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VE A VEC
avant qu’ jl foit né , lorsqu’on fait des apprêts préma-turés. A la fraise on connoît le veau , pour dire qu’onrecomioît un homme à ses actions, à ses ouvrages. Ilne se dit guère qu’en mauvaise part.
Veau d or. Idole que les Israélites âdoroient au pieddu mont Sinaï.
Nous disons figurément, adorer le veau d’or, fairebassement fa cour à des gens dont tout le mérite con-siste à avoir de grandes richesses.
Veau , terme de Chárpenrerie. Lës Charpentiers ap-pellent veau , le morceau de bois qu ils ôtent avec laîcie du dedans d une courbe, pour la tailler.
Veau marin , est un poisson de mer qui a le cuir velu,noir, cendre & tacheté, qui a des elpèces dé mains& d ongles. La chair de veau marin est blanche, &tient de la chair de cochon de lait. Sa langue est fansaprete, & semblable à celle d’un veau ordinaire, maisfourchue par le bout. On lui trouve dans le ventriculedu varech. Il a un os entre le grand & le petit cer-veau , de même que les chiens & les animaux quiVivent de rapine, & qui mangent de la chair. Il a plusde cervelle qu’un veau, contre 1 ordinaire des poissons :aufîì dit-on qu’il égale la sagacité des animaux ter-restres. Pline dit qu on en faiioit voir à Rome qui ré-pondoient, quand on les appeloit, & qui de la voix& du geste ialuoient le peuple dans le théâtre. Aldro-Vand dit qu’on en avoir vu un qui chantoit pour lesPrinces Chrétiens, & non pas pour les Turcs. On tientssie l e cuir veau marin desséché montre le chan-gement de temps : que son poil se hérisse pendant levent du midi ; & s’abaislé, quand la bise souffle. EnLatin vitulus marinus , phoca.
Le veau marin de l’Océan est différent de celui deïaMéditerranée, parce que celui-ci a le cou long , &ja tête moins serrée contre les épaules, que celui delOcéan'-. & c ' en e st U ne espèce différente , suivantRondelet. Il a une queue sort courte, qu’Aristote com-pare à celle du cerf. Ses pieds font semblables à ceuxdes plongeons, qui lui sortent immédiatement de lapoitrine. Il a, selon le même Auteur, des oreilles in-ternes , & point d’externes : ce qui est partieulier auVe au marin fur tous les animaux qui engendrent leurspetits vivans. Il a des dents de loup : ce qui fait quetes Espagnols & les Allemans l’appellent loup marin ;Parce qu’auíïì il vit de rapine. Il y en a de grandscomme des ours, & qui ont jusqu’à vingt pieds detong fox sept de large , à ce que disent Gomara, Oviédo, Gesner, Pedro Ciéça. Ils sont hardis & entrepre-«ans, & ils s’attroupent pour attaquer les plus grandsPoissons. Pline dit qu’on ne peut tuer le veau marinc l u en luì cassant la tête.
. 11 y a une espèce de veau marin, ou de bœuf ma-dans les Indes occidentales, dune grandeur pro-digieuse , que stir les lieux on appelle manati, parcequ Uvtedo dit que les Espagnols appellent généralement mains l es pieds de devant de tous les animauxVitulus aut bos marinus. Celui-ci na que les mainsou les pieds de devant. Sa peau a plus d’un doigtd épaisseur ; & quand elle est corroyée, on en fait deslemelies de íouliers. On dit qu’on peut apprivoiser cepoisson , 8c on en raconte mille merveilles. Les Fran-
w? is à îles d Amérique rappellent Lamentin.
VEAUTRER, ou avec i’Académie, VAUTRER. (Se)J. récip. S’étendre , se rouler dans la boue. Volutari inluto. Les sangliers, les cochons se veautrent dans la fange...On dit, par extension , se veautrer sur un lit, surherbe , s y étendre tout de son long.
Ce mot vient de volutare. Ménage.ladT dit fi Surément ,Je veautrer dans le vice, dansuebauche, dans les voluptés, s’y abandonner tout-tumrrl y plonger. Ingurgitare se inflagitia ,volupta-
Veautr * no , Volutar i.
E - *£• part.
