen sert pour se nettoyer le visage.
«£Cj“VAHU. s. m. sorte de poiston. Un des plus cruelsennemis de la Baleine, c est le Vahu, forte d’Orque,long d’environ quatre pieds , dont la tête est pointue,&la mâchoire garnie de dents , semblables à celle duCrocodile. On en voir jufqu’à dix & plus attaquer une
. Baleine , fauter fur elle, y rester attachés pendant desheures entières, se cramponner avec leurs dents dansles flancs, & ne lâcher prise que quand chacun deuxlui a arraché de grands morceaux de lard. Quelque-fois même ils ne la quittent que quand ils sont entiè-rement dépouillée. Ces Orques ne lui font la guerreque par acharnement , & non pas pour sc nourrir deleur proie , car ils n en mangent jamais. Ann. de*753.
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Vayer.
V AIGRES, ou VÉGRES. s. f. Terme de Marine. Ce sontfos planches qui font le revêtement intérieur , ou ïelambris du vaisteau par dedans, & qui sont appliquéesfor les membres. Navis interior contabulatio. On ap-pelle vaigrer ou lambrisser le vaisteau , lorsqu’on sesattache, ou qsson les pose en place. Celles qui fontposées tout joignant l’escarlingue de part & d autre, sclevent quand on veut , pour voir s’il y a quelques or-dures dans la lumière des varangues, qui empêchentde courir seau aux pompes. On les nomme auffi .ferreseontre-carlingues, ou par close s.
VAIHING. Nom propre d’un bourg du Duché de Wur-tenber» , en Souabe. Vailunga. Il est fur la rivièred’Entz° à deux lieues au-deílous de Torscn. QuelquesGéographes prennent Vaihing pour sancien Bajenni ,Petite ville de la Vindélicie, laquelle d’autres placeur à
\T scV'Lc - en Bavière. Maty. .
VA11 ~LAMMENT. adv. Avec vaillance. Strenue , fortiter > generosè. Ce Capitaine a défendu vaillamment
-, PÍ a , cc - 11 a combattu vaillamment.
\ AILLANce. f. f. Amml fortitudo , firmitudo. LesEncyclopédistes définistent la vaillance , 1 ester d uneforce naturelle de l’homme, qui ne dépend point dela volonté, mais du méchanilme des organes, lesquelsfont extremement variables : ainsi la vaillance est mo-mentanée , & la disposition de nos organes corporelsla produisent ou sanéantissent dans un moment. Celaparoît prouvé par sexemple de quelques grands hom-mes, dont la vaillance étoit généralement reconnue,& qui se font démentis dans une occasion particulièreQuoi qu’il en soit de cette définition , nous renvoyonsa u mot Valeur que nous regardons comme synonyme^ y alliance , en observant seulement que celui deance n est plus du langage ordinaire, & ne s em-b! e le T avec grâce que dans la poésie & dans le style no-bien 1-3 v alliance , dit Montagne , a ses bornes aulli-la fni'fo o , autres vertus ; si on les franchit, on va ;plus é» I 3 la rémérité. La vaillance est plus sure, &moins n' en ceux en qui elle est moins bouillante , &point dans ClpUée * M> Esp - La vaillance ne consistefuite est to U ' 1C aut fo ce téméraire, qui sc figure que laforce de i’fo° urs honteuse. Id. La vaillance est une
aux dangerspar son devoir.
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les plus visible/ qUl fait strie son s'exposefo> Il est difficiì^ ° n y est obligé pa
e d être équitable ìk conquérant en
même temps ; la vaillance & la justice font deux ver-tus qui ne marchent guère ensemble. Voit. Dans lespremiers remps de la République Romaine la vail-lance avoir je ne fai quoi de féroce , & l’opiniâtretédes, combats tenoit lieu de science dans la guerre-.S. Évr.
Ménage dit que ce mot vient de valentia, qui sc trouvedans les Gloses Grecques-Larines.
VAILLANT, ante. adj. m. & f. Courageux, valeureux.Fortis j magnanimus 3 generosus. Les François fontnaturellement vaillans. Celui-là n’est pas vaillant quine connoît pas le péril, ou qui s’y jette d une manièreinconsidérée. M. Esp. Appelierez-vous vaillant celuiqui aura fait une belle action par une impétuosité dehardiesse ? S. Évr. Ulysse étoit vaillant quand il y avoirmoins de danger à sêtre qu’à ne ferre pas. S. Évr.Le vaillant n’est presque jamais exactement raison-nable ; & le raisonnable exactement n’est presque ja-mais tour-à-fait vaillant. M. Scud. L ambition & lagloire font les seuls aiguillons qui excitent à être vail-lant. M. Esp.
On dit proverbialement, Il est vaillant comme 1 épéequ’il porte. Martiam vim fert in prcelio.
En maréchallerie , cheval vaillant, qui a du courage &de la vigueur.
Vaillant, s. m. Sorte de participe. Le bien d’une per-sonne , tout ce qu’elle postéde, son capital. Fortuna-rum Jumma. Il a perdu tout son vaillant. Quelque-fois employé adverbialement? Cette fille a épousé unGascon qui n’a pas fou vaillant. Ce Procureur a centmille écus vaillant. M. Chevreau veut qu on dise va-lant , & non pas vaillant. Il auroit raison , s’il ne fal-loir consulter que la régularité de la langue ; mais sil-lage est contre lui. Voye\ Valoir. Au reste cela estdu style familier.
Vaillant, f. m. Se dit quelquefois de sargent comptantqu’on a devant soi. Pecuniœ prcesentis summa. Unjoueur qui va de son reste, dit : Voilà tout mon vail-lant.
VAILLANTISE. f. f. Vieux mot qui signifioit autrefoisaclion de valeur. Generofitas , animi celfitas , facimus,audax , memorabile. U ne sc dit plus que des Fanfa-rons , & des Capitans , & en raillant. Conter ses vail-lantifes.
VAILLE. Subjonctif du verbe Valloir.
VAIN, aine. adj. Ce mot a plusieurs acceptions tour àfait disterentes. Il se prend quelquefois pour inutile ,qui ne produit pas fesser qu’on en attend. Vanus ,casus. Ses prières, ses instances ont été vaines. Il afait de vains eftorts.
Vain. Signifie aulïï qui n’a point de solidité , qui n’a au-cun fondement raisonnable. Vanus. L’Astrologie ju-diciaire, la Chiromancie, &c. sont des sciences vaines.Ses prétentions sont vaines.
On le dit dans un sens à peu près semblables des choseschimériques, frivoles, qui n ont point de réalités. Fu-tilis , fallax. Tous les plaisirs de ce monde sont vains& trompeurs. Les Courtisans se repassent de vainesespérances. Ce sont là de vains discours qui ne prou-vent rien.
Quitte^ ces vains plaisirs, dont Vappas vous abus.
Boileav.
L homme est vain & frivole à un point qu’on ne sau-roit concevoir. M. Esp. Vous .opprimez des innocensfous les vains prétextes de zèle & de charité. Cl. Quit-tez cette vaine parure qui nourrit f amour dans votrecoeur. Fléch. A quoi bon farder la vérité par de vainsornemens; S. Évr.
On appelle vaine gloire, celle qui n’est appuyée fur aucunmérite : ou la gloire du monde qui est fragile & passa-gère. Vana gloria, fucata. Voye\ Gloire.
Un vain tombeau, c’est un monumentdressé à la mémoirede quelqu’un avec quelque éloge , ou une épitaphe ,encore que son corps n’y soit pas enfermé. C est cequ’on appelle Cénotaphe, du Grec Ktvìf,vacuUs&'*<*$&*tumulus. Voyei Cénotaphe.
Cette épithéte s’applique auílì au temps pour márquer