V E C
^es^Grecs^d 1 Ad.° S ' Terme de Relation. C’est ainsi que
choisissent parnuT " om lR ent les 2 4 vieillards ss u ' ilsTome Vt t t tamilles Chrétiennes pour reglerI. Partie,
VEC VËD
lés affaires qui surviennent de Chrétien a Chrétien-»Encyc. „
VECS. Vieux mot. Fois, de vices, l’v se changeant en/°
. ììifi. Albigeoise. Bor. ,, -
VECHT. Nom d une petite ville forte de l’Evêche deMunster, en Westphalie. Vechta. Elle est à deux outrois lieues de la ville de Diepholt,. vers le nord occi-dental. Vecht étoit autrefois capitale d une Seigneurie,qui avoir ses Seigneurs particuliers, & qui comprenoitles Bailliages de Vecht, de Kloppenborg & de Wss-deshusen. Maty.
Vecht, rivière de la Westphalie, en Allemagne. Vechta»Vider, Vidrus. Elle a la source vers la ville de Muns-ter, traverse les Comtés dè Stenford & dé Bentheim,& entrant dans l’Oyeristel, elle y baigne Hasselt &Swartestuis, & peu àprès elle fé décharge dans la Zui-derzée, fous le nom de Swartewater, qui signifie unéeau noire. Maty.
Vecht, rivière des Provinces-Unies dès Pays-Bàs. Vech*ta, Vecla. Elle se sépare du Rhin dáns les fossés d U-trecht, baigne Marse Nieuvessuis, & se décharge dansla Zuiderzée. Cette rivière est la branche orientale du,Rhin, laquelle on appeloit anciennement Flevum. Ellètráversoit le lac Flévo, qu’on nomme aujourd’hui laZuiderzée, & s’alloit décharger daiïs la mer d Alle-magne. On voir encore les vestiges dé son ancien nomaii Fliestroom ; c’est-à-dire, la rivière de Flie, qui estun canal qui va au travers des terres inondées, depuisla Zuiderzée jusqu’à là mer d’Allemagne , d’orì il f&décharge entre l’île deFliélande, & celle de Schilling.Maty.
VECTEUR, s. m. Qui porte, qui entraîne. Lés Tourbil-lons vecteurs des planètes. Mémoire de l 1 Académiedés Sciences.
On appelle rayon vecteur, en Astronomie, une ligneimaginaire tirée du centre du soleil au centre d’un»planète qui se meut périodiquement autour de cet;astre. De même le rayon vecteur d’un satellite de Ju-piter est une ligne imaginaire ritée du cehtte de cesatellite au centre de sa planète principale.
Ce mot vient de vehere porter, parce que cette ligneest celle par laquelle la planète paroît être portée.
VECTON, ou VETTON, one. s.m. 8c f. Nom d’un an-cien peuple d’Espagne, Vecto , ou Vettó. 11s étoientdans la Lusitanie, qui est ce que nous appelons Portu-gal , entre le Douro qu’ils avoient au nord > & le T âgequi les bornoit au midi.
On voit fous leurs Drapeaux à Venvi fi ranger ì
L’ Astur infatigable & le Vecton léger. Brébeuf*
VED
'tó’VËDAM. f. m. Terme de Relation. Les Indiensdonnent ce nom au livre de leur loi : c’est leur Alco-ran. Il y a quatre vedams ou livres sacrés. Ce fontquatre loix différentes dont chacune a ses partisans& qui forment dans les Indes quatre sectes différentes.le P. Pont. rec. des lett. cur. & édif.
VEDASSE ou VAIDASSE. l.s. Sel alcali fixe qu’on tired’une plante marine appelée Guède ou Vaide. Il estde même nature que le sel de soude Ou celui de po-tassé. Voyez ces mots.
VEDETTE. C. f. Ternie de lart Militaire. Cavalier qu?fait le guet pour la garde d’un camp, d’une place,Eques excubitor , excubias agèns. C’éstdans la Cavailerie ce qu’on appelle sentinelle dans l’Infanterie. VoviSentinelle. j
On dit, mettre en vedette , inettre un cavalier ertfonction de vedette. Être en Vedette, être en fonctionde vedette.
On appelle aussi vedettes ces petits tourillons qui sontsur les remparts, où les sentinelles peuVeiit se'retirer.Speculo cellula exploratoria.
On donne auffi le nom de vedettes à dé petits cabi-nets ou tourillons que l’on met fur les angles des grandiparcs, jardins, & châteaux de campagne pout décou*Vrir de loin.
VÉDULFE. Voyei QuÉot».
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